Starligue – J6

Les gros ont eu chaud !


Que ce soit Montpellier, Nantes ou Saint-Raphaël, tous les gros du championnat ont du sortir les rames pour s’imposer ce soir. Il n’y a guère que Paris à avoir passé une soirée un peu plus tranquille.

Ce soir, Nantes est seul leader provisoire du classement, avant que Chambéry ne se déplace à Nîmes demain. Mais il s’en est fallu d’un cheveu pour que les hommes de Thierry Anti laissent leur première plume du championnat à domicile face à Cesson (29-28). Les Bretons ont joué crânement leur chance et, alors qu’on leur prédisait de passer un sale quart d’heure, ils ont failli réaliser la performance de la soirée. Ils ont même compté jusqu’à quatre buts d’avance en début de seconde période (17-13) alors que Jean-Jacques Acquevillo faisait feu de tout bois. L’arrière gauche, auteur de huit buts, a longtemps tenu son équipe au bout de son bras. Mais Nantes, à l’expérience, est revenu. Pas étonnant que Cyril Dumoulin ait fait les arrêts qu’il fallait et que Kiril Lazarov soit sorti de sa boite dans le money-time. Quatre buts pour le gaucher macédonien dans le dernier quart d’heure, dont celui de la victoire à quelques secondes du terme, pour neuf au total. Comme les semaines passées, Nantes s’est reposé sur lui et sur Nicolas Claire (8 réalisations) pour faire la différence en attaque. Suffisant pour l’emporter, mais d’extrême justesse.

Toulouse, relégable pas paniqué

A Paris, cela n’a pas été une balade de santé mais, dans l’ensemble, Toulouse était trop loin pour espérer taquiner le PSG, où Nikola Karabatic n’est même pas entré sur le terrain. Alors, comme d’habitude, Mikkel Hansen et Nédim Rémili ont fait la loi, trouvant chacun huit fois le chemin des filets. Et, malgré la défaite 30-36 et une place de relégable ce soir, à Toulouse, on veut pas s’affoler. “Les débuts de saison compliqués, j’ai l’habitude avec Cesson. Ce soir, on a su montrer de l’orgueil quand on était à -6 après un quart d’heure. Le début de saison n’est pas simple, mais il faut continuer à bosser et les résultats vont venir. On n’a peut-être qu’un point, mais il ne faut pas oublier qu’on a joué Montpellier, Paris et Chambéry. Les matchs à notre portée vont arriver” relativise le gardien toulousain Kevin Bonnefoi. Méfiance quand même puisqu’Istres a attrapé son deuxième point de la saison à domicile face à Tremblay (25-25). Il s’en est fallu d’un poil pour que les hommes de Gilles Derot laissent passer une nouvelle occasion à la maison, mais Nicolas Boschi a égalisé à quatre secondes de la fin, marquant là son neuvième but de la soirée. Et permettant aux Provençaux d’être ce soir au dessus de la ligne de flottaison.

Montpellier, à deux doigts du traquenard

Pour Montpellier, aux alentours de 21h25, ça sentait fort la soirée traquenard du côté de Pontault. Les deux équipes étaient à égalité, Valentin Porte était sorti, touché à la cheville (photo),  et, vu le contexte actuel, on n’aurait pas misé sur une victoire héraultaise. Mais heureusement pour eux, le promu a perdu les pédales. Trois pertes de balle en autant d’attaques, il n’en fallait pas tant pour Montpellier pour aller chercher un succès de quatre buts (30-26). C’est peu, mais c’est précieux, par les temps qui courent. Saint-Raphaël a certes dominé Ivry, mais n’a pas non plus sorti le match de l’année. Trois buts d’avance à la sirène finale, c’est peu, surtout quand on en a compté neuf vingt minutes plus tôt (18-9, 38′). Et qu’Ivry a même eu une balle pour revenir à un but à deux minutes de la fin. Heureusement que Mihai Popescu veillait pour empiler 19 arrêts et sauver les siens d’une mauvaise passe. Ce soir, en l’emportant 27-24, les Varois sont dans la première partie du classement.

Crédit photo: Emmanuel Durieux

Aix, la tête sous l’eau

Au contraire d’Aix, qui pointe à une piteuse neuvième place, après sa défaite du côté de Dunkerque (24-26). Les hommes de Jérôme Fernandez auraient toutes les excuses du monde, de leur rocambolesque voyage en Islande jusqu’à leur manque de confiance, pour l’expliquer. Mais ce qui met leur entraineur en rage, c’est leur incapacité à conclure. “C’est le scénario qui se répète depuis le début de saison. On fait des bons matchs, mais pas pendant soixante minutes et on donne les matchs à nos adversaires. Il faut que les joueurs se prennent en main individuellement. Si on continue comme ça, on va jouer la deuxième partie de tableau et se faire chier toute la saison. Mais là, face à ce genre de problèmes, je suis sans solution” disait-il, désarmé. Les Aixois ont perdu trop de ballons pour aller chercher une victoire à leur portée, même si Aymeric Minne a encore sorti une grosse prestation (9 buts). “On savait que c’était le danger principal mais on n’est pas arrivé à le maitriser. D’ailleurs, on ne contrôle pas le match non plus. Ca nous est arrivé à Nantes ou à Montpellier, j’ai bien cru qu’on allait refaire la même chose ce soir” disait Patrick Cazal, dont les hommes auraient sans doute pu tuer le match avant les cinq dernières minutes. Sans dommage, puisque la maladresse aixoise a offert le match aux Nordistes sur un plateau, tandis qu’Haniel Langaro plantait les dernières banderilles dans un taureau provençal mal en point.

Retrouvez les résultats et le classement ici.

Kevin Domas

HandNews & CasalHand

33 CommentairesPoster un commentaire

  1. sportcoo - le 11 octobre 2018 à 07h14

    Aix dans le dur et coach sans solutions !!!!!

  2. Yann Amar - le 11 octobre 2018 à 08h36

    Coach sans solution… joueurs sans entraîneur (tout juste un gentil animateur) et sans projet de jeu sérieux… vu le budget, ça s’appelle du gâchis non?
    Le managerat comme le management, ça ne s’improvise pas…

    • Software8743 - le 11 octobre 2018 à 09h03

      Tu peux pas dire qu'il improvise. Fernandez était déjà le coach/joueur l'an passé et Aix a fait une saison correcte. Facile de toujours tout mettre sur l’entraîneur les joueurs aussi doivent se bouger à un moment.

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