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Berlin plus fort que Flensburg, Kiel trépasse à Lemgo

, par Lanfillo

Gros changement au classement en Bundesliga : Rhein-Neckar Löwen occupe la tête après ses deux victoires de la semaine et la défaite de Flensburg à Berlin. Les Berlinois reviennent sur Kiel, battu à la surprise générale par Lemgo, qui signe la grosse opération pour le maintien.

Le match de la semaine : Füchse Berlin – SG Flensburg-Handewitt

Sur la course au titre, le déplacement à Berlin est assurément un des plus gros obstacles pour le SG Flensburg-Handewitt. Les Renards sont toujours dans la course à la Ligue des champions et sont désormais presque au complet après avoir fortement été touchés par les blessures (Zachrisson et Vuckovic étaient encore absents). Côté Flensburg, Ljubomir Vranjes a une infirmerie et a fait le voyage avec 18 joueurs, quatre ayant donc assisté à la rencontre en tribunes (Bult, Eggert, Radivojevic, Zachariassen). L'entame est équilibrée (5-4, 12'), avant que le SG appuie sur l'accélérateur. Il faut dire que le handball est un sport simple : pour marquer, il suffit de servir Lasse Svan dans de bonnes conditions et il trouvera la solution, quelque soit l'angle de tir. Parfait en première période (6/6 au tir), l'ailier danois est le principal artisan du 6-0 conclut par un but de Rasmus Lauge (5-10, 20'). En panne en attaque, Berlin se réveille enfin par Petar Nenadic. Le chef d'orchestre serbe offre des passes impossibles pour le commun des mortels et est l'artisan majeur du renouveau offensif berlinois en parvenant enfin à déstabiliser la solide défense flensburgeoise. Flensburg continue de marquer, mais réalise aussi quelques erreurs en attaque, ce dont profite Hans Lindberg pour marquer en contre (13-14, 28'). Six buts sont marqués dans les deux dernières minutes, dont quelques perles : un shoot dos au but d'Henrik Toft Hansen pour Flensburg (13-15, 29') ou le missile de Fabian Wiede, en déséquilibre, sur la sirène pour Berlin (16-17, 30').

Berlin, tout près de prendre l'avantage sur un 7m de Hans Lindberg finalement repoussé par Matthias Andersson (18-18, 34'), prend le dessus après le premier duel remporté par Silvio Heinevetter contre Lasse Svan. Berlin prend deux buts d'avance avec une réalisation de Kresimir Kozina (21-19, 39'). Mais après une double-supériorité, Flensburg égalise, avant que Kentin Mahé donne deux longueurs d'avance aux Nordistes (24-26, 48'). Le match est alors d'un solide niveau, à classer parmi les meilleurs de la saison. Holger Glandorf maintient l'avance de deux buts avec un shoot à 10 mètres qui surprend Heinevetter (28-30, 54').

Solide jusqu'ici, Flensburg se met à perdre des ballons en attaque : la balle de +3 est bêtement gâchée. C'est sur une autre perte de balle du SG que Bjarki Elison, en contre, égalise (30-30, 57'). Face à la défense en 5-1 avec Drasko Nenadic en pointe (une tactique bien plus efficace qu'en première période où c'était Petar qui restait devant), Flensburg perd un nouveau ballon, Silvio Heinevetter réalise deux arrêts décisifs, et Berlin compte deux buts d'avance à deux minutes du terme (32-30, 58'). Petar Nenadic conclut sa performance sensationnelle (9 buts et de nombreux bijoux de passes pour ses partenaires) en transformant le dernier jet de sept mètres des Füchse, qui s'imposent 34-32. Le SG n'a pas réalisé un mauvais match, mais le déchet en fin de rencontre l'a condamné. Berlin a mérité sa victoire au terme d'une prestation très aboutie.

https://youtu.be/4_ueKfDOkqQ?t=4m23s

Rhein-Neckar Löwen nouveau leader

Première conséquence de ce résultat, les Rhein-Neckar Löwen passent en tête du classement. Pour laver la déception d'une énième élimination en demi-finale de Final4 de Coupe d'Allemagne, les Lions se sont vengés sur Gummersbach, en match en retard mercredi, avec une grosse claque. 34-20, onze buts de Gudjon Valur Sigurdsson, neuf d'Andy Schmid, quatorze parades de Mikael Appelgren : merci d'être venu à la SAP-Arena ! Symbole de la déconfiture du VfL, Kevynn Nyokas qui pointe à un triste 1/6 sur la feuille de statistiques.

