Euro (M)

 Alexis Borges n’a pas peur des challenges


Après Gilberto Duarte l’été dernnier, un deuxième joueur portugais posera ses valises à Montpellier en juillet prochain. Mais avant cela, Alexis Borges va continuer à marquer les esprits avec la sélection du Portugal à l’Euro.

Le handball portugais a le vent en poupe, et à Montpellier, on l’avait bien senti venir. Avant même de se faire dominer par Porto en Champions League cette saison, Patrice Canayer avait décidé de tourner son regard du côté du Portugal. Après Gilberto Duarte l’été dernier, c’est un autre joueur évoluant sous les couleurs de la sélection lusitanienne qui arrivera dans l’Hérault l’été prochain. Mais ne pensez pas qu’Alexis Borges vient dans le sud de la France juste pour rejoindre son ami Duarte. “Il n’y a pas de lien entre nos venues. Ce sera forcément une aide pour m’adapter, mais rien de plus” balaye-t-il d’emblée. Borges est un de ceux qu’on qualifie de “travailleur de l’ombre”, de “besogneux”, prêt à donner son corps pour un maillot. A 27 ans, Alexis Borges a choisi, comme de plus en plus de ses coéquipiers, d’aller tenter l’aventure ailleurs la saison prochaine. “Car j’aime les défis, les choses nouvelles. Porto, c’est tout confort pour moi, mais j’avais envie d’affronter un nouveau championnat, un nouveau challenge” nous explique le colosse, en portugais, tandis que la traductrice de la fédération nous offre un coup de main. Son arrivée à Montpellier était dans les tuyaux depuis un bout de temps, plus d’un an même, mais si le MHB espérait le faire venir l’an dernier, la volonté de Porto de faire respecter son contrat l’a emporté. Tant pis, ce ne sera que partie remise.

Jouer la Champions League et l’Euro, autant de marches à gravir

A l’image de sa sélection, Borges a monté les marches quatre à quatre ces dernières années. Passant de diamant brut à l’utilisation majoritairement défensive à un joueur complet, même si on sent bien que sa marge de progression reste immense. “Mais j’ai envie de travailler, tous les jours. C’est d’autant plus motivant que je vois les résultats viennent ensuite. C’est comme un cercle vertueux” avance-t-il. Participer au championnat d’Europe avec le Portugal est, évidemment, une nouvelle opportunité de monter encore en gamme, après la Champions League et le Final Four de la coupe EHF la saison passée. “Dans ces compétitions, tu es obligé d’avoir une constance dans tes performances, sinon tu n’arrives à rien. Tu joues face aux meilleurs et face à eux, tu n’as pas le choix” continue-t-il. D’ailleurs, les meilleurs, Borges compte bien continuer à s’y frotter, à en juger par ses objectifs de carrière : “la Champions League, les Jeux Olympiques, tout ce que je peux gagner en fait !”

Venir à Montpellier, “pas un saut dans l’inconnu”

Une personne semble avoir joué le rôle de détonateur dans sa carrière, l’entraineur suédois de Porto Magnus Andersson. Depuis son arrivée, Borges, comme de nombreux autres de ses coéquipiers de la sélection, a encore pris une autre dimension “Avec son côté nordique, il m’a appris à aborder les matchs de manière différente. C’est à dire, contrôler ses émotions, ne pas les laisser avoir d’emprise sur ta performance. Désormais, je gère bien mieux tout ça quand je joue des rencontres importantes” explique Borges, un modèle de stoicité sur le terrain, malgré un caractère qu’on devine volcanique. Et son approche des grands événements, le Cubain d’origine (il est né à La Havane) a pu la travailler à Barcelone, où il a joué une saison. “Jouer dans un tel club était forcément une grande expérience. Nous étions tout le temps favori, ce qui était complètement nouveau pour moi, et c’est quelque chose qu’il faut apprendre à gérer” appuie-t-il. Depuis, être favori est presque devenu une habitude avec Porto. Et avec Montpellier, l’histoire risque de pas être très différente, mais la situation ne semble pas lui faire peur. “Je ne vais pas dans l’inconnu. Je sais que ma famille sera là et, je le répète, j’aime les nouveaux challenges” termine-t-il. Ses futurs coéquipiers peuvent déjà compter sur lui.

A Malmö, Kevin Domas

9 CommentairesPoster un commentaire

  1. Pirate du PCHB - le 21 janvier 2020 à 10h21

    Ne pas oublier que lui et ses coéquipiers se qualifient s’ils battent leurs deux prochains adversaires. Ce sera dur face aux Slovènes et aux Hongrois, mais quand on a battu la France et la Suède (avec la manière) pourquoi pas?
    Oui, je sais que l’Islande peut encore se qualifier, mais il faut battre la Norvège et comme elle ne veut pas affronter l’Espagne, elle fera tout pour terminer 1ère.
    Donc les Portugais ont leur destin entre leurs mains

  2. Jack3544 - le 21 janvier 2020 à 10h24

    Sympa de voir des "outsiders" encore en lice. Portugal ou Hongrie, peu aurait miser sur ces deux là…

  3. Philippemhb - le 21 janvier 2020 à 11h35

    J’espère qu’il sera plus performant à Montpellier que son co équipier en sélection nationale, Gilberto Duarte dont les performances sont très irrégulières à l’instar de l’autre recrue Sego. Le MHB a besoin d’un pivot référence pas d’un nième joueur sur courant alternatif.

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