N1 élite

Quatre nouveaux ambitieux dans l’élite (1/2)

Raphaël Planchet, Annecy CSAV (crédits : Sébastien TORCHIO, Annecy CSAV Handball)

Après une saison dernière très vite écourtée, la Nationale 1 reprend ses droits ce weekend. Et avec un plateau plus relevé encore, avec pas moins de 8 clubs disposant du statut VAP. Premières présentations avec les 4 nouveaux de la poule : Saintes, Annecy, Poitiers et Cournon d’Auvergne.

En cette fin de préparation, toutes les équipes sont unanimes : « il y a beaucoup d’envie, les mecs ont envie de jouer au handball ». Raphaël Planchet, coach du CSAV Annecy, ne peut que se satisfaire, comme ses homologues du le championnat, de l’enthousiasme de ses joueurs à l’approche de la reprise. Et on les comprend, après une saison passée terminée bien tôt, où la crise sanitaire avait décidé de la saison blanche après seulement 5 journées de compétition.

Huit formations VAP pour deux places en Proligue

Mais malgré la situation, les clubs de N1 élite ont su trouver les ressources pour conserver la santé économique de leurs clubs, voire continuer à se structurer. C’est le cas du CSAV Annecy, qui a accepté d’accéder à la poule 1, tout comme Saintes, Poitiers et Cournon d’Auvergne, qui sont même parvenus à obtenir le statut VAP, précieux sésame rendant possible la montée en Proligue. Parmi les équipes déjà présentes sur le niveau, Frontignan, Mulhouse-Rixheim, l’Élite Val d’Oise, Bruges-Lormont et Gonfreville pourront également se battre pour rejoindre l’antichambre de l’élite.

Elies Debbache, Annecy CSAV (crédits : Sébastien TORCHIO, Annecy CSAV Handball)

Le CSAV d’Annecy : se jauger avant le VAP

Après avoir décliné l’invitation à deux reprises, le CSAV d’Annecy sera bien sur la ligne de départ de la poule élite ce weekend. « Le club n’était pas encore assez structuré sur le plan administratif et financier pour accéder à cette poule, mais on peut dire que la crise du covid aura au moins permis de stabiliser ça, explique Raphaël Planchet, entraîneur annécien. Et cette participation permet aussi de répondre à une demande des joueurs, qui étaient frustrés d’avoir terminé premiers à deux reprises et n’avaient pas pu monter. Même s’ils comprenaient pourquoi, on est contents d’avoir pu saisir l’opportunité pour les récompenser, et montrer que le club était prêt. »

Un club prêt à attaquer le niveau supérieur, tout en conservant ses valeurs. « On est un club encore très familial, je pense que les équipes le verront en venant chez nous. Les tribunes ne sont pas grandes mais il y a du monde, de l’ambiance, explique l’entraîneur, pour dresser le visage de son club. L’ambiance familiale, et l’ambition sportive. » Et de l’ambition sportive, il y en a : avec l’objectif affiché par les dirigeants d’aller chercher le statut VAP d’ici 2023. Mais d’ici là, l’objectif est de découvrir la poule, le niveau et d’emmagasiner de l’expérience. « On va dire que c’est une année un peu test où on va découvrir, toucher du doigt ce niveau-là et surtout beaucoup intégrer de jeunes pour qu’ils prennent de l’expérience du niveau de la poule élite pour les préparer pour le futur. »

R. Planchet : « Pouvoir rivaliser avec les meilleures équipes »

Pour autant, la curiosité et l’envie de découvrir n’entrave en rien l’envie des joueurs du CSAV. « À priori on est pas favoris, on est peut-être pas l’équipe qui va gagner le plus de matchs, mais on arrive pas en se disant qu’on n’est pas VAP et qu’on va finir derniers, pose le coach. Les joueurs ont envie de montrer qu’ils ne volent pas leur place et qu’ils vont pouvoir rivaliser avec les meilleures équipes. » Pour répondre à ces ambitions, le staff et les joueurs ont travaillé consciencieusement, avec notamment du travail physique en fin de saison dernière pour attaquer la préparation estivale dans les meilleures conditions. Au final, 6 matchs amicaux joués, 4 victoires, et un bon travail sur la défense qui sera cruciale « pour rivaliser avec les plus grosses écuries de la poule » rappelle Planchet.

