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Toulouse, la vie “à neuf”

Saran n’a absolument pas volé sa victoire hier face à Toulouse (34-33). Mais le FENIX avait une bonne excuse, il ne possède actuellement que neuf joueurs pros valides. Analyse d’une galère.

Maxime Gilbert, Cyril Morency, Ferran Sole Sale, Rafal Przybylski, la liste des blessés manquant au Fenix Toulouse actuellement est presque aussi longue qu’une feuille de match. Quatre absents, comme autant de munitions qui ont sans doute manqué hier à Philippe Gardent, à l’heure d’entamer le final de la rencontre face à Saran. Les Loiretains ont parfaitement géré leur money-time, sans doute plus frais et lucides que leurs adversaires. “On a treize joueurs, dont deux du centre de formation, et si on enlève les deux gardiens, il ne nous reste que neuf joueurs de champ professionnels. Ce qu’on produit dans ces conditions, avec les moyens du bord et pas de gaucher c’est pas mal” essayait de positiver Philippe Gardent après la rencontre hier, se faisant l’écho de Fabien Courtial : “Ce que Toulouse produit, avec autant de blessés, c’est franchement fort.” Si Aix était tombé dans le piège la semaine passée, Saran a su s’en dépêtrer de justesse pour enregistrer sa deuxième victoire de la saison. Et si défaite il y a eu, Philippe Gardent ne voulait pas tirer sur ses hommes qui ont, selon lui, “fait preuve d’un état d’esprit irréprochable. Dans le vestiaire j’étais emmerdé, on perd à cause d’un truc que je ne comprends pas et je ne sais pas trop quoi reprocher à mes joueurs” soufflait-il, parlant d’une décision arbitrale venue d’ailleurs ayant décidé du sort de la rencontre.

Garcia mention très bien, Kisum peut mieux faire

La situation risque de ne pas être bien plus brillante pour la réception du Paris Saint-Germain mercredi prochain, puisqu’autant des quatre absents n’est espéré avant un mois. Le demi-centre Maxime Gilbert ne devrait pas reprendre avant février, Morency sera sur les terrains d’ici un mois, le temps qu’il devrait falloir à Sole pour se remettre de sa blessure aux adducteurs contractée lors de la préparation. Mais si Arnau Garcia confirme les belles promesses vues hier (huit buts) et si Kasper Kisum, un peu mou par moment à Saran, passe la seconde, Toulouse pourrait bien traverser cette période de turbulences sans trop de dégâts. “En jouant à neuf, chaque match est un exploit. On peut jouer sans gaucher dix minutes ou un quart d’heure pour faire souffler mais une heure comme ça, c’est compliqué mais on s’en tire pas mal. J’ai des mecs qui sont bien mais forcément, on leur tire sur la gueule et forcément ça finit par manquer de lucidité” regrettait Gardent, à l’heure des bilans, acquiesçant quand on lui suggérait qu’il valait mieux affronter son équipe en ce moment que dans deux mois. Si obtenir un résultat face à Paris la semaine prochaine serait un authentique, il faudra également se déplacer à Chambéry avant d’arriver dans des eaux plus calmes. Et à l’issue de l’enchainement des Franciliens (Tremblay, Massy, Ivry), on saura un peu plus ce que vaut le Toulouse de cette saison.

Kevin Domas

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