Euro 2020 – Gr. B

La République Tchèque au milieu des gros

Trois grosses équipes partent logiquement favorites dans le groupe B, de cet Euro. Russie, Suède et Espagne vont se battre pour attaquer le tour principal de la meilleure des manières. Derrière, la République Tchèque jouera modestement sa carte. 

La répartition des groupes offre à celui qui porte la lettre B, trois formations qui peuvent prétendre à un dernier carré. Russie, Suède et Espagne sont favorites. Ce n’est pas pour autant qu’il faut laisser la modeste République Tchèque de côté. Jan Basny, le sélectionneur aussi passé par Nantes, façonne le projet de la sélection nationale depuis 2010. C’est le plus ancien en poste lors de cette compétition parmi ses pairs. Année après année, il grappille des places, comme en 2017 où les Tchèques avaient déjoué les pronostics lors du mondial en Allemagne. Elles avaient éliminé la Roumanie en huitième de finale (28-27), à Leipzig. Une première sous l’ère Basny. En 2018, lors de l’Euro en France, elles n’avaient pas confirmé en terminant sans la moindre victoire et n’ont pas participé au dernier mondial.

Difficile de détacher un favori évident parmi les trois autres équipes. Carlos Viver et ses guerreras sort de deux championnats d’Europe difficiles. En Suède, d’abord, en 2016, l’Espagne elle avait terminé troisième de la phase de poules, sans faire d’exploit en suivant, au tour principal (dernière sans victoire). Puis, il y a eu 2018 en France. De nouveau une troisième place dans le groupe C, derrière les Pays-Bas et la Hongrie, puis un tour principal catastrophique, fanny. Malgré ces deux échecs sur la scène européenne, l’Espagne reste sur un très bon mondial au Japon l’an dernier et une finale perdue face aux Pays-Bas (29-30).

La Suède enfin ?

Les Russes, après une finale perdue en France lors du dernier Euro, restent sur un podium lors du mondial 2019. Un bon résultat tout de même pour la première d’Amrbos Martin à la tête de la sélection. Il succédait alors à l’emblématique Trefilov. Cette année, les Russes partent au Danemark sans Anna Vyakhireva. L’arrière droite, meilleure joueuse du dernier Euro en France souffre d’une blessure au dos qui la contraint de porter un corset. Sans elle, la Russie reste tout de même assez armée avec une base arrière d’expérience, menée par Daria Dmitrieva.

Enfin, il reste la Suède, toujours placée, jamais récompensée. En 2017 lors du mondial, les coéquipières de Bella Gullden, la demi-centre de Brest, avaient joué le dernier carré à Hambourg. Là, elles étaient tombées face à l’équipe de France et avaient été battues (24-22). Sinon, il faut remonter à 2014 pour une médaille européenne, c’était le bronze en Hongrie. Alors cette fois, avec une meneuse de jeu qui fait les beaux jours de Brest en Ligue des Champions entourée de joueuses qu’elle connaît parfaitement, la Suède peut espérer mieux qu’une troisième place dans ce groupe, à laquelle elle est abonnée depuis deux éditions.

Maxime Cohen.

1 CommentairePoster un commentaire

  1. Sasori9 - le 3 décembre 2020 à 11h31

    Les Suédoises sont combattives mais il y a trop de peu de joueuses qui jouent dans les meilleurs clubs Européens. La LdC est une bonne école pour gagner l'Euro.
    Espagne est capable de gagner l'Euro. Les Espagnols ont subi l'injustice en 2019, suite une regle pathétique….

    Vyakhireva est un gros plus pour la Russie, elle est vive et foute le bazar dans la défense. Sans elle, les Russes vont jouer comme avant à l'image de Rostov, rouleau compresseur. Espagne est capable de résister aux Russes.

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