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LDC (F) – J14

Les Messines terminent en beauté

, par Mork

Lylou BORG - Metz Handball - Crédit : Aurélien SCHELLHAAS
 

Si le début de match laissait entrevoir une rencontre équilibrée, la seconde période a rapidement dissipé tout suspense. Portées par une Borg des grands soirs et une Bundsen impénétrable, les Messines ont haussé le ton tandis qu'Esbjerg sombrait, définitivement dépassée par le rythme imposé par les Françaises (40-26).

 

Quel duel nous attends pour terminer la phase de poule : les Messines reçoivent les Danoises de Team Esbjerg. Celles qui occupent la troisième place du classement, et qui jouent sans enjeux aujourd'hui, sont dans une forme olympique avec 5 victoires consécutives en ligue des champions, dont la dernière contre Györ. Au match aller, les Messines s'étaient imposées d'un but face à Esbjerg qui composait sans la meilleure joueuse du monde, Henny Reistad. En cas de victoire des Messines, il faudra attendre le résultat de Györ (qui reçoit Dortmund) pour savoir qui finira à la tête du groupe A.

 

Une première mi-temps inattendue : des pertes de balles et une efficacité au tir avoisinant les 50%

 

Le match démarre comme à l'accoutumée sur les chapeaux de roues, déjà deux poteaux, un arrêt de Bundsen et le premier but de la pivot, Olivia Lofqvist. Les gardiennes, Bundsen et Katharina Filter, prennent clairement le lead de ce début de rencontre en enchaînant les parades. C'est Sarah Bouktit qui débloque le compteur des Messines, servie par sa demi-centre (1-1, 5'). Malgré un début de rencontre lancé à pleine vitesse et contre toute attente, Esbjerg perd inutilement des ballons tandis que Metz continue d'être en échec au tir, à l'image de Grandveau qui compte un 0/3 contre Filter à 5 parades. Tomas Axner pose son temps-mort pour recadrer le tout (1-1, 5'). La fluidité offensive se retrouve côté danois mais que dire de l'efficacité au tir aux ailes qui ne leur permet pas d'espérer mieux (2/8). Mais le constat peut être partagé pour les Messines qui peinent à faire mieux à l'exercice (3/10). Mork demande à ses coéquipières de calmer le jeu et de prendre le temps en attaque, mais rien n'y fait les Danoises n'arrivent tout simplement pas à composer. Elles sont contraintes de forcer le tir, sans vraiment être dans de bonnes dispositions, ce qui facilite le travail de Bundsen (3/6 - 50%). Seul point commun positif entre les deux équipes, les solutions trouvées sur les pivots : Bouktit en est à 3/4, tandis que Lofqvist est à 100% (3/3). La première exclusion du match est sifflée contre Reistad, laissant une opportunité à Metz de prendre l'avantage. Bouktit manque finalement le penalty et sa coéquipière Grandveau écope à son tour d'une exclusion remettant les deux équipes à égalité numérique. Avec une telle tournure, les deux équipes poursuivent le match comme il a commencé (5-5, 14'). La fin du premier quart d'heure de jeu donne l'occasion à Emmanuel Mayonnade de procéder à ses premiers changements avec l'entrée de Lylou Borg, Anna Albek et Manon Errard. Le triple changement donne un nouveau souffle à l'offensive messine à l'image de Borg qui prend ses responsabilités. Car côté danois, malgré le premier but de Reistad, Bundsen continue de fermer ses cages (5/12). Avec tant de difficultés en attaque, Axner décide de proposer du jeu à 7, mais là encore, les Danoises sont totalement perdues. Elles enchaînent les pertes de balle (12 au total) et offrent des buts faciles pour les Messines sur le but laissé vide, créant de la frustration dans leur rangs. Avec une bonne défense et une bonne anticipation, les Messines creusent un premier écart dans le match (11-7, 21'). La phase de jeu à 7 n'ayant pas porté ses fruits, Axner pose un nouveau temps-mort et fait sortir Mork (12-7, 22'). Mais le cauchemar continue lorsque l'ailière gauche, Zoë Sprengers, trouve le poteau. Le destin pourrait désormais aider les Danoises lorsque Albek et Betchaidelle Ngombele écopent à tour de rôle d'une exclusion. En double supériorité numérique, la gauchère Helen Kindberg trouve facilement le chemin du but. Mais Grandveau lui rend aussitôt la pareille (14-9, 25'). Il reste désormais 5 minutes à jouer, le temps pour Mayonnade de faire une nouvelle phase de changements en replaçant le trio Vamos - Borg - Grandveau à l'attaque. Il pose son temps-mort à la 26ème pour donner ses consignes alors que tout va mieux pour son équipe. Avec les nouvelles réalisations de Borg et Grandveau qui exploitent parfaitement les espaces face à une défense affaissée, les Messines repartent aux vestiaires dans les meilleures dispositions (16-12, MT).

