Starligue - J26
Un nul qui arrange tout le monde à Aix
Aix s'est montré coriace face à Saint-Raphaël pour arracher sa place européenne. Une belle partition livrée par la bande de Jerôme Fernandez qui aurait pu espérer mieux que ce nul (29-29, FM). Un résultat qui satisfait tout de même les deux opposants du soir, l'un restant à sa quatrième place (Saint-Raphaël), l'autre arrachant sa place européenne, historique et tant espérée en début de saison (Aix).
A chacun sa finale, il était quasiment écrit que Saint-Raphaël et Aix se retrouveraient dans le nouvel écrin du PAUC pour jouer une place européenne. Pour cela, Aix devait faire face à un sacré client. Son voisin, Saint-Raphaël, récent finaliste de la Coupe EHF à Magdebourg, qui a fait tomber Montpellier lors de la dernière journée de championnat, pour son troisième match en quatre jours. L’enjeu était grand et pourtant. Les Varois n’auront tenu qu’une bonne dizaine de minutes dans la rencontre avant de refaire surface dans le dernier quart d’heure. Un SRVHB méconnaissable de celui qui a été capable de reverser le MHB, sacré champion d’Europe dimanche. « Hier et avant-hier on avait fait des très bons entraînements, il y avait de bonnes sensations. Sur le début de match on était en place, on a été un peu fébrile par moment en ratant des choses simples et Aix a bien évidemment fait son match » justifiait Da Silva. Des ballons en touche, des tirs à 6 mètres manqués, rien n’allait. En attaque placée on avait beau chercher les pivots, mais souvent, les Aixois trainaient sur les trajectoires des ballons, les récupéraient et les montaient. Si les Raphaélois assuraient leur repli, on pouvait, comme souvent en Provence, compter sur Aymeric Minne, qui menait le jeu à merveille. Ses arrières l’aidaient quand il le fallait pour envoyer quelques ogives dans le but de Popescu, qui avait du mal à aller les chercher. Dans une Aréna qui poussait, Aix tenait donc Saint-Raphaël à la mi-temps de la plus belle des manières et était européen (16-12, MT).
Onufriyenko sort par la grande porte d'AixUn scénario idéal auquel les Aixois voulaient y croire et ils pouvaient. Toujours dans leur plan de jeu à leur retour du vestiaire, en face, Da Silva tentait des coups. Tantôt le jeu à 7, un Alexander Lynggaard prenant plus de volume dans le secteur central. Ça suffisait pour revenir. Jusqu’à l’égalisation de Raphaël Caucheteux décalé sur son aile par Dipanda sur le jeu de transition (26-26, 56’). Inespéré tant Aix semblait maîtriser le sujet « j’aurais été déçu de perdre parce que je ne pense pas qu’on le mérite ce soir » soufflait Jérôme Fernandez. Pourtant ses joueurs ont eu du mal à passer outre Alexandre Demaille, entré en deuxième période. Les ballons s’alourdissaient, quand Zein manquait le cadre à trois minutes du terme et que derrière, les Varois arrivaient à prendre leur temps pour offrir à Sarmiento l’occasion de marquer le but du +1 (28-27, 58’). Mais l’histoire aurait été trop cruelle pour laisser le PAUC bredouille à l’issue de la rencontre. Malgré un dernier but de Lynggaard encaissé dans la denrière minute, c’est un homme qui n’aura pas l’occasion de jouer cette Coupe EHF à l’Aréna qui a offert cette place à ses coéquipiers. Sergy Onufriyenko sur son côté droit délivrait toute l’Aréna en offrant ce point du nul synonyme de place européenne. Un résultat qui, finalement arrangeait tout le monde, Saint-Raphaël conservant ainsi sa quatrième place (29-29, FM). « On voulait vraiment le gagner ce match, même si on ne le méritait pas forcément. On s’était dit que dans le dernier quart d’heure les ballons allaient peser, on est resté dans ce qu’on savait faire. En deuxième mi-temps on avait décidé de s'étager et d'attaquer à 7, je pense qu'on a été récompensé de notre audace » analysait le coach varois. Tout est donc bien qui finit bien à Aix où les deux parties se quittent heureuses, sur un clapping commun face aux deux cops de supporters qui se sont répondus pendant 60 minutes fêtant tous deux la fin d'une belle saison, forte en émotions.
A Aix, Maxime Cohen.