LFH – Finale aller

Nice “n’a rien à perdre” face à Metz

Nice reçoit Metz pour le premier volet de cette finale historique. Les Niçoises se sont hissées en finale après avoir éliminé Fleury en quart de finale (25-25 à l’aller et 25-24 au retour) et Brest au tour d’après (26-27 à l’aller, 23-27 au retour). De son côté, Metz a moins eu à batailler en quart de finale face à Toulon (17-28 à l’aller, 24-21 au retour) et face à Nantes en demi-finale (24-28 à l’aller, 33-22 au retour). Les deux équipes s’affrontent à 20h30.

Lors de ses vœux en 2017, le président de Nice, Ange Ferracci expliquait dans une vidéo mise en ligne par le club que dans les trois années à venir il ambitionnait de « titiller les sénateurs de cette LFH qui sont Metz, Fleury, Issy-Paris » en « comptant beaucoup sur le roulement de l’effectif à travers le centre de formation ». Un an et demi plus tard, c’est chose faite. Dans le collectif de Marjan Kolev qui a éliminé Brest en demi-finale, quatre joueuses sont formées ou sont arrivées jeunes à Nice. Dieneba Sy a intégré le centre de formation en arrivant d’Octeville (D2F), Jannéla Blonbou est arrivée pour se former depuis le Zayen La (Guadeloupe), Marie Fall qui elle n’a connu que Nice et enfin, dans le but, Hatadou Sako qui après Noisy a rejoint les Aiglonnes lorsqu’elle avait 20 ans. Pour se faire, le président a quand même dû apporter beaucoup d’expérience autour, comme il avait pu le faire en faisant signer des joueuses comme Cléopatre Darleux ou Alexandra Lacrabère au début où Nice pointait le bout de son nez en LFH. Cela avait d’ailleurs permis au club de jouer une finale de coupe de la Ligue en 2016.

Les arrivées de Carmen Martin et de Linnea Torstenson au début de la saison dernière se sont inscrites dans cette idée, afin d’emmener de l’expérience. C’est ce qu’elles ont apporté aux côtés de joueuses qui portent le projet du club depuis plusieurs années mais qui n’ont pas leur vécu. C’est notamment le cas pour la capitaine, Ehsan Abdelmalek, arrivée à Nice depuis La Rochelle en 2015. « On est une équipe qui a de l’expérience avec des joueuses comme Linnea, Carmen, Martina (Skolkova) qui joue en LFH depuis 10 ans mais on a aussi des jeunes comme Jannéla (Blonbou) et c’est ce qui fait de nous une belle équipe, c’est une saison historique pour nous » soufflait l’Egyptienne qui nous avouait ressentir “quelque chose de magnifique! Pour moi c’est la première fois que je dispute une finale de championnat. Avant cela j’avais joué que les demi-finales contre Metz et une finale de Coupe de la Ligue mais là ce n’est pas pareil. Je suis très contente de jouer cette première finale en tant que capitaine de l’OGC Nice”.

La qualification en Coupe d’Europe après la victoire au match retour contre Fleury était déjà un bonheur immense pour le collectif dirigé par Marjan Kolev. Nous avions retrouvé son adjoint qui n’était pas parvenu à cacher son émotion après le coup de sifflet final, au milieu du palais des sports Charles Ehrmann. « Pour nous c’était le match le plus dur, on était un peu stressé et on voulait cette qualification en Coupe d’Europe. Après la victoire contre Fleury on pensait gagner à Brest parce qu’on sait que c’est une équipe qui nous réussit, on déjà gagné cinq fois contre elles et on a perdu que deux fois » ajoutait la capitaine.

Metz pour lancer son sprint

Photo: Bertrand Delhomme

La chanson n’est désormais pas la même mais  les Niçoises savent qu’elles n’ont pas grand-chose à perdre sur cette double confrontation. « On va jouer sans pression. On sait que Metz c’est très solide. Elle fait partie des quatre meilleures équipes européennes maintenant. J’espère surtout qu’on va profiter de cette finale » ajoutait la capitaine des Aiglonnes. Dans le camp d’en face on se méfie quand même. Les Lorraines, sont arrivées sur la Côte d’Azur lundi, après leur week-end européen pour préparer au mieux ce match, en limitant un peu les déplacements.  Elles comptent bien oublier les deux défaites du week-end. « Il va falloir évacuer ce soir (dimanche) et lundi. Mardi on se remet au travail, on ne va peut-être pas enchainer sur trois défaites de suite, ce ne serait pas Metz, expliquait Béatrice Edwige au sortir du match contre Vipers (défaite 30-31 dimanche). Déjà, en un week-end on a eu plus de défaites que sur certaines saisons complètes. Il faut qu’on arrête cette spirale et qu’on reparte sur d’autres choses ». Surtout que la pivot, qui a porté le maillot de l’OGC Nice de 2014 à 2016, sait que cette équipe peut poser des problèmes. « On va jouer une très belle équipe de Nice, elles ont fait une très belle demi-finale retour à Brest. J’ai trouvé qu’elles avaient très bien joué, elles jouent à leur rythme, elles font ce qu’elles savent très bien faire, elles restent dans leur plan de jeu et elles n’essaient pas de ressembler à une autre équipe. On a eu beaucoup de mal à les manœuvrer à Brest cette saison donc c’est un très gros match qui nous attend ». Pour Nice, ce sera l’occasion de fêter cette belle saison, avec le dernier match de Carmen Martin et de Linnea Torsteson à domicile (les deux repartent à Bucarest à l’intersaison) et pour Metz, l’occasion d’entamer de la meilleure des manières, son sprint (des) final(es).

Maxime Cohen.

Nice – Metz 20H30 📺beIn Sports 2 

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5 CommentairesPoster un commentaire

  1. Bolivar7 - le 15 mai 2019 à 16h01

    Je sais pas si les Dragonnes ont eu le temps de se mobiliser, malgré les mots de Manu, mais l'occas est belle pour les Aiglonnes !!

  2. Vinch1 - le 15 mai 2019 à 17h54

    Je me demande effectivement si les têtes ont eu le temps de se remettre à l'endroit côté Metz.

    • Bolivar7 - le 15 mai 2019 à 18h27

      Surtout que ca se fait en 2 fois

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