 

Esbjerg sans solution, Metz sans pitié

À la reprise, Borg continue de parfaire l'attaque messine en exploitant à nouveau son un-contre-un (elle qui en est déjà à 6 réalisations). Soit les Danoises ont tout donné contre Györ la semaine dernière, soit il se passe quelque chose aujourd'hui : Reistad (1/5) et Live Deila (1/5) continuent de s'enfoncer, Mork est quasiment inexistante (2 penalty marqués) et les pertes de balles continuent de s'accumuler. Aidées par une nouvelle parade de Bundsen, les Messines infligent un 3-0. Après cinq minutes de disette, les Danoises retrouvent peu à peu des couleurs, à l'image de Reistad qui exploite son un-contre-un sur le couloir gauche (21-15, 37'). Mais l'effervescence est de courte durée : l'ailière gauche Elin Hansson continue de souffrir face à Bundsen (1/5) tandis que Lofqvist manque le cadre. Le cauchemar continue donc pour les Danoises tandis que Borg affole les compteurs. Les Messines maintiennent l'écart sans perturbation, grâce aussi aux nouveaux changements de Mayonnade : Smits remplace Borg en défense et Ngombele revient sur le terrain. Abasourdi, Axner est contraint de poser son dernier temps-mort de la rencontre (24-18, 42'). À l'image de la performance de son équipe, Mork manque son penalty contre Sabrina Novotna. Les Danoises manquent de hargne et rendent les armes : elles accumulent désormais 18 pertes de balles ! L'occasion pour Granier d'exploiter le jeu en contre-attaque et de marquer son deuxième but. Sans véritable opposition défensive ni repli, les Messines continuent d'exploiter leur fluidité offensive et d'enfoncer le clou (29-21, 48'). La nouvelle parade de Bundsen - sa onzième - offre une somptueuse relance pour Valentini qui offre le huitième but à Bouktit (8/10). Et la régalade continue lorsque Bundsen offre une nouvelle relance pour Granier qui arrache la lucarne. Bref, tout sourit aux Messines qui entament les dix dernières minutes de jeu avec neuf buts d'avance. Que dis-je, dix buts d'avance avec la huitième réalisation de Borg (32-22, 50'). La question la plus palpitante du match sera finalement de savoir qui terminera meilleure buteuse du match entre Borg (8/11) et Bouktit (9/11). Bundsen peut aussi prétendre au titre de meilleure joueuse du match en détournant d'une main le penalty de Reistad. Elle aura largement contribué à la victoire de son équipe aujourd'hui et continue de nous le démontrer en détournant les deux prochains tirs de Mia Emmenegger (3/7) : elle comptabilise désormais 15 parades avec un taux d'arrêt à 39% (15/38). De l'autre côté, Anna Kristensen, entrée en seconde période, fait de son mieux pour limiter la casse, mais que faire lorsque sa défense est absente (6/29). Les Messines viennent maintenant de passer la barre des 40 buts avec la deuxième réalisation de Manon Errard. Le sourire aux lèvres, les Messines ont réalisé une très belle performance pour leur dernière en phase de groupe face aux Danoises inexistantes (40-26, SF).

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