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L'Espagne va jouer sa qualification au Mondial 2027... à 10 000 km de Madrid !.

Une qualification qui sort des sentiers battus. Pour décrocher son billet pour le Mondial, l’Espagne devra… changer de continent. Opposée à Israël, la Roja va disputer ses deux matchs sur terrain neutre à Buenos-Aires, en Argentine, dans un contexte géopolitique qui bouscule les habitudes du handball international.
C’est un cas de figure pour le moins atypique. Engagée dans la course au prochain Mondial organisé en Allemagne, la sélection espagnole ne disputera pas sa qualification en Europe, mais bien en Amérique du Sud. En cause : son opposition face à Israël et l’impossibilité d’organiser les rencontres dans des conditions classiques au Moyen-Orient.
Compte tenu du contexte régional, les deux fédérations et les instances internationales ont opté pour une solution exceptionnelle : délocaliser les deux matchs en Argentine, sur terrain neutre. Une décision qui illustre à quel point le sport peut être impacté par des considérations extra-sportives.
Sur le plan purement sportif, l’Espagne part favorite, forte de son expérience et de son statut sur la scène internationale. Mais ce type de confrontation, disputée loin des repères habituels, peut rebattre les cartes. Absence de public acquis, adaptation au voyage, gestion logistique : autant de paramètres qui peuvent peser.
Ce barrage intercontinental, déjà rare par nature, prend ici une dimension encore plus singulière. Il met en lumière les réalités du handball mondial, où les enjeux sportifs doivent parfois composer avec un contexte bien plus large.
Une chose est sûre : pour valider son billet, l’Espagne devra s’imposer… à l’autre bout du monde.