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Toulouse avance, petit à petit

Gardent Toulouse

En l’emportant sur le fil à Saran hier (29-28), Toulouse a consolidé sa sixième place au classement. Une belle performance pour une équipe qui a du être reconstruite de fond en comble ces deux dernières saisons.

Toulouse l’a emporté hier soir sur le terrain de Saran, une performance loin d’être acquise, et cela suffisait au bonheur de Philippe Gardent. Il faut dire qu’après la victoire à domicile face à Ivry dans les derniers jours de 2016 (28-27), celle d’hier est la seconde de suite où ses hommes ont été d’aller chercher des points dans les dernières minutes des matchs serrés. Une bonne et nouvelle habitude qui ne laisse pas de marbre le coach du Fenix, même si celui-ci déplorait aussi l’incapacité de ses joueurs à se mettre à l’abri plus tôt dans la partie. “On est assez coutumier à Toulouse, de dominer les matchs mais de ne pas les conclure. C’est moins pire cette année que l’an dernier, je crois qu’on perd cinq matchs dans les cinq dernières secondes la saison passée. Si on récupérait ces points-là, on était pas loin de finir troisième du championnat. C’était une catastrophe à ce niveau. Cette saison, on se fait un peu plus peur mais on arrive à finir les matchs” notait-il.

“C’est le lot des petites équipes”

Pettersson ToulouseAlors, gain de maturité ? Chance qui tourne enfin du bon côté ? Projet de jeu mis en place qui se concrétise enfin, un an et demi après l’arrivée de l’ex entraineur de Chambéry et du PSG sur le banc de touche. Sans doute un peu de tout, même si hier, ce sont surtout les recrues qu’on a vu dans le money-time. Yassine Idrissi, bien évidemment, avec sa dernière parade décisive, mais aussi Ferran Solé, le gaucher espagnol impressionnant d’aisance que ce soit sur l’aile ou derrière, ou le roc suédois Fredric Pettersson. Des joueurs débarqués récemment dans la Haute-Garonne et qui ont participé à remettre d’aplomb une équipe qui ne tournait pas toujours rond et où il a fallu tout reconstruire. Et dont seulement six éléments restent de l’époque où Toni Garcia était à sa tête.

“Stabiliser le groupe pour la saison prochaine”

Sevaljevic Toulouse“A l’époque le départ de Jérôme Fernandez avait été assez traumatisant pour Toulouse. A mon arrivée, j’avais récupéré une équipe un peu sur le flanc, où il fallait tout remettre en place. L’été dernier, on perd Valentin Porte et Miha Zvizej, rebelote, encore reconstruire. Mais c’est le lot des petites équipes, entre guillemets, on sait que si on a des bons joueurs, on va les perdre, on est sans arrêt en train de reformer le groupe” note Philippe Gardent, pas frustré que cela après avoir vécu avec d’autres moyens par le passé. “Là, j’ai un groupe qui a plus de bouteille que la saison passée mais, encore une fois, le but est de le stabiliser pour le renforcer en vue de l’année prochaine. Mais l’été prochain, on perd encore Wesley Pardin, en trois ans tu perds Fernandez, Zvizej, Porte et Pardin, ça fait beaucoup pour un club comme Toulouse.” Un recrutement réussi, si on excepte celui du gaucher tchèque Petr Linhart, encore peu convaincant hier, telle est la clé de la bonne saison du Fenix. Celui de la saison prochaine devrait être assez léger puisque le club a déjà prolongé la majorité de ses cadres, hormis Vasko Sevaljevic, et que le recrutement devrait se porter sur un gardien de but et un, voire deux, gauchers. Ainsi que sur Gaël Tribillon (bientôt 19 ans), l’ailier gauche champion d’Europe junior l’été passé et actuellement stagiaire pro à Chartres.

Viser encore plus haut ?

Sanchez ToulouseMais avant tout cela, jusqu’où pourra s’élever dans le classement ce Toulouse revigoré ? Désormais, avec quinze points dans la besace, l’opération maintien semble quasiment bouclée et on serait tenté de voir en l’actuel sixième du championnat un potentiel trouble-fête dans la course à la sixième place, synonyme de qualification européenne ces deux dernières saisons. Mais Philippe Gardent ne veut pas mettre la charrue avant les bœufs. “On est onzième ou douzième budget avec nos trois millions de budget et encore, en grattant les fonds de tiroir. Soyons franc, notre objectif de départ était le maintien. Après, l’appétit vient en mangeant, ce soir on est sixième à un point du cinquième, s’il y a une fenêtre de tir, pourquoi pas” élude-t-il avant d’énumérer ce qui attend ses hommes au mois de mars : Nantes, Chambéry, Montpellier, Saint-Raphaël et le PSG. “On ne va pas faire les coqs. On va devoir serrer les miches pendant tout le mois de mars alors il était important de prendre les deux points de ce soir. On a encore Cesson chez nous qui arrive, on veut vraiment prendre ces points avant de faire le dos rond pendant le mois de mars. On fera le point ensuite, mais l’Europe, pourquoi pas ? Après tout, Créteil l’a bien fait l’année dernière, le seul problème c’est qu’on n’est pas les seuls à le penser” rigole-t-il pour finir. Et effectivement, cela va se bousculer au portillon.

Kevin Domas

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