Proligue – J20

Sixièmes victoires d’affilée pour Pontault et Nancy

Crédit photo : Kevin Domas / Panoramic

Alors que le choc entre Cherbourg et Saran a été reporté, Pontault-Combault et Nancy ont remporté leurs matchs respectifs et gardent la tête du championnat. Dijon est freiné par Besançon, Valence gagne un match important, Billère et Strasbourg se neutralisent alors qu’Angers se donne des raisons d’y croire.

Saran devait jouer deux matchs capitaux cette semaine, contre deux de ses co-leaders : Pontault-Combault mardi, et Cherbourg ce dimanche. Mais, triste rengaine de cette saison où la Proligue reste malgré tout moins impactée que sa grande sœur la Starligue, le Covid-19 s’est invité et a chamboulé le programme, avec un nouveau cas détecté dans l’effectif saranais. Le duel contre Cherbourg a été reporté à ce mardi 30 mars. En attendant, les nombreux reports rendent peu lisible la lecture du haut du classement, dont la tête était occupée mardi soir par quatre équipes, dont deux comptant des matchs de retard.

Pontault surclasse Massy

Ludwig Appolinaire (Pontault-Combault HB)

Pontault-Combault, qui fait partie des équipes avec des matchs en retard, essaie de faire abstraction du classement. « Il ne faut pas se focaliser là-dessus, affirme ainsi son coach Chérif Hamani. On a des matchs, il faut continuer à produire du jeu, chercher à progresser. » Néanmoins, force est de constater que le PCHB est tout en haut du classement, et conserve son invincibilité de 2021 avec une nouvelle victoire contre Massy. Le suspense de la rencontre a vite été éteint, avec une entame à sens unique pour les Pontellois (5-0, 9’), qui se sont ensuite attachés à conserver leur avance avant d’enfoncer davantage les Massicois avant le retour aux vestiaires (16-8, 30’). Massy rate son retour des vestiaires et s’enterre un peu plus (20-8, 35’). La fin de match n’a plus grand intérêt, et le PCHB s’impose largement (28-19). « Quand on prend les choses par le bon bout, ça peut le faire, se satisfait Hamani. C’est surtout sur l’aspect défensif qu’on a été rigoureux. Je suis content des gars, ils ont tous apporté quelque chose. »

Jérémy Roussel (Massy Essonne HB)

À l’inverse, quand on demande à son homologue Jérémy Roussel ce qu’il y a à retenir du match du côté de Massy, celui-ci ne tourne pas autour du pot : « Il y a à retenir qu’on n’est pas bons. Allez, on a retrouvé un peu de vertu défensive, mais après il n’y a pas grand-chose à dire dans ces cas-là. Il faut la fermer, et retourner au travail avec courage et bonne humeur. » Son équipe n’a pas vraiment existé, surtout en attaque où elle a, selon lui, proposé une « bouillie de handball ». La large défaite encaissée à Strasbourg mardi (28-22) a laissé des traces. « Je pense qu’on s’est perdu à Strasbourg, et qu’on est trop fragiles et trop jeunes pour switcher en quelques jours », analyse l’entraîneur essonnien. En face, on se demande bien ce qui pourrait freiner Pontault, qui signe une sixième victoire de rang. « Ce qui peut arrêter Pontault, ce sont les autres équipes, répond malicieusement Hamani. Ce championnat est difficile, tout le monde peut battre tout le monde, il y a des pièges à chaque journée. On ré-attaque lundi, ce n’est pas un jour où on a l’habitude de jouer, les débuts de semaine sont d’habitude différents, ne serait-ce d’un point de vue physique. C’est un rythme délicat, il faut se méfier de tout. » Le déplacement chez le relégable Angers lundi ne sera donc pas pris à la légère par le leader du championnat.

