Mondial 2017 (F) – 1/2

La Norvège zigouille les Pays-Bas

Au terme d’une demi-finale à sens unique, la Norvège a largement battu les Pays-Bas (32-23). Une nouvelle démonstration deux jours après celle face à la Russie en quart de finale (34-17). Mais, comme mercredi, l’adversaire a complètement bégayé son handball ce soir.

Les Pays-Bas foirent complètement leur entrée

Longtemps, les Néerlandaises se souviendront de leur premier quart d’heure face à la Norvège. Complètement à côté de la plaque, alternant entre les passes en touche et celles à l’adversaire, les Oranjes sont complètement perdues en début de match. Seule Tess Wester, dans son but, permet aux siennes de ne pas prendre dix buts de retard en quinze petites minutes. Car, si l’attaque néerlandaise est aux abonnées absentes, la défense n’est pas beaucoup mieux. Veronika Kristiansen et Nora Mork se baladent, rarement touchées dans les neuf mètres pour tranquillement prendre le large. En onze minutes, Helle Thomsen, la coach néerlandaise, pose deux temps-morts (8-1, 11′) ! Le scénario ressemble comme deux gouttes d’eau au match de mercredi où la Russie avait pris l’eau d’entrée en encaissant un 2-8 en moins d’un quart d’heure .“On devait les agresser et ne pas les attendre en défense et ce qu’on a fait, savoure Sanna Solberg. On ne pouvait pas mieux commencer notre match.”

La première action construite et aboutie des Néerlandaises intervient à la dix-huitième minute de jeu après l’entrée de Charris Rozemalen (11-4, 18′). Le collectif norvégien déroule mais Thorir Hergeirsson ne change rien à une équipe qui fonctionne. A la mi-temps, le technicien scandinave a opéré trois changements : Heidi Loke à la place de Kari Brattset, Sanna Solberg en remplacement de Camilla Herrem et Amanda Kurtovic à la place de Nora Mork. Une formule qu’il appliquera pendant la quasi-totalité de la rencontre (17-10, MT). “Je ne sais pas si elles ont eu peur de nous, note Veronika Kristiansen. En tout cas, on était certainement meilleures qu’elles aujourd’hui alors que les Pays-Bas restent une bonne équipe.”

La Norvège maîtrise tranquillement

Au retour des vestiaires, les Néerlandaises se libèrent enfin un peu plus. Yvette Broch est bien trouvée au pivot et Laura van der Heijden est la seule arrière à sortir son épingle du jeu. La vitesse de jeu pose enfin des soucis défensifs à la muraille rouge même si Kari Grimsbo, comme Katrine Lunde en première, veille (23-17, 42′). Mais la Norvège reste trop forte pour les Néerlandaises ce soir. Avec la même énergie que durant les trente premières minutes, le trio Christiansen (50 minutes jouées) – Oftedal (56) – Mork (42) appuie encore et encore sur l’accélérateur. “On a trop fait de bêtises en attaque, souffle Yvette Broch dépitée. On n’était pas là aujourd’hui et je ne sais même pas pourquoi.” Helle Thomsen profite de la fin de match pour faire tourner son équipe en vue de la petite finale de dimanche et la Norvège s’envole (32-23, FT).

Dimanche (17h30), la Norvège affrontera le vainqueur de France – Suède. “On a déjà joué contre la Suède ici (28-31) (ndlr : seule défaite de la Norvège en phase de poule dans ce mondial), glisse malicieuse Sanna Solberg. Elles jouent de mieux en mieux. On verra ce soir mais on a toutes envie d’une petite revanche.”

Pays-Bas – Norvège 23- 32 (10-17)
Pays-Bas. Gardiennes de but : Jankovic (1 arrêt/5), Wester (7/35). Joueuses de champ : Kramer (0 but/2), van der Heijden (5/7), Bont, Abbingh (4/11), Snelder (3/4), Knippenborg, Broch (4/6), Groot (0/4), Dulfer, Smeets (3/3), Rozemalen (1/2), Malestein (1/2), van der Wissel, Polman (2/4).
Norvège. Gardiennes de but : Grimsbo (6 arrêts/20), Lunde (6/15). Joueuses de champ : Arntzen (1/3), Kristiansen (5/6), Loke (3/3), Skogrand, Ingstad, Mork (8/16), Oftedal (6/8), Brattset (2/3), Fauske, Christensen, Kurtovic (4/4), Herrem (2/3), Solberg (1/1), Jacobsen.

A Hambourg, Clément Domas (avec M.Cohen)

 

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3 CommentairesPoster un commentaire

  1. T44 - le 15 décembre 2017 à 21h36

    La Norvège ne joue pas le même sport que les autres équipes c’est incroyable, comment ne pas apprécier.

    De la vitesse sans pour autant de la précipitation, de la justesse folle, pourtant les gabaris ne sont pas incroyable, pas de géantes comme dans d’autres sélection mais une vivacité hors norme couplé avec une vision de jeu totale, pour faire un parallèle sportif c’est la même folie que le grand Barca de Guardiola ou les Warriors en NBA.

    Parfois j’aimerais que nos bleues jouent comme cela mais je comprend bien que pour mettre en place ce jeu il faut un cadre spécifique, une homogénéités physiques qui crée paradoxalement de la polyvalence, des caractéristiques des petits pays où des espaces homogènes comme le sont les pays scandinaves et que notre riche mixité française parfois nous oblige à faire avec un jeu plus simple obligeant nos équipes à non pas avoir un style marqué surtout en attaque (la défense étant plus facile à mettre en place).

    • rkj4 - le 15 décembre 2017 à 23h17

      Bien vu et joliment écrit !

  2. Kieler - le 16 décembre 2017 à 13h45

    Je crois qu'il n'y a pas de meilleur titre possible pour résumer ce match.

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