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Les Bleus lancent l’ère Dujshebaev par une victoire face à l’Espagne

, par Reistad

Dika MEM of France, Nicolas TOURNAT of France, Thibaud BRIET of France celebrate after the Men’s EHF EURO 2026 (Photo by Baptiste Fernandez/Icon Sport)

Ce jeudi soir au Mans, l’équipe de France masculine a lancé l’ère Talant Dujshebaev par une victoire face à l’Espagne (29-26). Après un début de match rythmé, les Bleus ont dû faire face au retour espagnol et gérer plusieurs passages brouillons, avant de s’appuyer sur un solide Valentin Kieffer en seconde période pour sécuriser le premier succès de son nouveau sélectionneur (29-26).

Un départ canon avant un passage à vide

Talant Dujshebaev aligne d’entrée Charles Bolzinger, Dylan Nahi, Thibaud Briet, Nedim Remili, Dika Mem, Yanis Lenne et Karl Konan, avec Nicolas Tournat en rotation attaque-défense.

Le premier tir est espagnol, Imanol Garciandia ouvre le score. Mais la réponse française est immédiate et surtout très rapide. Sur leur première attaque placée, les Bleus trouvent un décalage côté droit pour Lenne. Dans la continuité, le jeu rapide s’installe : montée de balle express, puis décalage à gauche pour Nahi, avant un nouveau but de Lenne. Le changement attaque-défense n'est pas effectué immédiatement afin de ne pas ralentir le rythme. Résultat : trois buts d’ailiers en deux minutes (3-1, 2’), une entame peu habituelle pour les Français.

L’Espagne réagit vite. Sur une récupération, Ian Tarrafeta a l’occasion d’égaliser mais bute sur Bolzinger, auteur de son premier arrêt. Gênée par la défense espagnole étagée en 1-5, l’attaque tricolore met un peu plus de temps à s’organiser. Mais Nicolas Tournat exploite parfaitement les espaces au pivot, et Thibaud Briet s’impose dans les duels. Les Bleus creusent l’écart (9-5, 12’), poussant l’Espagne à poser un temps mort. À la reprise, elle propose un jeu à 7, intégrant un quatrième arrière qui vient se positionner en pivot. Une stratégie intéressante mais encore peu efficace à ce moment-là.

Dujshebaev pose alors son premier temps mort, dans un silence studieux, avec les consignes traduites par Mem. Une nouvelle composition entre en jeu avec Elohim Prandi, Melvyn Richardson, Eliott Desblancs, Benoît Kounkoud, Théo Monar et Ludovic Fabregas. À noter la première sélection d’Eliott Desblanc.

Les débuts sont compliqués : approximations, manque de rythme et surtout inefficacité offensive. Richardson manque un jet de 7 mètres face à Sergey Hernandez, et les pertes de balle s’enchaînent. L’Espagne en profite pleinement avec un 4-0, malgré une infériorité numérique, en jouant parfaitement les montées de balle et les interceptions.

Il faut attendre la 20e minute pour voir Prandi débloquer le compteur (10-9). Les Français retrouvent un peu de vitesse dans les transitions, mais l’Espagne continue d’ajuster son attaque. L’entrée de Marcos Fis fait du bien, avec des débordements gagnés. Les Espagnols proposent cette fois une organisation sans pivot, avec quatre arrières, qui met en difficulté la défense française.

Moins agressifs, les Bleus commettent des erreurs défensives et l’Espagne revient à égalité (14-14, 27’). La fin de mi-temps devient plus décousue, avec un jeu français moins fluide, davantage porté sur les initiatives individuelles.

Dans la dernière minute, l’Espagne a une balle pour passer devant mais Bolzinger réalise un arrêt important. Sur la montée de balle, Desblancs manque de peu son premier but mais obtient le jet de 7 mètres, transformé par Drévy Paschal, permettant à la France de virer en tête à la pause (16-15).

Kieffer et Paschal font la différence

La seconde période démarre avec la même base arrière, mais Julien Bos remplace Mem. Ce dernier ouvre rapidement le score. Dans les cages, Valentin Kieffer fait son apparition et se fait remarquer immédiatement par un arrêt sur Kauldi Odriozola. La défense française monte en puissance et les Bleus en profitent pour infliger un 4-0 (19-15, 34’). L’Espagne peine à trouver des solutions face à cette séquence défensive solide. Briet, précieux, permet en plus de limiter les changements attaque-défense.

Temps mort espagnol immédiat. À la reprise, Fis confirme sa bonne entrée en inscrivant un tir de loin au-dessus du contre français. L’Espagne retrouve progressivement de la fluidité offensive, alors que les Français retombent dans leurs travers : pertes de balle, précipitation, manque de liant. Malgré trois pertes de balle consécutives, Kieffer maintient l’avance française avec plusieurs arrêts, encore face à Odriozola. L’Espagne se libère totalement en attaque et profite du manque de rigueur tricolore. Elle revient notamment grâce à une série de jets de 7 mètres, parfaitement exécutés (22-20, 42’).

Les Bleus tentent de s’appuyer davantage sur leur pivot, mais Vargas s’interpose face à Fabregas. Le retour de Tarrafeta dynamise encore le jeu espagnol, qui obtient de nouveaux penalties. Ian Barrufet se montre irréprochable, tout comme Paschal côté français.

Sur une relance longue, l’Espagne tente un kung-fu spectaculaire depuis la zone de Vargas, mais la tentative de Barrufet se transforme en tir sur le visage de Kieffer, sanctionné immédiatement. La période reste hachée. Les deux équipes alternent pertes de balle et arrêts de gardiens. L’Espagne continue de s’accrocher, notamment grâce à Garciandia. Dans le money time, les Espagnols tentent encore des ajustements avec un nouveau jeu à 7 (27-25, 56’).

Heureusement, Kieffer continue son récital, notamment sur les ailes, écœurant les ailiers droits espagnols. Malgré une dernière tentative espagnole et une relance rapide de Vargas, la défense française tient bon. Kieffer conclut la rencontre par une ultime parade, frôlant même le but en fin de match (SF 29-26).

Une première encourageante mais perfectible pour Dujshebaev

Pour ses débuts à la tête des Bleus, Talant Dujshebaev décroche une victoire importante face à une Espagne toujours aussi exigeante. Mais le sélectionneur n’a pas caché une certaine insatisfaction au coup de sifflet final, notamment face aux nombreux passages à vide et au manque de maîtrise sur certaines séquences.

Il a toutefois tenu à relativiser, rappelant que le groupe ne sort que de cinq séances d’entraînement, avec de nouveaux repères encore en construction. Quelques consignes semblent s’être égarées, comme en témoignent plusieurs sorties de temps morts. Malgré cela, le message reste clair : l’objectif demeure la gagne.

La seconde manche de cette double confrontation se tiendra dimanche en Espagne, à Ciudad Real (13h30).

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