Starligue

Et Titi s’en est allé…

A 42 ans, Thierry Omeyer a tiré sa révérence hier soir, au terme d’une ultime match avec le Paris Saint-Germain.

L’histoire retiendra que Thierry Omeyer a réalisé le dernier arrêt de sa carrière sur un pénalty, à deux minutes trente de la fin de la dernière rencontre de sa carrière. Un point final pour une ultime soirée où Titi aura été fidèle à lui même : infranchissable. 15 parades, certes, mais ce n’est pas ce qu’on retiendra de cette soirée dans l’ouest parisien. On se souviendra en revanche longtemps des hommages rendus au meilleur gardien de tous les temps, de cette arrivée à Coubertin sous les fumigènes des ultras à cet ultime temps-mort pris par Raul Gonzalez pour laisser son portier se faire acclamer par le public. Un peu pris par l’émotion, Omeyer s’est avancé jusqu’au centre du terrain, pour savourer une énième ovation au presque terme d’une soirée bien remplie. “Je me suis fait plaisir une dernière fois. Aujourd’hui, ça a été une journée difficile, j’avais un peu peur pour ma dernière mais tout s’est bien passé. Les jambes un peu lourdes à l’échauffement, mais dès que j’ai fait quelques arrêts, c’était bon” souriait le désormais retraité, toujours aussi motivé et concentré. C’est finalement sans doute comme ça, en sortant une dernière remarquable prestation, qu’il a pris le plus de plaisir.

Les départs en retraite sont parfois le moment de passer au laudatif sans qu’il n’y en ait vraiment besoin. Mais là, difficile de trouver un adjectif pour rendre hommage à un joueur qui aura cumulé 59 titres dans sa carrière, longue de 25 ans. Entre Selestat, Montpellier, Kiel et Paris, rien, absolument rien ne lui aura échappé. “Il a fait une carrière parfaite, c’est le meilleur gardien de tous les temps, un exemple pour les générations à venir” résumait son ancien partenaire en bleu Olivier Girault, avant que Luc Abalo ne confie être ébahi devant une carrière aussi longue et performante. La dernière médaille de cette longue série n’est certainement pas la plus prestigieuse, mais Omeyer a eu le droit de soulever le trophée de la Starligue avec femme et enfants, après un nouvel hommage de Coubertin. D’ailleurs, hier, même la sécurité de Coubertin portait des badges pour le remercier. Signe qu’on s’était habitué, au bout de cinq ans, à voir Titi à Coubertin. Désormais, il va falloir faire sans. Car il s’en va, sans avoir fait la saison de trop, une de ses plus grandes craintes. Non, Thierry Omeyer part au sommet de son art, comme seuls les plus grands savent le faire. “C’est une nouvelle vie qui commence. Même si j’aurais bien aimé qu’il continue un an de plus, je suis super contente pour lui” souriait sa fille Manon. Qui va devoir s’habituer à voir son papa à la maison un peu plus souvent qu’avant.

Kevin Domas (avec C. Domas)

6 CommentairesPoster un commentaire

  1. Jack3544 - le 7 juin 2019 à 10h25

    Et le dernier but encaissé sur un tir de Doré, lui aussi retraité, beau symbole.

  2. Fabien Capezutti - le 7 juin 2019 à 10h25

    Quel dommage qu il n y pas eu un final four en apothéose…

  3. Beys Laurent - le 7 juin 2019 à 15h47

    Il décide d’arrêter, c’est la lutte qu’il s’était fixé. Mais clairement, en voyant sa saison et le match d’hier, il arrête en étant encore hyper performant. Quel immense Champion … Ayant vu énormément de matchs à Coubertin ces quatre dernières années, je me dis que j’aurais eu la chance et le privilège de le voir évoluer. Encore merci.

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