LSL – J12

Paris remporte un duel particulier à Nantes

Vincent Gerard (Paris Saint-Germain)

Face à Nantes, Paris a fait un grand pas vers le titre de champion de France, porté par un monstrueux Vincent Gérard.

Dans une halle XXL vide, Nantes accueillait l’autre représentant français en Ligue des Champions, Paris. La première période offre un réel duel défensif où les gardiens sont très en vue. Un arrêt de Nielsen sur Sole, Gérard lui répond sur Nyokas, la rencontre est lancée. Mais si les gardiens sont très bons dès l’entame, les deux équipes parviennent tout de même à trouver la solution, sur contre-attaque ou à l’intérieur pour Nantes, avec Hansen côté Paris (5-6, 12′).

En attaque, le H voit ses arrières Nyokas et Lazarov en immense difficulté face à Vincent Gérard, et font un temps la course derrière. Pourtant, au quart d’heure de jeu, les Violets vont parvenir à reprendre le match en main. Après quelques échecs de Pechmalbec, l’entrée de Figueras fait du bien, avec 2 buts coup sur coup, tandis qu’en face, les joueurs de la capitale s’embourbent dans la défense nantaise. Steins met du rythme, mais Nédim Rémili peine à entrer dans son match, et les défenseurs locaux ne font pas de cadeaux. Les hommes d’Alberto Entrerrios ont même une occasion unique d’infliger un gros coup à leur adversaire en profitant d’une double supériorité numérique, mais Paris tient bon et reste au contact (8-8, 18′). Mais après une praline de Cavalcanti et une contre-attaque de Rivera, capitaine du soir, Gonzalez pose sont temps mort (10-8, 21′).

Vincent Gerard (Paris Saint-Germain)

Paris costaud avant, et après la pause

Les champions de France vont très bien gérer la fin de période. Avec une défense encore plus agressive et un Vincent Gérard toujours plus infranchissable (12/23, 53% en première période), ils parviennent à recoller. Cette remontée est pourtant bien difficile, avec des attaques qui peinent des deux côtés. A 5 minutes de la pause, Gérard bâche Rivera sur 7m, et Dumoulin lui répond face à Hansen sur l’action suivante (10-9, 25′). “On a eu un temps faible où on a un peu bredouillé notre handball en attaque mais c’était un peu mieux sur la fin“, souligne Gérard à la pause. Et en effet, ses partenaires parviendront à passer les buts en n’en encaissant qu’un seul sur les 10 dernières minutes (MT : 11-12). “On va essayer de régler un peu cette attaque. Notre organisation défensive fait qu’on n’a pas d’ailiers purs sur les ailes ou en défenseur avancé, donc c’est plus dur de prendre de vitesse sur contre-attaque mais c’est aussi notre force en défense.

Dans le premier acte, le rythme s’est montré très calme et les locaux, orphelins de leur public, ne parviennent pas à enflammer le match. “On fait une bonne partie mais malgré ça ils nous mènent d’un but, c’est un peu dommage, analyse Feliho de façon contrastée. Je pense qu’on a laissé des occasions en route, quand ça ronronnait un peu en face, on aurait pu créer l’écart mais Vincent a été très bon. Il faudra qu’on soit prêt, si il y a une petite opportunité en deuxième mi-temps, il faudra être capables d’y mettre la tête.” La deuxième mi-temps va pourtant très mal commencer pour ses partenaires. Rémili par deux fois et Steins sur contre-attaque vont porter leur équipe à +4, imposant le temps mort d’Alberto Entrerrios, pour relancer ses hommes (11-15, 32′).

Olivier Nyokas (Nantes)

Nantes ne lâche rien, mais reste derrière

Heureusment, les Nantais vont ensuite parvenir à relancer leur match. Et c’est Olivier Nyokas qui sera l’homme fort de ce début de période. Avec 3 buts de suite, il remet son équipe à flots et Kiril Lazarov ramène les siens à 1 longueur (15-16, 37′). Mais en face, c’est celui qui avait écrasé les Nantais l’année dernire avec Toulouse, Luc Steins, qui est un poison. Deux buts coup sur coup de sa part, le PSG reprend son avance (15-18, 40′). Pour autant, les champions de France n’en mènent pas large. Avec un Aymeric Minne solide plus en réussite lui aussi, son équipe parvient à rester au contact à l’entrée du money time (19-21, 50′).

Alors que Rivera marque et qu’Emil Nielsen bâche Kristopans, on sent les Violets capables d’enflammer la rencontre (20-22, 51′), mais Cavalcanti écope d’une exclusion pour mauvais changement… Ses adversaires n’en demandaient pas tant, et ne se privent pas pour reprendre leur écart par Nahi (20-23, 55′). Pour ne rien arranger, le demi-centre Rok Ovnicek est contraint de sortir sur un choc, et on croise les doigts pour qu’il ne rejoigne pas l’infirmerie déjà trop pleine du H. Alberto Entrerrios pose son temps mort de la dernière chance. Et Kiril Lazarov lui fait honneur sur l’action suivante, avec un missile royal qui vient se loger derrière Vincent Gérard (21-23, 55′). Raul Gonzalez répond immédiatement de son temps mort, et c’est Hansen qui confirme ce dernier sur le terrain, mettant les siens en très bonne position (21-24, 56′). La dernière carte d’Entrerrios sera une défense 4-2, avec Rivera et Balaguer très hauts sur Rémili et Steins. Nahi perd la balle, et Nyokas maintient l’espoir (22-24, 57′). Mais c’est finalement Kounkoud qui vient confirmer la très belle partie de son équipe, avec un 25ème but à 1 minute 30 du terme. Les partenaires de Mikkel Hansen s’imposent finalement de 2 buts (SF : 24-26). Côté Paris, réelle satisfaction à la suite de cette bataille de 60 minutes, et le capitaine Luka Karabatic se satisfait de la très bonne gestion des temps faibles par son équipe “On a aussi bien appuyé au retour des vestiaires, on savait que l’année dernière on s’était pris un 5-0 d’entrée et on ne voulait pas que ça nous arrive à nouveau. Il va falloir qu’on s’appuie là dessus et sur notre bonne gestion des temps faibles pour la suite. Et on a un gros match qui va être dans la même venie dans 3 jours donc on n’a pas vraiment le temps de profiter de cette victoire.

