EHF Cup (M)

A Nîmes, ça va être “Highlander”

Les quatre clubs français engagés en coupe EHF joueront la manche retour de leur troisième tour ce weekend. Si Chambéry, face à Aix, semble en bien mauvaise posture, Nantes va devoir cravacher en Norvège tandis que Nîmes a trois buts à remonter face aux Hongrois de Csurgoi.

“Demain, ça va être Highlander, il n’en restera plus qu’un, l’autre aura la tête coupée.” Le président de l’USAM Nîmes, David Tebib, a le sens de la formule pour résumer toute la dramaturgie qui entoure le match retour du troisième tour de coupe EHF que ses joueurs disputeront demain soir, face aux Hongrois de Csurgoi (20h30). Après la défaite de trois buts à l’aller (25-28), il n’y a plus de place pour les calculs du côté de la Green Team. Ce sera une victoire de quatre buts, ou rien. “Mais il ne faut surtout pas construire le match en se disant qu’on va gagner de quatre. Il y a un match à jouer et ce sera à la vie, à la mort. Et on a tous envie que ça continue” continue l’entraineur Franck Maurice. Ses joueurs n’avaient pas mal négocié le match aller en Hongrie, passant même en tête à la pause avant de marquer le pas après le repos. Un peu de stress, un petit manque de maitrise technique, à l’image d’O’Obrian Nyateu manquant le cadre vide à quelques secondes de la sirène, voilà sans doute ce qui a couté la victoire. Ce sont ces éléments qu’il faudra maitriser demain, alors que Nîmes retrouve la coupe d’Europe à la maison, 25 ans après avoir rempli les Arènes face au Benfica. “Mais ça, pour beaucoup de gens, c’est de la préhistoire. Il faut être honnête : aujourd’hui, on ne maitrise rien l’environnement en coupe d’Europe, on n’existe pas dans cette compétition. C’est à nous d’écrire notre histoire, désormais” appuie Tebib.

Et pour écrire cette histoire, il faudra donc écarter cette formation hongroise rugueuse, sans grand génie mais dont l’expérience a prévalu lors de la première manche. L’habitude des rendez-vous européens, les Nîmois l’ont, mais chacun de leur côté. Rémi Desbonnet, Rémy Salou, O’Brian Nyateu et surtout Michaël Guigou, si on additionne les carrières, on dépasse aisément la centaine de matchs continentaux. “Mais cette équipe a une heure de vécu européen en commun. Vivre les choses ensemble, c’est différent” note coach Maurice. Dont le président n’hésite pas à faire de ses adversaires les favoris pour la qualification : “Est-ce qu’on est meilleur qu’eux ? Oui. Mais on démarre à trois buts de retard et ils ont l’expérience.” Le Parnasse, cette salle où les miracles sont légion depuis quelques années, suffira-t-il à faire tourner le vent ? Ce sera en tout un atout majeur dans la course à la phase de groupes. Comme s’ils avaient été prévenus de la ferveur qui existe à travers la ville, les Hongrois ont posé leurs valises dès jeudi. Mais cela ne devrait pas faire peur aux petits hommes verts. Dans leur salle, que ce soit Paris, Montpellier ou Nantes, des clubs français devenus grands d’Europe, ils sont tous tombés. L’USAM est encore loin de ce trio sur le plan du vécu européen, mais une qualification samedi soir serait un petit pas dans la bonne direction.

Aix bien parti, Nantes en danger

En parlant de grand d’Europe, on peut avoir faire la finale de la Champions League il y a deux ans et s’envoler pour la Norvège sans avoir assuré sa qualification pour la phase de groupe de la coupe EHF. C’est la situation dans laquelle se trouve actuellement le HBC Nantes, vainqueur d’un petit but à la maison après avoir été mené de cinq longueurs par les Norvégiens d’Arendal. Une formation qui n’a rien, sur le papier, d’un foudre de guerre, mais qui exploitera la moindre défaillance des tricolores dimanche après-midi. Les Nantais ont été bien plus consistants en championnat mercredi, il faudra être encore meilleur pour se qualifier dimanche.

Un seul match gagné depuis le 4 septembre. C’est le triste constat à tirer concernant Chambéry, qui a encore chuté jeudi soir à Saint-Raphaël. Et les ingrédients ont, une nouvelle fois, été les mêmes : une équipe en réaction, qui attend d’être dans les cordes pour se mettre à jouer, ainsi qu’une animation déficiente offensivement. Si vous y ajouter une dose de manque de confiance, vous avez une vision assez nette du paysage savoyard actuel. Battus des cinq buts à la maison la semaine passée par Aix, les Chambériens vont-ils se réveiller ? On a du mal à y croire mais, cette fois, ils pourront débrancher le cerveau et jouer sans arrière-pensée. D’ailleurs, au PAUC, on est prévenu : “On sait qu’ils sont capables de grosses prestations et qu’on n’est pas encore passé. Ils vont changer des choses, ce sera un match différent” prévient le capitaine Iosu Goni Leoz. Qui pourrait amener son club pour la première fois en phase de groupes de la coupe EHF.

Le programme du weekend :

Samedi 23 novembre
Nîmes – Csurgoi à 20h30

Dimanche 24 novembre
AixChambéry à 17h00
Arendal – Nantes à 17h00 (en direct sur ehfTV.com)

Kevin Domas

21 CommentairesPoster un commentaire

  1. nico44 - le 22 novembre 2019 à 15h15

    Nantes a vraiment pas intérêt à se faire cac* dessus, il y a potentiellement un F4 à organiser cette saison

    • leFnake - le 22 novembre 2019 à 15h31

      oui, c'est quasiment un quart de finale pour Nantes !

  2. Duval - le 22 novembre 2019 à 15h43

    Trop tard c’est Berlin qui a été désigné pour organiser le F4 ! Encore une bonne magouille…dommage pour le H.

    Plus qu’à assurer la qualif et aller la gagner en terre allemande.

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