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La Serbie, le piège de l’entre-deux

L’équipe de France affrontera demain soir une équipe de Serbie déjà éliminée. Mais positionné entre celui de la Suède et le choc face à la Croatie, ce match pourrait se révéler plus piégeux que prévu.

A peine sortie vainqueur du duel pour la première place face à la Suède (23-17), l’équipe de France va remettre le couvert pour affronter la Serbie. Il y a eu beaucoup de satisfactions au sortir du duel face aux Scandinaves, notamment dans le secteur défensif. Et si certains sont apparus un peu plus en dedans à l’autre bout du terrain, pour Didier Dinart, il n’y a aucune raison de s’affoler. “Le nécessaire a été fait, la défense a pallié nos soucis dans les autres compartiments de jeu. On continue à avancer, à avoir des certitudes, et c’est le principal” sourit le sélectionneur, qui est apparu d’humeur pour le moins taquine au point presse. Lui aussi a apprécié la grosse performance de Vincent Gérard, l’entrée en jeu de Nicolas Claire et la capacité des remplaçants à apporter au collectif, même sur un temps de jeu limité. Mais cette victoire, aussi probante soit-elle, ne garantit rien aux Bleus, qui ne sont toujours pas qualifiés pour les demi-finales. Et ils pourraient toujours ne pas l’être demain soir, même en cas de victoire face à la Serbie. Si la Suède dominait la Biélorussie demain puis la Norvège mercredi, tout se jouerait lors de la dernière journée et du choc face à la Croatie. Et une défaite de neuf buts ou plus éliminerait les Bleus.

La Serbie, de beaux joueurs mais pas de collectif

Pour s’épargner des calculs encore plus compliqués, les Bleus doivent impérativement dominer la Serbie demain. Une équipe déjà éliminée, qui compte trois défaites en quatre matchs depuis le début de la compétition, mais qui compte de sacrés joueurs dans ses rangs. Petar Nenadic (Berlin), Darko Djukic (Kielce), Mijajlo Marsenic (Vardar Skopje), Zarko Sesum (Göppingen) ou Nemanja Ilic (Toulouse, photo de gauche), la liste des éléments de talent dans cette équipe est longue. “Mais bizarrement, ces dernières années, ils sont capables du meilleur, mais surtout du pire. On ne sait jamais sur quelle Serbie on va tomber. Vont-ils jouer le match ou le bazarder ? La meilleure chose à faire, c’est de jouer notre jeu à fond sans faire attention à eux” analyse Valentin Porte, le joueur de champ le plus utilisé par Didier Dinart depuis le début de l’Euro. Un sélectionneur qui met ses joueurs en garde face à une équipe serbe, “qui est éliminée mais qui aimerait bien rentrer à la maison avec un trophée. Charge à nous que ce trophée ne soit pas le scalp de l’équipe de France”.

Serbie – France à 18h15 (en direct sur beIN Sports 1) suivi de Suède – Biélorussie à 20h30 (en direct sur beIN Sports 1)

A Zagreb, Kevin Domas

HandNews & CasalHand

14 CommentairesPoster un commentaire

  1. Styx - le 21 janvier 2018 à 20h07

    J adore le mot piegeux ! Je vois pas où est le piège ou je suis vraiment con ! Tu gagnes tu joues la demie , tu perds tu joues ta demie contre la Croatie , c’est quoi cette excuse bidon ! C est du journalisme .

  2. Vincent - le 21 janvier 2018 à 20h22

    Le piège c’est de se voir déjà vainqueur avant de jouer… Le piège c’est de croire qu’après la victoire contre la Suède, ce match sera une formalité…
    Heureusement, je pense que les “tauliers” de l’EDF sont suffisamment intelligents pour ne pas tomber dans l’excès de confiance et ne pas prendre la Serbie de haut pour ne pas avoir de mauvaise surprise à la fin du match et ensuite devoir jouer un match décisif face à la Croatie pour la qualif en demi dans une ambiance surchauffée…

  3. Pirate du PCHB - le 21 janvier 2018 à 20h22

    Le piège de ne pas jouer contre la Serbie, de perdre le match et d’être obligé de se défoncer contre la Croatie.

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