Mondial 2019 (F) – EdF

Parler pour se remettre d’aplomb

A la veille du troisième match du Mondial face à l’Australie, Olivier Krumbholz a tiré la sonnette d’alarme aujourd’hui après le départ raté de l’équipe de France. En conférence de presse, le sélectionneur tricolore a livré son analyse sur la situation et expliqué comment il espérait voir son équipe se relever. Des mots rapportés par nos confrères de l’Equipe et des Dernières Nouvelles d’Alsace. 

L’équipe de France a toujours disputé les championnats du monde pré-olympiques avec une rage folle, parce qu’elle n’était pas qualifiée. Aujourd’hui, malheureusement, même si les joueuses s’en défendent, on gère mal le fait d’être déjà olympique. C’est doublé, chez certaines, d’une peur de ne pas y être (aux JO-2020). Donc ça devient très compliqué dans les têtes.” Les mots d’Olivier Krumbholz traduisent le début de mondial très compliqué que vit actuellement l’équipe de France. Après une défaite initiale face à la Corée du Sud (27-29), les Bleues ont été neutralisé par le Brésil (19-19) hier et n’ont désormais plus le droit à l’erreur.

Face aux Coréennes puis pire face aux Brésiliennes, le séduisant jeu d’attaque tricolore développé depuis sa victoire au Mondial 2017 a complètement disparu. Au sortir de cette nouvelle contre-performance, le sélectionneur français, dressait d’ailleurs un constat peu reluisant : “j’ai l’impression d’être revenu sept ou huit ans en arrière, lorsque l’on ramait à ce point en attaque. Il y a un petit malaise.”

Alors, pour repartir de l’avant, le staff tricolore a choisi de remettre tout à plat. Dès dimanche soir, toutes les joueuses se sont réunies avec Richard Ouvrard, le préparateur mental de l’équipe de France (ici avec Camille Ayglon-Saurina) puis lundi, “on a eu des réunions collectives et individuelles, on va reprendre les entretiens avec chaque joueuse”, a expliqué Olivier Krumbholz. Ce soir à Kumamoto, une dernière réunion a été organisé afin d’évoquer la suite de la compétition.

Demain (11h), la France affrontera l’Australie, l’une des plus faibles nations de la compétition. Si la victoire ne devrait pas être compliquée à obtenir, l’essentiel sera ailleurs.  “J’ai bon espoir qu’enfin on va se mettre en ordre de bataille, explique l’entraîneur français. En ce sens, le match de mardi peut faire sourire mais il est extrêmement important, car on doit à la fois faire preuve de rigueur mais aussi d’initiative.”  Aussi, les Bleues devront retrouver le sourire et enfin prendre du plaisir lors de ce championnat du monde. “Ça fait partie des choses qu’on va demander aux joueuses, peut-être qu’elles devront surjouer par rapport à ça, note Olivier Krumbholz. Certaines sont fort mécontentes de leur performance individuelle mais ce n’est pas une bonne raison pour faire la gueule.”

Paradoxalement, même si ce début de Mondial est raté, rien est encore perdu pour l’équipe de France. Elles pourraient même, selon les circonstances, atterrir au tour principal de la compétition avec le maximum de points ! Mais il n’est pas aujourd’hui question de se noyer dans des calculs d’apothicaire, l’important étant de gagner avec la manière avant d’aborder les deux derniers matchs du tour principal face l’Allemagne et le Danemark. “Aujourd’hui, on n’est pas au pied du mur mais au bord de la falaise, avertit Olivier Krumbholz. Il n’y a plus de questions, il faut tout gagner.”

C.D (toutes citations du DNA et de L’équipe)

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7 CommentairesPoster un commentaire

  1. cochonne - le 2 décembre 2019 à 22h23

    Bonjour
    Le choix a été fait d'emmener des "anciennes" qui ont pour objectif principal les JO et pour qui tout le reste passé au second plan. (voir l'interview prémonitoire d'Olivier Krumbholtz du 08 novembre)
    Je n'ai rien contre elles a qui nous devons tant mais à ce moment-là il faut juste le dire clairement afin que tout le monde puisse se caler sur ce choix.
    La, tout le monde se met en quatre pour comprendre, on a laissé des filles qui auraient tenu leur rang à la maison, bref, c'est une perte de temps et de moyens inutiles.
    Il ne sert à rien de multiplier les sceance à de discussion, il n'y a de pire sourd que celui qui ne veut pas entendre …

    • Software8743 - le 2 décembre 2019 à 23h16

      Certes… Mais peut-on réellement se rendre à une coupe du monde en la considérant en second plan au su de tous ? Professionnellement impossible. Encore moins avec leur nouveau statut. Ce que tu dis est vrai, mais rien n'est conscient. Donc le dire clairement c'est bien beau mais en vrai, je pense que les joueuses sont les premières déçues de leur performance et que ce n'est pas du tout ce qui était prévu.
      Elles sont commencé contre une nation "mineure", en pensant que ce serait facile et bam. Si elles étaient tombés contre la Norvège elles auraient été bcp plus réveillées dès le premier match. Oui je sais ce ne sont que des suppositions….

      Laissé qui à la maison ?

    • Averell - le 3 décembre 2019 à 09h00

      Qui a ete laisse a la maison?
      C'est sur que c'est facile maintenant de dire qu'une telle ou telle autre aurait ete meilleure. Et etre selectionneur, c'est helas devoir faire des choix. On ne peut pas emmener 25 joueuses.
      Cf les debats passionnes sur chaque annonce de selection de l'edf masculine: Tournat, Dupuy, Caucheteux, Genty… Y a toujours des choix a faire, des decus, des gens qui pensent qu'ils auraient fait mieux…
      Mais on ne le saura jamais…

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