Rebelote samedi soir à Göppingen. Frisch Auf n'a pas vu le jour chez lui (1-6, 7' ; 9-19, 30') et comptait toujours dix buts de retard à l'entame du dernier quart d'heure (15-25, 47'). L'écart final de (seulement) quatre buts (24-28) est un trompe-l’œil sur l'écart entre les deux équipes sur le match. On retrouve les mêmes acteurs principaux : Schmid (8 buts), Sigurdsson (7), Appelgren (18 arrêts). RNL compte désormais un point d'avance sur Flensburg au classement.

Kiel menacé pour sa troisième place

Deuxième conséquence : en remportant ce match, Berlin est revenu à un point de la troisième place, accessit pour la Ligue des champions. Les Füchse profitent de la défaite inattendue de Kiel, récent vainqueur de la Coupe d'Allemagne, à Lemgo, une équipe qui lutte pour son maintien (34-30). Les Zèbres ont rarement défendu de manière aussi laxiste que lors de ce match cette saison, où ses gardiens n'ont jamais été en réussite (3 arrêts pour Andreas Wolff, 1 pour Niklas Landin). Les arrières droits du TBV Donat Bartok (5 buts), puis surtout Dominik Ebner, absolument parfait au tir (8/8), se sont régalés, tandis que la défense de Lemgo a livré un match de grande qualité avec un bon Jonas Maier dans les buts, auteur d'arrêts décisifs. Kiel, rarement devant au score en première mi-temps (« juste en première mi-temps, on réalise huit erreurs techniques et on donne de l'assurance à Lemgo dans son match », regrettait Alfred Gislason à l'issue du match), prend un écart juste avant la pause (16-11, 30') et a couru après le score ensuite, ne parvenant jamais à revenir à moins de trois buts. La victoire ne souffre d'aucune contestation : Kiel doit absolument se remobiliser s'il veut participer à la meilleure compétition européenne la saison prochaine.

Magdebourg reste en embuscade

Magdebourg est la meilleure équipe de la phase retour, et peut toujours espérer disputer la Ligue des champions la saison prochaine, avec un peu (beaucoup) de chance. Le SCM n'a pas été impressionné par les 7000 spectateurs de la TUI-Arena de Hanovre, l'équipe la plus faible de la phase retour qui n'a connu que la défaite en 2017. Magdebourg a dominé et s'est imposé 23-28, avec dès le début du match un minimum de deux buts d'avance sur le TSV. Les séries se poursuivent donc : huitième défaite de rang pour Hanovre, alors que Magdebourg enchaîne son 18e match sans défaite, toutes compétitions confondues.

Statu quo pour la course à la sixième place

La sixième place devrait se décider entre Leipzig et Wetzlar. Les deux équipes se sont imposées ce week-end, et creusent l'écart sur leurs adversaires battus (Erlangen, Hannover, Göppingen). Pour le lundi de Pâques, Leipzig a d'abord maîtrisé le match face à Gummersbach. Les Saxons maîtrisent la première mi-temps (17-12) et maintiennent leur avance en deuxième période (23-17, 43'). Le VfL est pénalisé par la blessure de Julius Kühn tôt dans le match (12' ; l'arrière sera absent pendant six à huit semaines), mais parvient à remonter au score en profitant des erreurs des locaux, et même à passer devant sur un but de Simon Ernst (23-24, 53'). Les hommes du futur sélectionneur national Christian Prokop ne s'éparpillent cependant pas et restent solides pour marquer deux buts dans la dernière minute qui font la différence (27-25).

Wetzlar a moins eu matière à paniquer à Stuttgart. Et pour cause, son gardien Benjamin Buric a été fantastique. Souvent excellent cette saison, le frère du pivot de Nantes Senjamin Buric a écœuré le TVB en réalisant 22 arrêts (55% de réussite!). Grâce à son portier, le HSG a pris le large en deuxième période et, mené par Philipp Weber (8 buts) et Jannik Kohlbacher (5), s'est logiquement imposé de dix buts (18-28). Wetzlar reste à égalité de points avec Leipzig, avant l'affrontement entre les deux équipes samedi prochain.

C'est encore plus serré pour le maintien !

