Coronavirus

En première ligne : Mélissa Maréchal

Crédit: CA Bègles handball

L’épidémie de Covid-19 touche actuellement toute la planète. Face à cette catastrophe sanitaire, des figures du handball français sont en première ligne. Handnews leur rend hommage. Aujourd’hui : Mélissa Maréchal, joueuse de Bègles en D2F. 

“Je bosse pas mal. A la base je suis à temps partiel pour pouvoir jouer au hand à côté. Comme j’ai des collègues en arrêt je les remplace. Je suis dans une clinique privée, dans une unité de soins de suite de convalescence. On n’est pas vraiment en contact avec le virus, on a eu un seul cas pour l’instant. C’est le travail en équipe qui est difficile à gérer, avec les tensions que ça peut générer. Au début on ne mettait pas de masque, on n’avait rien, pas de consigne particulière et ça a créé des tensions. On ne savait pas quand les patients étaient positifs ou pas. Pour le cas qu’on a eu, c’était une personne qui venait pour une prothèse de hanche et on a vu qu’elle n’était pas bien. Après le test elle était positive. Certains ont été très stressés. Moi j’ai la chance d’être toute seule chez moi, je n’ai pas la peur de le transmettre à ma famille. C’est plus risqué de recevoir les patients comme ça, on ne sait pas d’où ils viennent et ce qu’ils ont eu. Actuellement, je fais des journées de douze heures et j’ai droit à deux masques par jour. Ce sont nous qui gérons les distributions à tous les soignants, on les compte tous les jours. On nous a demandé si on était prêt à recevoir des patients du Covid. Ils doivent s’y préparer, pour l’instant dans notre région, on n’est pas trop touché mais on ne sait pas comment ça va évoluer.”

“On vit au jour le jour, on n’a pas trop d’infos”

“En ce moment, je fais plus qu’un plein temps, je fais des semaines entre 48 et 60 heures. C’est fatigant, la charge est un peu plus lourde parce qu’on récupère des pathologies plus lourdes. Les hôpitaux et les cliniques ont besoin de place et nous récupérons leurs patients. La charge de travail s’alourdit et on n’est pas plus nombreux. J’ai 22 patients à gérer actuellement. Le vendredi avant l’annonce du confinement, ils ont fait le nécessaire pour en faire rentrer un maximum chez eux et après ça s’est rempli. Maintenant, on vit au jour le jour, on n’a pas trop d’infos. Au début les malades qui arrivaient chez nous n’avaient pas forcément de masque. Maintenant, ils ont forcément un masque pour 14 jours.”

“Quand j’arrive à me motiver après ma journée, j’essaie de faire un peu de sport le soir. Mais quand je travaille, je ne peux pas aller courir. Je rentre à 20h15 et chez moi il y a un couvre-feu et je ne peux pas sortir après 21 heures. Je fais du renforcement et des exercices chez moi. J’ai la chance d’avoir un balcon pour pouvoir le faire. Gérer les deux en temps normal, je m’y suis habituée, ça fait six ans que je le fais. Les jours où je travaille et que j’ai entraînement le soir, c’est un peu plus chaud quand même”.

Recueilli par Maxime Cohen.

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