Proligue

Pas la ligue des stars, mais presque !

Les quatorze équipes de Proligue retrouvent ce soir le chemin des terrains. Si la saison dernière était un indicateur, alors il est bien compliqué de deviner quelles seront les deux équipes élues en mai prochain. Petit tour d’horizon.

La Proligue, ce pourrait être le paradis des sites de paris en ligne. Essayez juste de trouver le duo gagnant en fin de saison et vous pourriez devenir riche ! A la rédaction, on a essayé de le faire avec certains des entraineurs concernés, et on n’a jamais eu deux fois la même réponse. Il faut dire que, d’année en année, l’antichambre de l’élite devient de plus en plus compétitive et qu’à ce niveau, même un petit budget peut avoir son mot à dire. “Et on attend une Proligue encore plus spectaculaire” disait Olivier Girault la semaine passée, à la conférence de presse de la LNH. Pour cela, il a été décidé de modifier la formule. Le premier de la saison régulière sera assuré de monter en Starligue, sans l’être d’être champion, puisque celui-ci sera décidé au terme d’un Final Four, dont le vainqueur sera couronné et qui élira le deuxième club à pouvoir monter. Si on peut légitimement douter de l’attrait pour le premier de saison régulière, après avoir fêté sa montée, d’aller chercher un titre honorifique de champion, ce nouveau format a le mérite de concerner une équipe de plus pour le Final Four, puisque le sixième de la saison régulière pourra encore espérer attraper le wagon pour la Starligue.

Chartres fait encore office de favori

Ce qui aura, en revanche, comme effet de densifier encore plus un championnat où, la saison passée, la moitié des clubs pouvaient encore descendre ou, pour l’autre moitié, atteindre les play-offs à deux journées de la fin. La liste des prétendants est longue, très longue. “Pour moi, il y a sept équipes intouchables : Saran, Créteil, Sélestat, Massy, Chartres, Limoges et Dijon” énumère Benjamin Pavoni, l’entraineur de Vernon. Son équipe, promue et classée septième la saison passée, a été le poil à gratter parfait pour tout le monde. “J’aimerais vraiment que les joueurs soient en alerte, qu’ils se mettent en tête que, ce n’est pas parce qu’on s’est maintenu la saison passée que les choses vont se faire naturellement” continue-t-il. Chartres, encore une fois, fera figure de favori. Plus gros budget de la division, le club eurélien a vécu une intersaison agitée, avec les départs du coach Jérémy Roussel et de son meneur de jeu Edin Basic. “Je ne me pose pas la question de l’impact que tout cela peut avoir. On ne sera tranquille nulle part cette saison, il faudra avoir le moins de trou possible, sachant que le trou peut n’arriver n’importe où, n’importe quand” prévient Jérôme Delarue, adjoint propulsé sur le devant de la scène. Avec un finaliste du mondial 2015 (Youssef Ben Ali), un demi-finaliste de la Champions League 2016 (Sergiy Onufriyenko) et des meilleurs demi-centres de la saison passée (Aurélien Tchitombi), son recrutement a en tout cas fière allure.

Saran, un sept fort mais après ?

Derrière cette locomotive, au moins financière, ça se bouscule au portillon. Et, c’est une nouveauté, les relégués de Starligue n’ont pas l’étiquette de favori absolu collée dans le dos. Pourtant Saran fait belle figure avec ses deux stars espagnols José Manuel Sierra et Chema Rodriguez. Sauf qu’au relais d’un sept majeur très qualitatif, on ne retrouve que des jeunes du centre de formation. Et que la moindre blessure ou méforme risque de coûter très cher. “Comment gérer un effectif expérimenté et âgé ? Voilà une des grandes questions qu’il va falloir résoudre. Comme la capacité de ce groupe à endosser le costume de prétendant à la montée, que nous n’avons jamais eu. On sait que, cette saison, cela sera normal quand on gagnera, de par notre budget. Mais qu’il ne faudra pas tomber dans le psychodrame quand on perdra. Si on vise la remontée immédiate, je ne nous vois pas faire une saison à 26 victoires” prévient déjà Fabien Courtial, conscient que la concurrence est bien armée. Dijon, où rien ou presque n’a changé, ne s’est peut-être pas renforcé au sens propre du terme. Ulrich Chaduteaud, l’ancien adjoint de Jackson Richardson, a endossé le costume de numéro un, Mehdi Iguirri est reparti en Alsace, mais sinon, il faudra encore compter sur le demi-finaliste des derniers play-offs.