Aymeric Minne (Nantes)

Minne : “Ce n’était pas un Nantes-Paris comme d’habitude”

Une victoire au terme d’un Nantes-Paris pas comme les autres, où les attaques se sont moins montrées, comme le rapporte le héros du soir, Vincent Gérard (20/44, 45%) : “C’était très laborieux en attaque, Luc [Steins] a trouvé des solutions en seconde période mais pour nous qui sommes habituellement à plus de 30 buts c’était difficile“, ce sur quoi rebondit Aymeric Minne, malgré la déception. “On a très bien défendu, on a su les mettre en difficulté et ils se sont bien cassé les dents sur notre défense. Mais après on a été aussi en difficulté face à la leur, et face à leur gardien. On a l’impression qu’on n’est pas loins mais d’un autre côté il manque pas mal de choses. Je ne pense pas qu’on ait un seul joueur qui ait été à son meilleur niveau ce soir, donc face à une équipe comme ça ça n’est pas suffisant, résume le demi-centre. Il faut qu’on soit tous à un niveau bien plus élevé, parce que eux non plus n’ont pas fait leur meilleur match. Il y avait sans doute quelque chose à faire, mais on bloquait sur les balles de -1, on n’est pas parvenus à revenir.” Enfin, l’absence de public a forcément pesé sur ce Nantes-Paris décidément pas comme les autres. “Là sans le public on n’a pas ce supplément d’âme dans les dernières minutes, où on pose le physique et où il n’y a que le mental qui compte. Contre Zaporozhe avec une salle pleine, je suis sûr qu’on ne perd pas le match. Je pense qu’à cause du non-public, le match a eu un faux rythme un peu bizarre. J’en parlais avec Vincent [Gérard], ce n’était pas un Nantes-Paris comme d’habitude. C’était un peu bizarre, et j’espère que ça sera le dernier comme ça.

Les deux formations devront se remettre de leurs émotions, car chacune ira se mettre en danger dans le sud dans 3 jours. Du côté de Montpellier pour Paris, et chez les ambitieux Aixois pour les Nantais, qui retrouveront ainsi leur ancien entraîneur Thierry Anti. Du côté de l’infirmerie, si Gurbindo et Briet n’ont pas pu être alignés ce soir, Rock Feliho a pu donner de ses nouvelles au micro de BeIn Sports : “Finalement ce n’est qu’une entorse. C’est frustrant, là 2020 c’est terminé pour moi, mais ça ne durera pas longtemps. Je remercie aussi Dylan [Garain] et les joueurs de Dunkerque qui m’ont envoyé des messages de soutien.

Nantes : Damatrin (0/1), Ovnicek (0/1), Milic (0/1), Nyokas (5/8), Rivera (5/7, dont 0/1 pen.), Cavalcanti (1/3), Augustinussen (1/1), Pechmalbec (2/4), Figueras (2/3), Bataille, Minne (4/9), Lazarov (4/10, dont 1/1 pen.), Balaguer (0/1), Monar. Dumoulin (1/3, dont 1/3 pen., 33%), Nielsen (12/36, dont 0/1 pen., 33%)

Paris : Steins (5/6), Keita, Kristopans (0/3), Kounkoud (1/3), Sole (1/2), Toft Hansen (1/1), Rémili (4/7), Grébille (2/3), Syprzak (1/1), Karabatic (2/3), Morros, Hansen (7/13, dont 3/4 pen.), Prandi (0/1), Nahi (2/3). Gérard (20/44, dont 1/2 pen., 45%), Genty.

Antoine Piollat

40 CommentairesPoster un commentaire

  1. greg - le 13 décembre 2020 à 18h08

    VGE président !

  2. stephane_44 - le 13 décembre 2020 à 18h12

    Trop d'erreur pour espérer un résultat positif ! On est vraiment doué pour faire briller les gardiens en ce moment et le prochain match on rencontre Pardin qui marche littéralement sur l'eau en ce moment 🙂

  3. samy4 - le 13 décembre 2020 à 18h13

    Bon match de Paris avec une grosse défense et un énorme Gérard, ils jouent un peu à se faire peur sur la fin de match mais ils ont su dans l’ensemble rester assez zen je trouve dans le contrôle du match.

    Par contre, c’est un complot, les scores qui déconnent dans les salles dans toutes les dernières minutes, c’est arrivé déjà 2 fois auparavant cette saison je crois avec des scores qui étaient encore plus serrés qu’ici où finalement la messe était dite.

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