Starligue – J4

Saint-Raphaël dans le rouge, Paris toujours au vert

La 4e journée de Starligue aura réservé assez peu de surprises, avec les grands du championnat aisément vainqueurs. Dans le match de la peur entre Saint-Raphaël et Ivry, ce sont les visiteurs du Val-de-Marne qui ont emporté la mise. Paris vainqueur sans forcer, garde la tête du championnat.

On en est qu’à la quatrième journée, mais les parisiens ont tout l’air de se diriger vers une saison aussi apaisée que la dernière. Après avoir fait sa démonstration de force en ligue des champions face à Szeged, le PSG a assuré son match contre Toulouse. À hauteur pendant 20 minutes, mené par le lutin Steins (6/6), les toulousains ont logiquement dû se résigner… L’armada parisienne, avec en tête Nedim Remili décidément infatigable (7/12), étant un ton au-dessus (34-28). A noter que Nedim Rémili a franchi le cap ce soir des 500 buts marqués en Starligue.

Une fin tendue à Tremblay

On peut comprendre l’énervement des Tremblaysiens à la sortie du match, avec un temps-mort refusé et une dernière balle qui aurait pu être celle de l’égalisation contre Montpellier (25-26). Frustration, d’autant que les jaunes et noirs ont fait la course devant une grande partie de la rencontre. “Vous avez vu ce qu’il c’est passé, on a pas tout compris avec la table et les délégués, glisse dépité Marouane Chouiref au micro de BeIn Sport. Après… On a tout donné, il faut garder cette envie pour les prochains concurrents directs.” Si la défense garde cette énergie débordante, guidée par le duo Diallo-Kopco, il est sûr que d’autres souffriront. Si Darko Arsic se met aussi à fermer ses buts comme en première période (12/33 à 36% au final)

Frustré pour Tremblay, et pas franchement souriant pour Montpellier. Yannis Lenne est peu satisfait dans tous les cas : “On dirait qu’on aime bien les grosses fin de matches, mais on a pas le droit de se mettre dans ses situations là. C’est pas inadmissible la première mi-temps mais… […] On ne pourra pas gagner tous les matches comme ça.” Pourtant passé devant en fin de première période (10-12, 21e), les montpelliérains avaient montré des failles importantes dans leur axe central et une certaine inefficacité devant, expliquée aussi par la partie des adversaires. Heureusement, Valentin Porte a assumé son rôle (7/9) tout comme Fredric Pettersson (7/8), toujours seul à son poste en absence de Afgour. De quoi tenir la baraque, avant que Duarte, Lenne et Simonet signent un 3-0 salvateur dans le final (25-23, 56e). Montpellier aime se faire peur.

Aix et Nantes dans un fauteuil

Deux situations différentes, mais un même résultat. Que ce soit Aix en Provence face à Istres (31-23), ou Nantes en déplacement à Chartres (28-38), les rencontres furent vite pliés. Aix en Provence était en opération rachat après son couac de la semaine passée à Ivry. Istres a déjà montré sa qualité dans le championnat et aura eu le malheur de tomber sur le mauvais jour : la défense de Aix était survoltée, et Gabriel Loesch intenable (8/10). Seul Andrea Parisini tire encore son épingle du jeu (7/9).

À Chartres, on a même craint un score insoutenable (7-21, 25e). Nantes a démarré tambour battant, et Cyril Dumoulin (16/42 à 36%) s’est déjà illustré, comme le souligne Valero Rivera : “Cyril a fait un super match et nous a aidé à monter les ballons. On a fait un super boulot tout le long du match, il n’y a pas beaucoup d’équipes qui feront des matches comme ça.” L’ailier s’est par ailleurs régalé (8/11). Heureusement pour Chartres, Grahovac (37% d’arrêts) et Vium (8/10) furent aussi dans une bonne forme, et les rotations adverses ont permis de reboucher le trou et le rendre moins pénible. L’addition reste salée.

Saint-Raphaël dans le rouge, Créteil pas très loin

Si la première mi-temps à Créteil donnait l’espoir d’accrocher quelques points à Dunkerque (12-11, MT), le retour de vestiaire fut catastrophique. 6 buts encaissés en 6 minutes, contre aucun de marqué, et Dunkerque avait la voie royale vers la victoire (12-17, 35 ; 20-27, SF). Une victoire qui permet à Dunkerque de se placer idéalement avant de se tester contre Saint-Raphaël, Aix-en-Provence et Nîmes.

Même si en recevant Saint-Raphaël, ils auront face à eux la surprenante lanterne rouge du championnat. Pire, après avoir mené le match pendant 20 minutes, les varois se virent rattrapés et dépassées par les Ivryens (10-10, 20e)… Et ne repasseront plus jamais devant. Avec Mate Sunjic parfait dans le rôle du grain de sable et Jean-Emmanuel Kouassi (2/3 à 7m !) dans celui du briseur de moral, les gardiens rouge et noir ont eu un rôle important ce soir. Devant, c’est les frères Bataille ainsi que Linus Persson qui auront eu la main chaude avec six buts chacun. Le symbole : l’exclusion de Adrien Di Panda, le capitaine obligé de quitter les siens dans la difficile fin de match.

18 CommentairesPoster un commentaire

  1. Bellete34 - le 26 septembre 2019 à 00h00

    Alor les joueur de st raphe ces vraiment mieu sans da silva ?pathétique votre respect pour lui dans votre article de début de saison comment mal parlé d’un coach qui vous a emmener deux fois au final four ehf

    • Bibi - le 26 septembre 2019 à 09h18

      Avec un roumain,il ne fallait pas s’attendre à mieu,pour moins que ça,dans les Balkans,il se serait déjà fait viré..(comme Gaudin a constanta)et da saliva c est pareil,il en fallait juste un autre!!la méthode espagnole a chartres marche bien aussi😂

  2. Moorgan9 - le 26 septembre 2019 à 00h28

    Y a t’il un coach à Saint Raph? C’est à dire un gars dont le rôle ne se limite pas à porter une tablette et poser une feuille verte sur une table??? Un gars dont le niveau réel dépasse celui d’un accompagnateur de handball (niveau 1)???

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