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"On est l’une des rares équipes qui n’a pas peur d’eux" : les Bleus sans complexe face au Danemark

Dès le début du tour principal, l'équipe de France se retrouve déjà face à l’un de ses plus grands rivaux. Ce jeudi, à 20h30 les Bleus défient le Danemark chez lui pour lancer une deuxième phase de l’Euro qui s’annonce comme la plus dense de ces dernières années.
Ce jeudi à 20h30, les Bleus ouvrent le tour principal avec le Danemark, un choc prématuré pour lancer une deuxième phase de l’Euro extrêmement dense. Battus par le Portugal lors de leur dernier match, les Danois abordent ce tour principal avec zéro point et se retrouvent dos au mur, comme l’a rappelé Guillaume Gille. "Ils sont comme n’importe quelle équipe qui rentre avec zéro point, dans une forme d’urgence, parce que chaque match va être essentiel", prévient le sélectionneur, conscient de la réaction attendue d’une équipe piquée dans son orgueil.
Côté français, le discours est simple, pas de calculs. "Que ce soit demain ou dans trois jours, on doit les jouer", tranche Dika Mem, qui insiste sur la nécessité de se concentrer sur la performance plutôt que sur le contexte. Même son de cloche chez Aymeric Minne, qui assume un rapport de force psychologique désormais favorable aux Bleus. "Ils se sont mis la pression tout seuls. Nous, ça ne change pas grand-chose."
Le jeu rapide comme arme offensive
Sur le terrain, les Bleus arrivent avec des certitudes. Une équipe qui joue vite, très vite même, et qui assume pleinement cette identité. Montée de balle, engagements rapides, possessions courtes : la France impose un tempo élevé, notamment grâce à sa profondeur de banc. "Mettre des buts faciles, épuiser l’adversaire, jouer sur la tête quand il commence à tirer la langue", résume Aymeric Minne.
Guillaume Gille, lui, insiste sur la continuité. Cette philosophie n’est pas nouvelle, mais elle s’est encore accélérée avec les profils actuels. "Le jeu rapide de l’équipe de France a toujours été une base de lancement pour nos performances", rappelle-t-il.
Gidsel, l'obstacle à contourner
Reste l’obstacle majeur : Mathias Gidsel, futur coéquipier de Dika Mem et machine à marquer, symbole de la domination danoise récente. Impossible à stopper totalement, reconnaît Guillaume Gille, mais pas question de se focaliser uniquement sur lui. "On sait qu’il va mettre des buts. L’enjeu, c’est que les autres n’en mettent pas à côté."
Si France - Danemark n’est pas une finale, il reste un rendez-vous qui dit beaucoup sur la suite de la compétition. "On est l’une des rares équipes qui n’a pas peur d’eux", a lâché Dika Mem, résumant l’état d’esprit des Bleus à l’aube de ce tour principal.
Rendez-vous ce jeudi, à 20h30, pour savoir si la France poursuit son sans-faute.
À Herning, Aurélien Fort