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"On attend plus de moi" : Prandi et les Bleus veulent réagir face au Portugal

Battue par le Danemark (29-32) après avoir longtemps rivalisé, l’équipe de France a quitté le terrain avec de la frustration nourrie par un money-time mal maîtrisé. Lucides et autocritiques, joueurs et staff retiennent néanmoins les enseignements d’un match de très haut niveau et se projettent déjà vers un rendez-vous capital face au Portugal, candidat assumé au podium, dès demain à 15h30.
La frustration est encore bien présente. Celle d'un match de très haut niveau, d'un combat intense, et de cette sensation tenace d'être passé "à côté de quelque chose de très grand". Face au Danemark, l'équipe de France a longtemps rivalisé avant de céder dans le money-time (29-32). À dix minutes du terme, les Danois n'avaient inscrit que 22 buts. Ils en marqueront dix de plus dans le final, profitant d'un léger décrochage français.
“On a fait un grand match dans beaucoup de secteurs”, analyse Guillaume Gille. “Mais dans ces dix dernières minutes, on fait plus d’erreurs, et eux sont plus forts dans tous les domaines.” Une défaite frustrante, d’autant plus difficile à encaisser que les Bleus sont restés au contact jusqu’au bout.
Sur le terrain, Elohim Prandi n’a pas fui ses responsabilités. Très autocritique, l’arrière parisien reconnaît ne pas avoir été à son niveau, tout en refusant toute excuse, blessure comprise. “On attend plus de moi, et j’ai à cœur de rebondir pour montrer que je suis fiable dans les moments importants.”

Capitaine calme et structurant, Ludovic Fabregas confirme cette lecture. “Il y a de la déception, forcément, mais aussi beaucoup de choses positives. Dans l’attitude et l’engagement, on a répondu présent.” Habituée aux tournois longs et aux scénarios exigeants, l’équipe de France sait qu’une défaite, même marquante, ne remet pas tout en question.
Le Portugal, rendez-vous déjà capital
Et justement, il faut déjà basculer. Car le prochain rendez-vous, face au Portugal, revêt une importance capitale dans ce tour principal. “Il faut prendre des points si on veut avancer”, assume le sélectionneur. Un constat partagé par Ludovic Fabregas : “On jouera le Portugal avec l’ambition qu’on a toujours, gagner et prendre les deux points.”
Plus question de considérer le Portugal comme une nation outsider. Capable de battre le Danemark, riche de talents offensifs et d’une identité de jeu affirmée, le Portugal s’avance comme un candidat au podium final. “Ce n’est plus une surprise, insiste Elohim Prandi. C’est une équipe qui prétend au titre.” Les frères Costa symbolisent cette menace permanente. “Ce sont des joueurs qui vont marquer, prévient Ludovic Fabregas. L’enjeu sera de réduire leur impact global sur le jeu.”
Défense et jeu rapide, les clés du succès
Pour y parvenir, les Bleus savent où se situent les clés. Défensivement d’abord, secteur où la France reste attendue à son meilleur niveau. “C’est un secteur dans lequel on répond normalement présent”, rappelle Guillaume Gille. Mais aussi dans la relation défense-jeu rapide, et dans une attaque encore perfectible malgré des statistiques flatteuses. Meilleure attaque de la compétition, la France cherche pourtant davantage de fluidité et de simplicité.
“Il y a encore une marge de progression importante”, insiste Elohim Prandi, évoquant la nécessité de trouver les bonnes articulations pour bonifier tout le monde dès demain à 15h30 face au Portugal.
À Herning, Aurélien Fort