Euro (M)
"Hier, on a fait les petits mecs" : les Bleus face à leurs responsabilités après la claque espagnole

Contre l'Espagne, la France n'a jamais réellement imposé son jeu et a pris une claque (36-32). Surprise par la défense étagée espagnole, trop imprécise offensivement, dépassée dans l'intensité, l'équipe de Guillaume Gille est tombé dans le piège de la Roja.
"Hier, on a fait les petits mecs. On est l'équipe de France, nous avons un statut à défendre", lâche Ludovic Fabregas en conférence de presse pour résumer la prestation manquée de l'équipe. Le capitaine de l'équipe de France a mis des mots forts sur un match où les Bleus ont rapidement perdu le fil.
Un vestiaire sonné... pas résigné
Dans les heures qui ont suivi le match, le groupe est touché. "On était un peu abattus hier soir", reconnaissent Thibaud Briet et Julien Bos. Guillaume Gille parle lui aussi d'un match où son équipe "perd le fil très tôt", "abasourdie de ne pas être à l'endroit où elle imaginait être". Le sélectionneur assume également une part de responsabilité, notamment dans la préparation face à une défense espagnole pourtant anticipée. "On ne l'avait certainement pas assez bien préparée", concède-t-il.
Puis la soirée bascule. À distance, les Bleus se retrouvent à encourager le Danemark, opposé à l'Allemagne. Une victoire danoise relancerait la France dans ce tour principal en (re)donnant aux Bleus l'occasion d'avoir leur destin entre leurs mains. "On poussait les Danois, clairement", sourient Bos et Briet.
"Il y a eu deux heures de no man's land", raconte Guillaume Gille. "Les dieux du sport nous ont donné une deuxième chance", relate Dika Mem.
Se dire les choses pour avancer ensemble
Depuis, le groupe s'est remis en ordre de marche. Discussions internes, réunions pilotées par le staff et le préparateur mental, échanges entre joueurs, la France a cherché à solder l'échec espagnol. "Tout le monde s'est dit les choses, insiste Julien Bos. On se regarde dans les yeux." Un fonctionnement assumé par le sélectionneur, qui revendique un leadership partagé. "Tout le monde est force de proposition. Nous fonctionnons pareil dans la victoire et dans la défaite", explique Guillaume Gille.
La claque espagnole est digérée. Car pour les Bleus, il reste un match et il vaut une place en demi-finales.
À Herning, Aurélien Fort