Jules Portet, Annecy CSAV (crédits : Sébastien TORCHIO, Annecy CSAV Handball)

La préparation a aussi été l’occasion d’intégrer 4 recrues. Parmi ceux-ci, on compte le jeune demi-centre Elies Debbache, pur produit de la formation de l’entente entre le CSAV et le Annecy Handball, pépinière de talents qui a entre autres formé Tom Vinatier, autre demi-centre du CSAV aujourd’hui cadre de l’équipe. « Les liens existent et sont très forts » entre les deux clubs annéciens souligne Raphaël Planchet. Au-delà de cette recrue locale, le très expérimenté Jules Portet arrive de Massy pour apporter toutes ses qualités sur le poste de pivot tandis que Lucas Rance et Thomas Georgen apporteront sur le poste d’arrière gauche et en densité défensive.

L’intégration des recrues, la préparation consciencieuse, seront autant d’armes au moment d’affronter l’Élite Val d’Oise, déjà croisée en match amical (défaite des Annéciens 25-31). « On savait très bien en se rencontrant en amical que ça n’aurait rien à voir avec le match de championnat, souligne justement l’entraîneur. On va y aller avec beaucoup d’humilité. De toutes façons, on ne pourra pas aller aux matchs autrement cette année. On va montrer de l’envie et se démener pour gagner.

Saintes : Une saison pour se jauger

Cette envie, cette humilité, on la retrouve aussi du côté de l’US Saintes, qui attaque cette saison avec détermination. « On a appréhendé cette reprise relativement sereinement car on a pu continuer à s’entraîner et donc reprendre sans passer par une trop longue période de réathlétisation, se satisfait l’entraîneur saintais Yannick Verdier, dont les joueurs ont hâte de reprendre la compétition. Ça faisait longtemps qu’on avait perdu cette saveur, ce goût de la compétition donc tout le monde est très heureux, très investis. On a la chance de remettre les pieds sur le terrain donc il faut en profiter. »

En profiter, cela passe par montrer leur meilleur visage dans une compétition qui devrait être plus relevée que jamais. « On va avoir une année où il va falloir voir où on se situe par rapport aux autres, annonce le coach. Parce que c’est clairement un niveau différent des autres poules, il ne faut pas se voiler la face. » Mais les Néo-Aquitains ne viennent pas pour autant faire de la figuration, et pour accompagner la structuration du club, et continuer à le faire grandir, les hommes de Yannick Verdier feront valoir leurs arguments sur le terrain.

Yannick Verdier, US Saintes (crédits : US Saintes Handball)

Y. Verdier : « On a gagné en expérience et en maturité »

L’US Saintes s’avance dans cette poule élite avec une formation composée de jeunes mais aussi de 6 joueurs professionnels, qui apporteront toute leur expérience. On pense notamment au Normand Axel Rosier, à l’international congolais Adama Ouedraogo et au Monténégrin Nemanja Grujicic à la droite de la base arrière. « Avec l’arrivée d’Adama (Ouedraogo) qui a écumé pas mal de clubs en D2 on a un petit peu gagné en expérience et en maturité dans le groupe, analyse Verdier. C’était l’objectif, et c’est ce qu’il est en train de se passer. »

Pour se jauger, les Saintais auront fort à faire pour la première journée avec un déplacement à Frontignan, qui figure parmi les favoris du championnat. « On l’aborde avec plein d’humilité, mais notre volonté reste d’aller chercher quelque chose là-bas. De notre côté, on a encore quelques repères à trouver ensemble mais on est sur le bon chemin, présage Yannick Verdier. Notre force est collective, avec la volonté de travailler les uns pour les autres, et il va falloir que l’on soit solides défensivement face à cette belle équipe. » Et quelle que soit l’issue de la rencontre, après près de 10 mois sans match, nul doute que ce duel sera riche en enseignements pour ce début de saison.

Antoine Piollat

4 CommentairesPoster un commentaire

  1. Arpad - le 11 septembre 2021 à 11h02

    Comment saintes a t il pu continuer à s entraîner alors que la pratique sportive était interdite en plein confinements ? Si c est réel c est pas super super malin de le crier

    • Marcel - le 11 septembre 2021 à 12h01

      La pratique était autorisée pour les joueurs professionnels ainsi que leurs partenaires d’entraînement. Si tel était le cas chez eux, il n’y a aucune raison de s’étonner qu’ils se soient entraînés…

    • jpf_hb - le 11 septembre 2021 à 14h16

      Le sport en extérieur était aussi autorisé depuis janvier/février (en dehors des horaires du couvre-feu de l'époque), donc ils ont aussi pu s'entrainer en extérieur. De nombreux clubs l'ont fait (et certains le font encore)

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