Nancy vainqueur d’un souffle sur Sélestat

Luka Groff (Grand Nancy Métropole HB)

L’autre leader au charbon ce week-end, c’est Nancy. Les Lorrains souhaitaient poursuivre leur bonne série de cinq victoires de suite lors de leur court déplacement à Sélestat, qui devait de son côté se relever après la claque reçue à Dijon mardi. Sélestat a l’avantage au score en première période, mais de deux buts maximum, ce qui permet à Nancy de rester à porter et de passer devant avant la pause avec un but d’Elvar Asgeirsson (17-18, 30’). Les deux équipes restent au coude à coude dans le second acte, avant qu’une bonne série de quatre buts d’affilée pour Sélestat ne mette les Alsaciens dans les meilleures conditions pour aborder la fin de rencontre (25-27, 49’ ; 29-27, 53’) ; une série conclue par une jolie roucoulette de Nicolas Minne, très précieux pour les siens en attaque avec 12 buts marqués. Mais Nancy réagit, profite des pertes de balle de son adversaire et renverse à son tour son adversaire (29-31, 57’). Un arrêt de Louis Prévost à 1’30’’ de la fin et un nouveau but d’Elvar Asgeirsson (7 buts au total) assurent le succès nancéien, de justesse (31-32). Sélestat a bien relevé la tête après son mauvais match de mardi, mais peut regretter de ne pas avoir tenu son avantage acquis à sept minutes de la fin. De son côté, Nancy reste en tête de Proligue et poursuit sa série, désormais à 6 victoires.

Dijon concède le nul contre Besançon

Ulrich Chaduteaud (Dijon Métropole HB). Crédit photo : Panoramic

Les montagnes russes se poursuivent à Dijon, toujours cinquième, capable d’inquiéter les plus gros comme de trembler face aux plus petits et, à ce titre, véritable allégorie de ce championnat où tout le monde peut battre tout le monde. Dans le derby face à Besançon, les Dijonnais sont rentrés du mauvais pied (3-6, 9’), avant de revenir au score. Ce sont tout de même les Doubiens qui passent en tête à la pause (15-16, 30’). Dans les vingt dernières minutes, les Côte-d’Oriens prennent finalement deux buts d’avance (22-20, 42’), mais le GBDH ne se relâche pas. Au contraire, les hommes de Dragan Zovko signent un 4-0 et abordent le money-time dans les meilleures conditions (25-24, 50’ ; 25-28, 55’). Dans ces conditions, la fin de match est folle. Dijon cravache pour revenir, et y parvient, en signant à son tour un 4-0 (29-28 à 50 secondes de la fin). Maxime Diot est décisif en fin de rencontre, et l’est davantage encore à vingt secondes de la fin quand, après que Marc Poletti ait été exclu pour avoir poussé un ballon du pied après un coup de sifflet arbitral, il repousse le penalty de Luka Brkljacic. Mais la balle reste bisontine, la défense dijonnaise n’est pas attentive et Djuro Karanovic égalise à dix secondes de la fin (29-29). Le nul est mérité pour Besançon, tandis que Dijon peut se mordre les doigts d’être si inconstant… d’être si Proligue, finalement.

Valence fait plier Nice, Billère et Strasbourg se quittent bons amis

Gregory Quintallet (Valence HB)

Le week-end n’est pas totalement mauvais pour Dijon dans sa course aux play-offs puisque ses deux principaux poursuivants ont été battus. Massy, comme écrit plus haut, mais aussi Nice se sont inclinés cette semaine. Le Cavigal, en déplacement à Valence, a connu un passage à vide de neuf minutes en première période (8-8, 12’ ; 15-10, 21’), et a passé le reste de la rencontre à courir derrière le score. Valence, emmené par Grégory Quintallet (9 buts, dont 3/3 pen.), a résisté, alors que Nice a comblé l’essentiel de son retard à un peu plus de dix minutes du terme (26-25, 49’). Les Valentinois reprennent de l’air dans les dix dernières minutes, Sylvain Kieffer redonne trois buts d’avance aux siens (29-26, 55’) qui gèrent correctement leur fin de rencontre pour s’imposer à domicile (31-29). Valence remporte un match important, face à une équipe mieux classée : les Drômois se rapprochent de leur objectif maintien, et reviennent à trois points de leur adversaire et donc de la première partie de tableau.

