Euro (M)
Le royaume du Danemark retrouve sa couronne continentale face à l’Allemagne

Devant son public, le Danemark a dominé l’Allemagne en finale de l’Euro et décroche un nouveau titre continental (34-27). Portés par leurs gardiens et une maîtrise collective impressionnante, les Danois confirment leur hégémonie sur le handball européen.
En ce dimanche grisâtre à Herning, les parapluies étaient de sortie, jusque sur le terrain, où le show de clôture de l’Euro s’est déroulé sous une pluie de danse, portée par des danseurs, parapluie en main.
Devant 15 000 spectateurs, le Danemark tente de réaliser le triplé (champion d’Europe, du monde et olympique), après la France en 2012. Pour l’Allemagne, l’objectif est clair : refroidir les Nordiques et faire perdurer la malédiction danoise.
Le premier but de cette finale est signé par le meilleur arrière gauche de la compétition, Simon Pytlick. Avec des ballons qui semblent peser un peu plus lourd un jour de finale, les deux équipes se rendent coup pour coup dans les premières minutes (3-3, 6’). Les deux sélections proposent un défi physique intense, mais les attaques trouvent malgré tout des solutions (6-6, 10’).
Le premier tournant de cette finale intervient avec le carton rouge direct de Tom Kiesler, coupable d’un geste au visage sur Mathias Gidsel. Les Allemands serrent les dents pour ne pas revivre la finale des Jeux et restent en embuscade (11-9, 17’). L’entrée de Franz Semper fait du bien à l’Allemagne en défense, tandis que, dans le même temps, Emil Nielsen laisse sa place à Kevin Møller (13-13, 23’).
Le Danemark se montre plus propre (0 perte de balle) que l’Allemagne (3 pertes de balle) et les Danois, grâce à un dernier but de Johan Hansen, rentrent aux vestiaires avec deux longueurs d’avance (18-16, mi-temps).

Le mur danois s’élève : le Danemark sacré à domicile
Au retour des vestiaires, Andreas Wolff montre les crocs et permet aux siens de revenir à hauteur des locaux (19-19, 35’). Mais les Allemands commencent à marquer le pas en attaque et ne trouvent plus les solutions. Heureusement pour la Mannschaft, Andreas Wolff flirte avec les 40 % d’arrêts et empêche le navire allemand de sombrer (22-20, 40’).
La rencontre accélère et, face à Wolff, Kevin Møller frôle les 50 % de réussite, rapprochant un peu plus les siens du titre continental (26-22, 45’). Les Allemands sont alors au bord de la rupture, mais le mur Wolff semble habité et entretient l’espoir (26-24, 50’).
Le jeune Marko Grgić gagne tous ses duels et se montre précieux dans la course-poursuite engagée derrière le Danemark (28-26, 53’). Tout réussit aux Danois : même dans l’approximation sur engagement rapide, les ballons restent danois. Emil Nielsen fait son retour sur un jet de 7 mètres… qu’il repousse. Les Danois ont alors une main sur le titre européen (31-27, 56’).
Un geste gratuit de Jannik Kohlbacher, alors que l’Allemagne est en attaque, vient enterrer les derniers espoirs allemands. Les Danois auront tenu leur finale à domicile face à une équipe d’Allemagne qui aura proposé une bien meilleure copie, 18 mois après la débâcle de Paris. Sur un dernier arrêt d’Emil Nielsen, 12 ans après, le Danemark est champion d’Europe (34-27, score final).
À Herning, Ilann Thuel