Recherche

Pas de résultat

Veuillez taper au moins 3 caractères...

MONDIAL

Reistad mène la Norvège vers une nouvelle finale

, par Reistad

Henny Reistad. © IHF

Après la surprise allemande un peu plus tôt dans la journée, les Pays-Bas, portés par leur public, avaient la lourde mission de faire tomber l’inébranlable Norvège. Courageuses en première période, les Néerlandaises ont finalement été emportées par la tempête norvégienne, qui s’est imposée avec autorité (25-35).

Reistad en patronne

Dès les premières minutes, le rouleau norvégien affiche clairement ses ambitions : retrouver la finale. Mais à domicile, les Pays-Bas n’ont rien à perdre et entament la rencontre sans complexe. Emmenée par une Henny Reistad omniprésente et par Nora Mørk impeccable sur jet de 7 mètres, la Norvège prend rapidement les commandes. Les Néerlandaises restent toutefois au contact, portées par une Larissa Nusser en grande forme (5-7, 11’). L’intensité est élevée, parfois à la limite, et l’arbitrage peine à contenir certains contacts.

Profitant d’une Norvège encore perfectible, notamment dans les cages où Katrine Lunde tarde à entrer dans son match, les Pays-Bas entretiennent l’espoir. Mais Reistad assume pleinement ses responsabilités et affiche un sans-faute au tir (5/5), permettant à son équipe de rester devant (7-8, 14’). La Norvégienne accélère ensuite et creuse l’écart presque à elle seule (7-10, 18’). Les Pays-Bas tentent d’ajuster leur défense avec une stricte tardive sur Reistad, déjà auteure de sept buts, mais Mørk continue de trouver efficacement sa pivot. Estavana Polman tente de relancer son équipe en attaquant les intervalles (11-14, 24’).

Progressivement, la Norvège impose sa puissance collective. La pivot norvégienne, Vilde Ingstad  profite des nombreuses balles servies par ses arrières, tandis que Dione Housheer élève son niveau de jeu pour offrir un duel intéressant face à Reistad. À la pause, la Norvège compte quatre longueurs d’avance (14-18).

Le rouleau compresseur norvégien en route vers la finale

La reprise donne immédiatement le ton : arrêt de Lunde, relance longue et but norvégien dans la foulée. Housheer tente de maintenir les Pays-Bas à flot, mais Skogrand, qui a pris le relais de Mørk, répond instantanément (15-21, 33’).

La seconde période est un véritable calvaire pour les Néerlandaises, qui ne marquent qu’un seul but en huit minutes. Raasok met fin à la série d’Housheer sur jet de 7 mètres, et Malestein vient enfin libérer les siennes (16-24, 39’). Un brin de réussite permet aux Pays-Bas de retrouver un peu de confiance au tir. Les locales reviennent à cinq buts et se procurent même une balle pour revenir à quatre longueurs, transformée par Polman. Temps mort immédiat côté norvégien. Nora Mørk calme aussitôt les velléités adverses avec un tir glissé sous la défense. L’orage est passé (21-28, 49’).

La fin de rencontre ne laisse plus place au suspense. La Norvège déroule et s’impose largement (25-35). Henny Reistad, impériale, est logiquement élue MVP avec un impressionnant 10/11 au tir. Indétrônable, la Norvège retrouvera l'Allemagne en finale du Championnat du monde ce dimanche à 17h30, avec un objectif clair : récupérer sa couronne.

0 0 votes
Évaluation de l'article
13 Commentaires
Le plus ancien
Le plus récent Le plus populaire
Commentaires en ligne
Afficher tous les commentaires
Averell
Averell
1 mois il y a

Impressionnantes Norvégiennes!
Pour la finale, j’ai bien peur que le match ne dure pas plus de 10 minutes….

NICOLAU
NICOLAU
1 mois il y a
Répondre à  Averell

Je vois aucun point faible dans cette équipe.C’est »Terminator » au féminin et c’est un régal a voir évoluer tout est la :,force de frappe, variation, projection en avant et quand ça déroule cette équipe « anéanti tout espoir adverse. Et elle a cette faculté de « mettre l’équipe adverse dans le sac » des qu’il y a un léger sursaut « d’espoir ». Faudrait vraiment que les »gardiennes »Allemandes soit a 45-50% d’arrêts avec une défense « ultra défensive »pour espérer gagner contre eux et les faire « douter ou déjouer « . Presque 25 ans de règne sans pratiquement de partage il y a pas de souci pour les Norvégiennes :la transmission et le passage de flambeau pour la victoire finale ce passe a merveille.Respect!

Dernière modification le 1 mois il y a par NICOLAU
Sasori9
Sasori9
1 mois il y a
Répondre à  NICOLAU

O que si. Toute l’équipe a, au moins, un point faible. Il suffit de bien regarder. les equipes Nordiques ont leurs tireuses d’élite préférée et en meme temps elles dépendent d’elles. Le but est d’asphyxier les tireuses d’élites et la meneuse.
La Norge dépend de leurs buteuses fétiches : Reistad et Mork. Il faut mettre des pressions sur deux joueuses ou bien empecher aux meneuses de passer le ballon vers les deux joueuses. Moins les deux joueuses ont le ballon, plus elle s’énervent. Je ne sais pas si tu as vu Mork s’est énervée pendant le match France Norvège lors finale 2017 parce qu’elle a recu peu de ballon… Quand j’ai vu ca, c’est bon la France a gagné à la 45min du jeu !
Elles n’ont pas l’habitude de recevoir peu de ballon.

