Starligue – J3

Cesson s’est réveillé trop tard contre Nîmes

Mené tout le match, Cesson a été trop inconstant pour espérer battre Nîmes (23-24). L’USAM a eu chaud en fin de rencontre mais mérite sa victoire.

Ça va faire plaisir à ceux qui aiment les symboles : Jérémy Suty, joueur plus qu’apprécié à Cesson, s’est transformé en fossoyeur des espoirs de ses anciens coéquipiers pour recoller au score, en marquant à 23 secondes de la fin. Mais qu’on ne se méprenne pas : Nîmes a fait la course en tête du début à la fin de la rencontre, et a amplement mérité de l’emporter au Palais des sports de Cesson-Sévigné.

Bonne première période gardoise

Cesson bute d’entrée sur la défense nîmoise. Nîmes est plus efficace dans ses offensives, Julien Rebichon offrant même quatre buts d’avance aux siens (1-5, 8′). Mais Cesson remonte petit à petit. Sur une de ses rares apparitions en première période, Arber Qerimi trouve la solution dans l’axe et égalise (6-6, 14′). Nîmes ne tarde pas à reprendre l’avantage. Après un arrêt de Desbonnet, Rebichon refait le break (7-9, 19′), puis Elohim Prandi marque deux buts coup sur coup (9-12, 23′). En plus d’avoir un peu la guigne en attaque avec pas mal de shoots sur les poteaux, Cesson manque d’efficacité en défense, pas aidé non plus par la performance de ses gardiens (un seul arrêt, pour Kevin Bonnefoi) ni par les arbitres. Juste avant la sirène, Steven George provoque un penalty – le cinquième de la première période – et l’exclusion d’Allan Villeminot, le tout étant contestable. Tomi Vozab (photo), impeccable dans l’exercice en première période, transforme la sentence (12-15, 30′). « On a su jouer relativement libérés et efficacement en première période avec du jeu rapide », notait Franck Maurice.

« Niveau technique dégueulasse »

La deuxième période a été radicalement différente. Au niveau du spectacle, d’abord. « Le niveau technique était dégueulasse », ose Maurice. Difficile de le contredire, avec pas mal de ballons perdus et des actions qui manquaient terriblement de tranchant. Par conséquent, à l’inverse de la première période, la deuxième est pauvre en buts. Le score est de 3-3 dans les quinze premières minutes de la seconde période, avec une période de sept minutes sans but de part et d’autre (15-17, 36′ ; 15-18, 43′). C’est surtout grave côté cessonnais, en supériorité numérique par deux fois dans cette période, marquée par l’absence d’animation et des pertes de balle évitables. Nîmes en profite pour garder l’avantage, mais gâche aussi trois occasions de passer à +4 (16-18, 47′). « Heureusement qu’on défend bien et que Cesson fait des erreurs techniques qui semblent inexplicables », souligne Maurice.

Sous pression, Nîmes ne s’est pas dispersé

Les Gardois finissent par franchir la barre, et prennent même cinq longueurs d’avance sur un but de Jérémy Suty (17-22, 53′). Assez apathique jusqu’ici dans le deuxième acte, Cesson se réveille enfin, met plus d’intensité dans ses attaques comme dans ses défenses, soutenu aussi par la bonne deuxième mi-temps de Kevin Bonnefoi. Florian Delecroix, jusqu’ici très discret, fait rugir la salle en ramenant son équipe à un but (21-22, 58′). A une minute de la fin, quand Franck Maurice pose son temps-mort, la Green Team est condamnée à marquer pour l’emporter (22-23, 59′) alors qu’on l’imaginait s’imposer tranquillement cinq minutes plus tôt. Mais Jérémy Suty sauve les siens en breakant, le dernier but de Frédéric Beauregard étant anecdotique (23-24). « On a su appuyer là où ça fait mal en prenant la main en première mi-temps, et en ne paniquant pas en fin de match, affirme Franck Maurice, soulagé de ce scénario finalement positif malgré le manque de sérénité de son équipe dans les dix dernières minutes. Je voulais qu’on reparte avec des points, et je pense que c’est mérité sur l’ensemble du match. »

Pour Cesson, cette troisième défaite en trois matchs pourrait commencer à inquiéter. « On va continuer à travailler, parce que si on commence à se dire qu’on a la gangrène, on va commencer à y croire et on ne va plus se concentrer sur notre jeu. Mais pour l’instant, on n’a pas le bon parcours », lâchait Yérime Sylla, assez dépité en fin de rencontre. Sylvain Hochet (photo), lui, appelle à plus d’engagement de la part de ses partenaires. « C’est surtout dans les huit dernières minutes que j’ai retrouvé le vrai Cesson, affirme l’ailier gauche. Ça a vraiment défendu, on voyait des gars qui avaient envie, qui se comportaient comme des guerriers, qui montaient des ballons, qui poussaient… C’est ça qu’on doit retrouver pour gagner des matchs. Parce que c’est bien beau de bien jouer, si le résultat n’y est pas… Il nous faut des points. » Le prochain match à Massy, également à trois défaites, sera déjà crucial. « Si on est présents dans le combat pendant 60 minutes et qu’on joue un peu mieux en perdant moins de ballons, même s’il y a des arrêts de gardien en face, on gagnera le match », prédit Sylvain Hochet. Reste à faire passer le message.

La feuille de match :

Cesson-Rennes – USAM Nîmes : 23-24 (12-15).

Arbitres : Mmes Paradis et Tournant.

Cesson. Gardiens : Lettens 1 arrêt sur 9 tirs (dont 1/3 pen.), Bonnefoi 10 arrêts sur 25 tirs (dont 0/3 pen.). Joueurs de champ : Derbier, Bolaers 1/5, Helgason 1/5, Hochet 1/3, Kamtchop-Baril, Le Boulaire 1/2, Delecroix 1/4, Ooms, Villeminot 6/8 (dont 2/2 pen.), Gudmundsson 3/5, Qerimi 4/5 (dont 2/2 pen.), Doré (cap) 1/2, Guillo 1/2, Beauregard 3/4. Entraîneur : Yérime Sylla. Exclusions : Villeminot (12′, 30′), Guillo (17′), Helgason (31′), Doré (41′), Kamtchop-Baril (57′).

Nîmes. Gardiens : Desbonnet 8 arrêts sur 27 tirs (dont 0/1 pen.), Rezar 1 arrêt sur 4 tirs (dont 0/3 pen.). Joueurs de champ : Gallego 1/1, Suty 4/6, Rebichon (cap) 3/4, Salou 1/1, Nyateu 0/1, Dupuy 1/2, Kaabeche 1/1, Tobie 0/1, Grandjean, Vozab 7/9 (dont 5/6 pen.), Prandi 2/5, George, Gérard 2/2, Sanad 2/4. Entraîneur : Franck Maurice. Exclusions : Dupuy (11′), Tobie (23′), Rebichon (35′), Salou (38′), Suty (56′).

Mickaël Georgeault

HandNews & CasalHand

3 CommentairesPoster un commentaire

  1. Pseudo - le 28 septembre 2017 à 08h44

    Donc Prandi est finalement nîmois!

    • Poulain - le 28 septembre 2017 à 12h46

      Oui pourquoi ?
      Depuis le début de la prépa d’ailleurs.
      L’appel d’Ivry n’est pas suspensif

  2. Fanhns - le 28 septembre 2017 à 10h30

    « Le niveau technique était dégueulasse », ose Maurice.

    Mais en jouant intelligemment avec les arbitres
    on y gagne et on gagne .!

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