EDF (M)
Le Danemark fait plier les Bleus dans une ambiance irrespirable

Dans un match de haut niveau sous haute tension, le Danemark prend le meilleur sur l'équipe de France (29-32). Les Bleus ont grillé leur joker qu'ils avaient grâce aux deux points récoltés au tour précédent. Emil Nielsen a une nouvelle fois été monstrueux et MVP.
Si le groupe de 16 joueurs présents sur la feuille de match n’a pas changé, le sept de départ non plus. Simon Pytlick allume la première brèche du match devant 13.260 spectateurs en feu, dont une poignée de Français éparpillés dans la salle (0-1, 2’). Après deux arrêts d’Emil Nielsen, Hugo Descat fait trembler une première fois les filets danois (1-1, 5’).
Dans un match très tendu, les Tricolores font un premier break grâce à Yanis Lenne (3-1, 9’). Après deux pertes de balle des Bleus dans le secteur central, le Danemark reprend les devants en marquant dans les buts vides de Charles Bolzinger (4-5, 12’). Les Tricolores repassent devant dans ce mano a mano, mais Karl Konan est exclu pour la deuxième fois de la rencontre pour deux minutes (7-6, 16’).
Les deux nations ne se lâchent pas, chaque ballon est disputé et personne ne parvient à prendre un avantage supérieur à deux buts (9-8, 23’). Les rotations, ainsi que Melvyn Richardson, auteur de deux buts consécutifs sur jet de 7 mètres, offrent aux Bleus deux longueurs d’avance (11-9, 27’). Une nouvelle parade de Charles Bolzinger (5/15, 33 %) permet à l’équipe de France de rentrer aux vestiaires avec un but d’avance (12-11, 30’).
Une ambiance irrespirable
Que ce soit dans les tribunes ou sur le terrain, la mi-temps n’a rien changé : la tension reste à son comble (15-14, 35’). La défense blanche, emmenée par Magnus Saugstrup, bloque les offensives des Bleus. Le Danemark reprend les devants avec deux longueurs d’avance pour la première fois de la rencontre (17-18, 40’), moment choisi par Guillaume Gille pour poser un temps mort.
Les Français enchaînent alors les buts, mais n’arrivent plus à stopper les offensives adverses. Sur une passe d’Aymeric Minne pour son coéquipier Nicolas Tournat, les Bleus reviennent à hauteur (20-20, 45’). Rémi Desbonnet, tout juste entré en jeu, réalise sa première parade. Les hommes de Guillaume Gille reprennent deux buts d’avance grâce à la sixième réalisation de Minne (24-22, 50’).
Incapables de creuser l’écart, les Bleus voient les Danois recoller, puis passer devant (26-27, 55’). L’ambiance devient irrespirable. Solides défensivement en première période, les Tricolores cèdent peu à peu face aux assauts danois (27-29, 57’). Dans les derniers instants, l’équipe de France opte pour une défense en 3-3 afin de stopper les Danois plus haut. En vain. Plus réaliste et portée par un Emil Nielsen décisif jusqu’au bout, élu homme du match, le Danemark fait définitivement plier les Bleus (32-29). Le Danemark prend de l’air et peut encore croire au dernier carré, tandis que la France, elle, a grillé son « joker ».
À Herning, Aurélien Fort