Recherche

Pas de résultat

Veuillez taper au moins 3 caractères...

EDF (F)

Pauletta Foppa "On a été sérieuses tout du long"

, par Isakovic

Pauletta Foppa
Pauletta Foppa - Crédits : FFHB

Officiellement qualifiées pour le tour principal du Mondial après leur victoire sur la Chine, les Bleues peuvent désormais aborder leur derneir match de poule sereinement face à la Pologne. Retrouvez les déclarations d'après match avec le sélectionneur et les joueuses.

Sébastien Gardillou : J’ai fait le choix de donner du temps de jeu aux gardiennes et de faire rentrer Camille. À partir de là, effectivement, Orlane Kanor est quasiment rétablie, donc j’ai bon espoir qu’elle puisse participer au match contre la Pologne. Pour Clarisse Mairot, il me fallait encore un tout petit peu plus de temps ; j’ai donc préféré travailler avec 15 joueuses. Ce qui m’a un peu contrarié, c’est la cheville de Fatou. Elle avait déjà une cheville douloureuse et elle s’est encore fait mal. C’est un match dans lequel elle aurait pu s’exprimer différemment, et j’aurais aimé qu’elle le puisse. Mais ce n’était pas le cas aujourd’hui. Je me suis attaché à distribuer le temps de jeu au mieux. Et puis, je ne voulais pas rester systématiquement en 0-6. L’idée était d’agresser aussi la 2-4 et la 1-5. Pas spécialement pour travailler des choses précises, mais plutôt pour dynamiser le dispositif, récupérer plus de ballons et pouvoir les monter. Ce sont aussi des matchs de travail, où l’on teste différentes choses.

Camille Depuiset : On savait qu’il fallait être sérieuses dès le début, parce que la Chine allait nous poser beaucoup de difficultés. Ce n’est jamais simple de rentrer dans un match contre ce type d’équipe. On voulait défendre fort, monter les balles, imposer notre rythme. Et on a réussi à le faire dès les premières minutes, donc c’est très positif. C’est simplement une autre manière de jouer, avec d’autres repères et d’autres timings. Et c’est aussi positif : ça nous fait travailler autrement. Je suis super contente d’être là. Je l’aborde avec beaucoup de reconnaissance, parce qu’il y a quelques mois, je n’aurais pas forcément imaginé être sélectionnée. J’essaie de surfer sur ma dynamique de début de saison en club, sur mes sensations et ce que je montre sur le terrain.

Tamara Horacek : Ce match-là, je le voyais comme un match de confirmation. On est bien rentrées dans ce Mondial, et c’était important pour nous. Ça nous tenait vraiment à cœur. Ce n’est pas anodin de marquer autant de buts, de défendre aussi bien. Je voulais qu’on reproduise ça pour gagner encore en assurance avant d’aller chercher cette troisième victoire contre la Pologne, parce que ça, ça va être déterminant. On veut prendre le maximum de points. Ce soir, on a confirmé ce qu’on avait montré. Je sais que ce sera un match totalement différent contre la Pologne, mais je me sens capable et prête à entrer dans ce combat, si je peux dire ça. Sébastien Gardillou nous fait tourner, et je trouve qu’il le fait très bien : on ne passe pas une demi-heure sur le banc avant de revenir. On ne se refroidit pas complètement. J’espère que ça va durer jusqu’à la fin, et qu’on aura du gaz et du peps au moment où il faudra en avoir. L’avenir le dira.

Pauletta Foppa : Je pense qu’aucun match n’est facile. Même si, sur le papier, la Chine est inférieure à nous et à d’autres équipes qu’on a déjà affrontées, ça reste un match, et c’est même parfois le genre de matchs les plus compliqués à gérer. Ce sont des matchs où on peut se relâcher, où on peut être un peu moins concentrées. Là, on a été sérieuses tout du long. Globalement j’ai le sentiment d’avoir fait un match très complet du début à la fin. On a travaillé des choses différentes, en attaque comme en défense. Et je veux rester focalisée : ce n’est pas parce qu’une équipe est inférieure sur le papier qu’il faut la prendre de haut. D’ailleurs, en général, ces matchs-là ne sont pas très jolis à voir… sauf quand on les joue sérieusement. Contre des équipes qui font circuler la balle très vite, mettre la 1-5 ça les perturbe. On l’a vu : contre la Pologne, les Chinoises avaient fait pas mal de pertes de balle. La 2-4, ça nous permet de ne pas rester plantées en 0-6 à attendre qu’elles enclenchent leurs mouvements. Là, on va les chercher, on les piège, on leur fait croire que le pivot est disponible et on jaillit. C’est quelque chose que j’aime bien parce qu’on peut vraiment piéger l’adversaire. Je me retrouve totalement dans ce type d’organisation défensive.

Propos recueillis avec l'aide de la FFHB.

0
Nous aimerions avoir votre avis, veuillez laisser un commentaire.x