NICOLAU
NICOLAU
1 mois il y a
Répondre à  Sasori9

Oui je suis presque d’accord avec toi.Je dis que les Norvégiennes quand ça déroule c’est « cuit « . Faire une stricte sur Reistad ou Mork ? Ça va libérer de l’espace pour les autres et ça va être contre productif.Tu revient sur les victoires de la France sur la Norvège.Oui avec une défense ultra agressive, collective et compétitive sur toute une compétition.Je reformule la Norvège a presque pas de points faibles mais si tu les exploite pas avec intensité alors le rouleau compresseur « te broye littéralement ». Comme le Danemark homme :avec Gidsel,ou Hansen et la France avec Karabatic ( il y a et avait une dépendance avec un collectif de mutant qui gravite autour certe) :et aujourd’hui la Norvège avec Reistad et Mork il y a tjrs des joueurs ou joueuses buteurs/buteuses qui amène un collectif vers le meilleur.Mais le collectif de la Norvège c’est tres fort et complet a tous les postes.Et aussi bien en profondeur de banc et que dire du coaching car la gestion de la victoire c’est aussi compliqué que la gestion de la défaite.Et presque 25 ans de règne presque sans partage c’est quand même assez remarquable.

Kalya19
Kalya19
1 mois il y a
Répondre à  NICOLAU

Les norvégiennes ont quand même remporté l’euro sans Mork donc il n’y a pas vraiment dépendance. Il y a une hiérarchie claire mais les postes 2 assurent complètement quand il faut remplacer. Bien sûr Reistad est éblouissante mais a côté Deila c’est pas mal du tout.
La seule « faiblesse » on a vu qu’elles ont du mal sur les engagements rapides !

NICOLAU
NICOLAU
1 mois il y a
Répondre à  Kalya19

Oui sans Mork la Norvège reste très forte avec elle :elle est encore plus forte ! Exacte il y a une hiérarchie bien » établie  » mais la multitude de talent et force collective : fait que les joueuses « dépendance » de l’équipe amène une « victoire plus prononcée » , plus redoutable.Je signale la profondeur du banc et le » vivier insondable qui fait que cette équipe reste tjrs la favorite n°1 au titre.L’engagement rapide je sais pas si c’est une faiblesse ou c’est parce que cette équipe en a pas vraiment besoin.La construction de « son mode de destruction » suffit amplement avec succès.Peut être »son talon d’Achille  » alors dans ce cas il faut savoir la poussée dans ce retranchement mais force est de constater que la majorité des équipes se casse les dents a les mettre en difficulté et les battre.

fan des dragonnes
fan des dragonnes
1 mois il y a
Répondre à  Sasori9

Donc, il faut asphyxier Reistad. pour ça, il faut mobiliser les postes 1,2, et 3. . ou envoyer une joueuse costaud qui ne tiendra pas 60 minutes; Pour battre la Norvege, pour moi, une seule stratégie: etre plus rapide qu’elles. et pour ça, il faut se lever de bonne heure.

Sasori9
Sasori9
1 mois il y a

Les Norges ont empéché les Hollandaises de vivre. On voit que que le coach a bien documenté sur le Pays Bas. Le match est plié au bout de 18minutes.
Dommage pour le Pays Bas qui mérite d’aller en finale vu qu’elles ont fait. Mais la marche est beaucoup troop haute !
Norge est comme l’armée Romaine capable de s’adapter à l’adversaire, de copier la défense à la Francaise, à la Monténégrine, à la Serbe et l’attaque à la Russe c a d tirer en sautant très haut grace à la grace taille. C’est une machine à innover, les Norges !!! Dommage qu’en France, il n’y a pas ce type d’entraineur à part Onesta et D. Deschamps.
Les Allemandes peuvent battre la Norge avec l’arbitre Serbe mais si c’est l’arbitre Danois, Espagnol ou Francais, peu de chance…

fan des dragonnes
fan des dragonnes
1 mois il y a
Répondre à  Sasori9

Chaque entraineur fait avec les qualités de ses joueuses. Quand il n’y a pas de grandes (par la taille) joueuses, a part les hormones de croissance, y pas. !

Averell
Averell
1 mois il y a
Répondre à  fan des dragonnes

Et il ne suffit pas d’etre grande… Parce qu’une grande, en edf, on en a une: Jacques. Mais qui recoit systematiqement la balle a 8m, donc deja empetree dans la defense… Sajka mesure aussi 1.85m
Avant elle, on a eu aussi Mariama Signate (1.89m) et j’en oublie sans doute d’autres.
Aucune n’a (pour l’instant) ete vraiment un impact player.
A l’inverse, chez les Norvegiennes certes Reistad est grande, mais Mork pas tant que ca.
Bref, la taille ne fait pas tout

fan des dragonnes
fan des dragonnes
1 mois il y a
Répondre à  Averell

autant, j’esperai sur Sajka qui a fait beaucoup de progres en defense, autant je n’attendai rien d’EMMA, qui depuis sa blessure, chaque fois qu’elle recoit la balle donne l’impression d’une poule qui aurait trouvé un couteau. Ps, la taille, voir Sasori le neuvieme. la preuve, Laura Flippes, sur le post, faisait des degats.

Rvdelta
Rvdelta
1 mois il y a

La taille est une chose, mais le talent …. la russe de Brest Anna Viakhireva mesure 1 m 68 !

fan des dragonnes
fan des dragonnes
1 mois il y a
Répondre à  Rvdelta

D’accord, mais elle ne defend pas.

Nos derniers articles

13
0
Nous aimerions avoir votre avis, veuillez laisser un commentaire.x