Un point. Cinq équipes se tiennent en un mouchoir de poche au sortir de cette 26e journée, qui assure un suspense élevé sur la fin de championnat. Assurément, Lemgo a fait la grosse opération en battant Kiel, puisque cette victoire inattendue lui permet de sortir de la zone rouge. A contrario, Stuttgart y rentre, avec Balingen. Le HBW a été logiquement battu à Minden (25-22). L'équipe avec la défense la plus solide l'a emporté, grâce à une bonne gestion de la fin de rencontre (18-18, 42' ; 23-19, 55'). Avec 21 points et sept points d'avance sur la zone rouge, Minden, promu, a quasiment assuré son maintien.

Bergischer a aussi quitté la zone rouge, après y avoir logé la quasi-intégralité de la saison. Opposé à Erlangen, promu bien installé dans le milieu de tableau, les Lions ont d'abord beaucoup souffert, comptant cinq buts de retard (9-14, 25'). La remontée juste avant la pause (13-15, 30') a été suivie d'un mano a mano au tableau d'affichage (15-15, 33' ; 23-23, 49'). Avec seulement un but d'avance à une minute de la fin, les joueurs du BHC peuvent exploser de joie lorsqu'Alexander Hermann marque dans les dix dernières secondes le but de la délivrance (28-26). Bergischer rejoint ainsi Lemgo et Gummersbach, battu deux fois cette semaine (face à Rhein-Neckar et Leipzig), à quinze points.

Pour Coburg, la lanterne rouge, le maintien n'est pas impossible, mais fortement compromis. A domicile contre Melsungen, une équipe qu'ils avaient battu à la surprise générale lors de la première journée, les Bavarois n'ont pas réédité la performance. Melsungen a pris les devants avec un 5-0 (9-8, 13' ; 9-13, 19') et, malgré un retour de Coburg à un but en deuxième période (20-21, 43'), n'a jamais vraiment été inquiété. Le futur adversaire de Saint-Raphaël en Coupe EHF s'impose 25-28 et reste à cinq points de Leipzig et Wetzlar. Coburg compte six points de retard sur le premier non-relégable.

Retrouvez le classement complet ici.

Mickaël Georgeault

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Jules
Jules
6 années il y a

Et bah j’y croyais VRAIMENT PAS à la victoire de Berlin…

Kieler
Kieler
6 années il y a

À moitié une surprise la défaite de Flensburg. En revanche la défaite de Kiel… L’année prochaine dent la coupe EHF 😂

Jo
Jo
6 années il y a
Répondre à  Kieler

Si Berlin finit 3e devant Kiel, le club ne laisserait-il pas sa place à kiel en ldc pour jouer l’ehf à l’instar de ce qu’à pu faire St Raph pour Montpellier ? ^^

Kieler
Kieler
6 années il y a
Répondre à  Jo

Franchement, je n'en suis pas sûr. Chaque club qui affronte Kiel se dit que c'est la cible à abattre. Combien d'années de domination, une mainmise totale sur le championnat… Aujourd'hui, Rhein Neckar Lowen et Flensburg sont les premiers à pouvoir les remplacer. La preuve, RNL est aujourd'hui leader du championnat.

Personne, moi y compris n'aurait misé là-dessus. Une grande équipe, mais sans Gensheimer on aurait pu penser que le niveau de l'équipe serait inférieur. Depuis, Gudjon Valur Sigurdsson a signé un contrat pour deux saisons. C'est sûrement un des seuls joueurs qui sera un des meilleurs buteurs de la Bundesliga à 45 ans…

En résumé, (je me suis un peu égaré), je pense que quand un club peu prendre la place de Kiel, ils vont le faire. Point. Kiel va plonger lentement jusqu'à la fin de la saison, Duvnjak vient de se faire opérer. Donc absent. Et quand tu vois la dépendance qu'on a vis-à-vis de Domagoj… Retour dans 6 mois, donc un Kiel en-dessous pendant 6 mois. Lemgo… nan mais LEMGO QUOI !!!???

LudoLudo
LudoLudo
6 années il y a

Duvnjak c'est une rupture du ligament croisé ?

4 arrêt pour le binôme Wolff/Landin serieusement !!! Même moi j'aurai pu faire mieux … lol (ou pas … mais quand-même lol )

Kieler
Kieler
6 années il y a
Répondre à  LudoLudo

Non ce n'est pas les croisés je ne sais plus ce que c'est le nom c'est juste que ça va lui mettre longtemps pour s'en remettre, d'où la signature de Miha Zarabec.

