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"La star, c’est l’équipe" : les nouveaux visages des Bleus prennent leurs marques

Ils n’étaient pas forcément attendus si vite. Pourtant, dès l’entrée en lice face à la République tchèque, les deux nouveaux dans le groupe, Wallem Peleka et Aymeric Zaepfel ont répondu présent. Dans un groupe renouvelé depuis le dernier sacre continental, il y a deux ans.
Pour Wallem Peleka, ces premières minutes en Euro avaient le goût d’un double défi. Celui de découvrir une grande compétition internationale, mais aussi de s’intégrer dans ce collectif. “Très excité à l’idée de pouvoir commencer la compétition et surtout de l’entamer de la meilleure des manières avec une victoire”, confie le joueur du PSG, même s' il avait “un peu d’appréhension au départ, vite dissipée par le rythme du match et la confiance du groupe”.
Polyvalent, Wallem Peleka assume sa mission. “Pour un jeune joueur, le plus important, c’est d’être sur le terrain et d’être utile à l’équipe. Tant que je joue tout me va.” Une posture qui résume bien l’état d’esprit de cette nouvelle génération, nourrie par la transmission des cadres comme Ludovic Fabregas, Dika Mem ou Melvyn Richardson, dans un vestiaire qu’il décrit comme “une famille”.

Un première réussie pour Aymeric Zaepfel
Même première, mais scénario encore plus inattendu pour Aymeric Zaepfel. Appelé en urgence à la suite de la blessure de Nedim Remili, la veille du départ pour Oslo, l’arrière gauche n’a pas tardé à saisir sa chance. Quatre buts inscrits dès son premier match européen, et une pression évacuée dès le coup de sifflet. “À partir du moment où le match commence, toute la pression disparaît. Même si avant de rentrer sur le terrain cela revient”, explique-t-il, conscient du poids particulier du maillot bleu. Au-delà des statistiques, Zaepfel se sent bien dans ce groupe dont il en résume la mentalité : “La star, c’est l’équipe.”
Un nouveau titre à aller chercher
Un constat partagé par Guillaume Gille, qui refuse d’ailleurs toute idée de défense de titre : “On ne défend rien. Le titre de 2024 est dans l’armoire, il n’en bougera plus. Ce qui nous occupe, c’est comment aller en chercher un autre.” Pour le sélectionneur, le contexte a trop évolué pour se raccrocher au passé avec le départ de cadres historiques et un effectif profondément renouvelé. “On est sur un autre chapitre d’une génération différente.”
Cette transition s’accompagne d’un leadership plus réparti, d’une richesse de profils qui offre de multiples options tactiques, mais pose aussi un défi permanent d’équilibre. “La difficulté, c’est de trouver les bonnes associations”, reconnaît Gille, tout en soulignant l’atout que représente cette diversité, notamment défensive, incarnée par des joueurs capables d’évoluer à plusieurs postes.
À Oslo, Aurélien Fort