Starligue - J14
Paris sans forcer contre Nîmes
Pour son premier match officiel de l’année 2017, le PSG n’a pas tremblé à domicile en s’imposant contre Nîmes (37-23). Les parisiens, emmenés par les Experts, attaquent ainsi parfaitement un mois de février bien chargé.
Oubliées les embrassades qui ont suivi le sixième sacre mondial des Bleus dans un Bercy en fusion. Ce mercredi, après seulement dix petits jours de repos entrecoupés pour certains par le Hand Star Game, les internationaux du PSG étaient de retour sur le parquet de Coubertin pour les « affaires courantes » contre Nîmes. Après les félicitations d’usage de la part du PSG et de la Mairie de Paris pour les nouveaux champions du monde, Paris aligne les Rémili, Karabatic, Abalo ou encore Omeyer sur le parquet au coup d’envoi. Du classique de la part de Noka Serdarusic qui ne prend aucun risque face à des nîmois souvent imprévisibles. Le leader de Starligue trouve facilement le cadre dans les premières minutes et fait tourner son compteur de buts avec Hansen ou encore Gensheimer sur penalty (3-2, 4’). Nedim Rémili est quant à lui moins en réussite, certainement à cause d’une fatigue post-mondial bien compréhensible (0/2 aux tirs en première période).
Un 8-0 parisien !
L’USAM a toutes les peines du monde à contourner la défense parisienne. Les coéquipiers de Ferreiro s’empalent dans le secteur central mais Desbonnet dans les cages et Gallego en attaque assurent néanmoins l’essentiel (4-4, 10’). Privé de Luka Karabatic, toujours convalescent suite à sa blessure à la cheville droite pendant le mondial, Paris peut compter sur la force de frappe du frangin Nikola pour reprendre ses distances au score (7-5, 12’), avant de frapper très fort. Nîmes se montre plus hésitant en attaque, perd beaucoup de ballons et subit logiquement les montées de balle à toute vitesse des parisiens. En huit minutes, le PSG inscrit ainsi un 8-0 (16-7, 20’) avec un temps mort gardois et le remplacement d’Omeyer (4/11) par Skof dans l’intervalle. Au pied du mur, les nîmois affichent paradoxalement un visage plus séduisant en défense. Le leader parisien peine davantage, et l’USAM grignote petit à petit dans le sillage de Gudjonsson (17-11, 25’). A la pause, l’écart est retombé à six longueurs « seulement » (19-13).
Skof-Omeyer, les murailles parisiennes
Trois jours avant de retrouver le parfum de la Ligue des Champions contre Silkeborg, le PSG ne relâche pas la pression à la reprise. A voir Luc Abalo chiper un ballon en défense et Nikola Karabatic conclure la montée de balle, suivi ensuite par Rémili (23-15, 35’), on se dit que ce Paris-là est toujours en mode machine. Le moindre temps faible de l’adversaire est aussitôt exploité. Skof remplit également parfaitement son rôle dans les buts après être rentré à la 15ème minute au relais de Thierry Omeyer. L’ancien nantais détourne même un tir de Ferreiro de la tête pendant qu’Abalo se régale en récupérant des ballons en défense.
Le PSG a le match en main, avec un écart qui monte à dix buts très rapidement (28-18, 43’). Omeyer, rentré à la place de Skof sonné par le ballon reçu en pleine tête, retrouve son jardin de Coubertin avec gourmandise et ne laisse plus rien passer. Les nîmois continuent pourtant à se battre, mais le portier des Bleus les écœure un à un. Accambray, réclamé par le public de Coubertin, profite également de la fête dans les treize dernières minutes. Avec six matches au programme en dix-huit jours, les parisiens ont le droit à un menu copieux en février. Noka Serdarusic, pourtant pas un adepte des rotations, donne cette fois-ci du temps de jeu aux M'Tima, Kounkoud et Stepancic (31-18, 49'). Même Xavier Barachet rentre pour les neuf dernières minutes. Le match est gagné depuis bien longtemps pour Paris, qui termine le travail sans sourciller (37-23). Une soirée de reprise parfaite pour le PSG et ses champions du monde qui auront certainement des combats plus âpres à mener dans les prochaines semaines.
Les statistiques :
PSG : Omeyer (9 arrêts / 22 tirs), Skof (5 arrêts / 14 tirs) ; Gensheimer (6/7), Mollgaard, Accambray (2/2), Stepancic (2/4), Kounkoud (3/4), Barachet (1/3), Rémili (2/5), Abalo (3/5), Hansen (6/9), Narcisse (4/5), Nielsen (1/2), N. Karabatic (6/7), M’Tima (1/1).
USAM : Desbonnet (7 arrêts / 26 tirs), Rezar (7 arrêts / 25 tirs) ; Haon, Gallego (1/2), Rebichon (1/2), Podsiadlo (4/8), Hallgrimsson (0/4), Dupuy (2/4), Marroux, Gudjonsson (3/9), Ferreiro (4/7), Tobie (3/5), Tésorière, Alexandre (1/1), Sretenovic (1/5), Aguirrezabalaga (2/3).
Olivier Poignard, à Coubertin