Vace26
Vace26
6 années il y a

Kiel est sur courant plus qu'alternatif ces derniers temps, tout de même. Une raclée face au PSG, une défaite face à RNL sauvée de justesse au match retour, une victoire en Coupe et maintenant défaite contre Lemgo, c'est des résultats plus que WTF sur ces dernières semaines. Duvnjak out, c'est un gros coup dur quand même, et cette défaite, pas sûr que ce soit de bonne augure pour aller défier Barcelone, même sans Perez de Vargas.
Pour Flensburg, il faut aussi voir l'influence de la LdC, ils préparent sûrement le rendez-vous contre le Vardar.

Au final, RNL bénéficie de la baisse de régime des deux équipes, et a peut-être le léger avantage de n'avoir que la Bundesliga en ligne de mire. Sigurdsson c'est hyper-solide à l'aile gauche, et même si Gensheimer est un joueur exceptionnel (perso j'adore tous ses gestes techniques, et je pense qu'il avait quand même un rôle assez important en tant que leader "émotionnel"), le vrai meneur du jeu ça reste Andy Schmid, donc pas impossible qu'ils finissent premiers. Mais c'est Rhein-Neckar Löwen, les Clermontois du hand, capables de se vautrer à 2 buts sur la dernière journée (cf 2014), et Flensburg me semble quand même encore un peu supérieur. Jolie fin de championnat en perspective!

Nicolas
Nicolas
6 années il y a

D accord avec vous kieler, ça va être chaud jusqu au bout. Duvnjack dependance ? Je pensais pas à ce point là. Mais quelle est la tendance pour Kiel (que j aimais bien avec omeyer dans les buts!!!): recrutement de cadres, de jeunes prometteurs, hémorragie de talent….? dans notre LSL on n est pas à l abri de surprises non plus, notamment pour les places de 2 à 4…

Kieler
Kieler
6 années il y a

Kiel sur courant alternatif, c'est rien de le dire, c'est 100 fois pire que ça. En sachant qu'on en est à 26 match, donc un match d'avance sur tout le reste. Sinon je suis d'accord sur le fait que ce soit Andy Schmid le meneur de jeu mais Gensheimer avait un taux de réussite à la finition qui était assez énorme. En plus de tirer les 7m.

Sinon pour ce qui est de la dépendant à Duvnjak, c'est surtout en attaque. La défaite face au PSG était anecdotique, les joueurs s'en foutaient et ça a profité à Gislason pour les engueuler un bon gros coup et les faire réfléchir.

Recrutement de cadres, c'est non. Peut-être avec Zarabec qui est bourré de talent, mais la façon de jouer de Kiel risque de le bloquer, comme de nombreux joueurs pleins de talent avant lui (cf. Cañellas qui cartonne avec le Vardar). Ce serait plus sur du jeunes prometteurs, des jeunes du centre de formation, deux je crois. Et ça je ne le comprends plus. Je crois du coup que l'année prochaine il y aura 4 ou 5 jeunes de Kiel qui auront un contrat pro (très bien pour eux, la formation c'est cool aussi) mais il manque un gros arrière qui ferait mal de partout: Aron Palmarsson.

Le club aurait du se focaliser sur une signature d'Aron. Au lieu de cela, il va signer à Barcelone voire à Paris (mais le Barça l'attire plus d'après ce qu'on entend par-ci par-là) mais ça peut changer. Il manque à Kiel un deuxième Duvnjak. Weinhold pouvait tenir ce rôle l'année dernière mais avec sa blessure qui a duré je ne sais combien de temps il reste fragile.

Zeitz est un dynamiteur de défense mais il est blessé, et s'il n'est pas dans le match, il va péter un câble et casser en deux un joueurs puis prendre deux minutes pour se calmer. La surprise pourrait venir de Dahmke. Je trouve que sa prestation en demi-centre était franchement pas mal. Il met une vitesse dans le jeu assez remarquable. Un peu à la Sarmiento, il lui manque un bon 1 contre 1 et il ferait très mal. Mais ne l'absence de Duvnjak, on manque de leader surtout. C'est ça le problème.

Nicolas
Nicolas
6 années il y a

Merci kieler. Ça va être dur à Barcelone. ..mais l an prochain duvnjak et weinhold au top ca c est au moins déjà sur..

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