Limoges et Sélestat, c’est du solide

En revanche, à Limoges, quatrième masse salariale de la division, on voit les choses en grand. Quatre délocalisations de prévues, un budget XL qui se traduit par les arrivées d’éléments confirmés de Starligue, William Annotel (Dunkerque) et Romain Ternel (Toulouse) en tête. “Déjà l’an dernier, on était attendu mais on est plus armé pour assumer cette saison. On veut aller chercher les play-offs, et y faire un bon parcours” ambitionne Nenad Stanic. Du côté de Sélestat, le finaliste des play-offs de la saison passée, la montée ratée d’un but a ouvert les appétits. Et si, l’an dernier, on parlait surtout de reconstruction en Alsace, désormais, on entend bien passer à la vitesse supérieure. Renforcée intelligemment par trois recrues, l’équipe n’a que peu bougé. Et la frustration de mai dernier a été digérée. “Je dirais même que c’est un mal pour un bien. Si on avait pu monter, on l’aurait bien sûr fait. Mais cette saison supplémentaire en Proligue va nous permettre de consolider encore notre projet” avance Christophe Viennet.

Des reconstructions et des surprises potentielles

Si pour certains on en est au stade de la construction, pour d’autres, on est en plein travaux. A Créteil, par exemple. Changement de coach, puisque Pierre Montorier a remplacé Christophe Mazel, mais aussi changements de joueurs. Finis les temps où, avec espèces sonnantes et trébuchantes, le club séduisait des pointures étrangères. Les départs de Muhamad Toromanovic et Alexandru Csepreghi ont sonné la fin de cette époque et, désormais, on reste plus mesuré dans le Val de Marine. “Tout est nouveau, on part sur un projet complètement différent. On ne veut pas annoncer d’ambitions, non pas par volonté de se cacher, mais on ne sait pas vraiment comment les choses vont tourner” souligne Montorier qui, pour la petite histoire, entrainait encore les -15 ans du club il y a deux ans. Pour Massy, les données ne sont pas les mêmes mais l’ambiance n’est pas drastiquement différente. La descente de Starligue a forcé le club à diminuer son enveloppe salariale et Tarik Hayatoune a tenté des coups sur le marché des transferts. Nuno Goncalves et Luka Brkljacic sont des valeurs sûres de Proligue, restent à savoir si la mayonnaise va prendre. “Beaucoup d’équipes ont envie mais il faut s’attendre à des surprises, comme tous les ans. Tous les prétendants à la montée ont des profils différents et on va encore avoir un championnat hyper intéressant” termine le coach massicois. Des surprises ? Nancy, Strasbourg ou Caen pourraient en endosser le costume. Ce qui est sûr, c’est que le résultat en fin de saison sera sans doute assez loin de ce que vous aviez prévu. Et c’est ce qui va encore faire le charme de la Proligue.

Pour retrouver le calendrier et le classement de la Proligue, rendez-vous ici.

Kevin Domas (avec M. Georgeault)

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30 CommentairesPoster un commentaire

  1. Tino - le 14 septembre 2018 à 11h17

    Allez Chartres en espérant une victoire ce soir à Caen on est derrière vous

  2. Philippemhb - le 14 septembre 2018 à 11h47

    Encore des formules à “2 francs cinquante” qui voit un club classé quatrième se retrouvé dans l’élite et tout ceci pour avoir été en forme sur trois matchs tandis que le deuxième au classement après toutes les journées de championnat reste potentiellement sur la touche pas équitable sportivement et même nul. Résultat un yoyo permanent et un disparité évidente. Non, je n’aime pas les play offs quelque soit le sport collectif concerné. Terminer premier et ne pas être champion…encore plus naze! a vouloir tout changer, ça devient ridicule. Ça me rappelle un peu mes supérieurs dans mon boulot…dès qu’un nouveau arrive, il veut marquer de son empreinte son passage même si c’est pour des choix très douteux. Le premier et deuxième montent en Lidl starligue, point barre. Ah mince j’avais oublié, les matchs, la TV, la pub!!!!!

    • Olivier1 - le 14 septembre 2018 à 12h58

      T inquiete pas, c est partout pareil, j ai eu un bosse qui a tout reorganisé dans mon entreprise quand il est arrivé et pareil pour les maires des villes, presidents des Etats… Ils ne se soucient pas le moindre du monde de la depense qu ils vont generer, tout ce qui les importe c est de marquer de leur empreinte ce sur quoi ils ont “gouverné” pendant un court laps de temps pour soit disant rentrer dans “l Histoire”….

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