Romain Mathias (Strasbourg)

Également à la lutte pour le maintien, Billère et Strasbourg se doivent de prendre des points pour se maintenir à distance de la zone rouge. Dans leur duel, dire que Strasbourg est mieux parti est un euphémisme. Les Alsaciens démarrent avec une défense solide, malgré la sortie prématurée de Xavier Moreau après un choc (5’). Ils sont emmenés par un Romain Mathias en feu, auteur de dix arrêts en douze minutes de jeu, et s’envolent d’emblée au score (0-6, 10’). Billère, par son capitaine Jérémy Vergely, trouve enfin la faille au bout de treize minutes, et revient au score (7-7, 24’). Les Béarnais passent même en tête avant la pause (11-10, 30’). La deuxième période est serrée, et encore marquée de l’empreinte de Romain Mathias, auteur de la gargantuesque performance de 23 arrêts, à 51 % de réussite. Malgré une telle muraille, Billère est à hauteur de Strasbourg au score. Avec deux buts d’avance et la possession à 2’30’’ de la fin (20-22, 57’), Strasbourg est dans les meilleures conditions pour l’emporter, mais déjoue sur ses attaques. Dans une fin de match assez folle, Billère enchaîne trois buts et repasse devant à dix secondes de la fin… puis, sur son engagement rapide, Strasbourg égalise sur la sirène grâce à Fabien David, oublié par la défense repliée en désordre (23-23). Strasbourg rapport un point mérité en Alsace, tandis que la disette de Billère dans son Sporting d’Este se poursuit : le BHB n’a plus gagné chez lui depuis la venue de Sarrebourg début décembre.

Angers remporte le match de la peur

Aboubakar Fofana (Angers SCO). Crédit photo : Philippe Naudin

Le duel entre Angers et Sarrebourg, c’est le duel entre les deux promus de N1 également relégables, et qui comptent tous deux six points de retard sur le premier non-relégable au coup d’envoi (Angers compte deux matchs de retard contre des équipes de tête, Pontault et Saran). Un vrai match de la peur donc, mais c’est Sarrebourg qui a le moins froid aux yeux en début de rencontre. Les Mosellans prennent jusqu’à cinq buts d’avance en première période (6-11, 19’), grâce notamment aux bonnes performances d’Ivan Panjan dans les buts (13 arrêts au total). Mais la fin de la première période est à l’avantage d’Angers, qui prend même l’avantage juste avant la pause (13-12, 30’). Alors que le début de deuxième période est équilibré (16-16, 40’), la bascule en faveur d’Angers s’opère progressivement dans les vingt dernières minutes. Les hommes de Guillaume Dupin prennent l’ascendant en défense, et mènent bien leurs attaques. Sarrebourg reste au contact, revient même à un but (22-21, 55’), mais manque de lucidité en fin de rencontre. Une perte de balle très bête permet à Alexandre Abily de donner trois buts d’avance au SCO, avant qu’un but d’Aboubakar Fofana ne rapproche les siens de la victoire (25-21, 58’), finalement atteinte malgré deux derniers buts sarrebourgeois (25-23). Angers s’offre donc de l’espoir pour revenir sur les équipes de devant, même s’il reste cinq points à combler. Le match de rattrapage lundi contre Pontault n’aura pas un intérêt que pour la tête du championnat, mais aussi pour le bas.

Retrouvez le classement et le calendrier des matchs à venir à l’onglet Résultats.

Mickaël Georgeault, avec Kevin Domas (à Pontault-Combault)

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1 CommentairePoster un commentaire

  1. drauglin09 - le 27 mars 2021 à 19h58

    Nancy n'arrivera pas à jouer un seul match avec son équipe type… et heureusement qu'ils ont cassé la tirelire pour faire venir cet islandais en joker médical (+ Marius pioché en N1). Hier, manquait Vukicevic donc un gros apport sur la base arrière. Selestat, je découvrais et j'ai du mal à comprendre comment cette équipe peut n'avoir marqué que 7 buts à la mi temps le match d'avant… y a quand même de sacrés bras. Hier, il a juste maqué des arrêts de gardiens. (même si Nancy rate ses pénos).
    Prochain match Pontault, si Vukecevic est encore absent, je pense que la montagne sera trop haute.

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