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"C'est tactiquement qu'on perd cette bataille" : les Bleus dos au mur

Alors qu’ils avaient leur destin entre les mains, les Bleus se sont inclinés face à une Espagne décomplexée (32-36). Une défaite lourde de conséquences, qui laisse l’équipe de France suspendue aux résultats des autres.
Le ciel s’est assombri sur Herning. Alors que l’équipe de France avait son destin en main, les Tricolores sont tombés dans le piège hispanique face à l’Espagne (32-36). « C'est tactiquement qu'on perd cette bataille ce soir », lâche Aymeric Minne en après-match.
Des regrets ? Il y en a, c’est certain. La défense étagée espagnole a posé de gros problèmes aux Bleus, incapables de trouver les solutions. « On savait qu’ils allaient faire une 5-1. Et on est quand même tombés dans le truc », analyse à chaud Dika Mem.
La première mi-temps donne le ton. Les Espagnols jouent libérés, avec l’envie de faire tomber une équipe de France trop timorée, peut-être déjà tournée vers un match décisif face aux Allemands. « Pour moi, c’est une question de concentration. Je pense qu’on n’y était pas. On voulait trouver des solutions en deux ou trois passes », interprète le capitaine Ludovic Fabregas.
Pour le sélectionneur Guillaume Gille, le constat est clair : encaisser 20 buts en première période pèse lourd. « On s’est aussi un peu empêtrés en ratant des choses défensivement », reconnaît-il.
Malgré une entrée convaincante de Rémi Desbonnet, c’est le portier espagnol qui a braqué les projecteurs sur lui. Son meilleur match depuis le début de l’Euro, selon Aymeric Minne. « Il n’était pas sur un grand Euro. Serguey Hernandez nous fait mal et nous éteint avec 14 arrêts. Voilà, ça fait partie du jeu. »
Un genou à terre, mais encore en vie
La souris espagnole a couru trop vite pour le chat tricolore, parti de trop loin en seconde mi-temps. « Au niveau international, partir à -6 et avoir les ballons pour remonter, c’était déjà un exploit en soi. Mais on n’a pas réussi à les convertir », regrette Rémi Desbonnet.
Les Français l’avaient martelé : ils voulaient garder leur destin en main. Cette défaite face à l’Espagne rebat les cartes, et l’équipe de France n’est désormais plus maîtresse de son jeu. « On va attendre le résultat du match Danemark - Allemagne et on verra bien. Mais s’il y a une opportunité de se qualifier, cette fois-ci, on ne pourra pas la laisser passer. Sinon, on sera à la maison », prévient Ludovic Fabregas.
Tant qu’il y a de l’espoir, il y a de la vie. Les Bleus sont encore en vie… mais désormais, un genou à terre suspendue aux résultat des autres.
À Herning, Ilann Thuel