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Euro (M)

Marcos Fils, 18 ans et déjà lancé dans le grand bain européen

, par Lazarov

Marcos Fils - Jure Erzen/Kolekiff/EHF
À seulement 18 ans, Marcos Fils a découvert l’exigence du très haut niveau lors de son premier Championnat d’Europe avec la Roja. Encore en apprentissage, le jeune arrière droit espagnol a déjà marqué les esprits par sa maturité, son efficacité et sa lucidité.

Il est l’avenir du handball espagnol. Du haut de son mètre quatre-vingt-huit, le rythme d’une grande compétition européenne lui était encore inconnu. Fils d’une légende espagnole, Julio Fils, le gamin de la Ciudad Real grandit aux côtés d’autres enfants prodiges comme Ian Barrufet, fils de David Barrufet, et les frères Dujshebaev, fils de Talant Dujshebaev. Les trois papas ont été ensemble médaillés d’argent à l’Euro 1996.

C’est à 17 ans, alors qu’il évoluait avec l’équipe de deuxième division espagnole de Caserío, dans la région de La Mancha, qu’il est sélectionné par l’entraîneur de l’équipe nationale senior, Jordi Ribera, pour disputer quelques matchs amicaux.

Le jeune arrière droit aujourd'hui à Granollers en première division espagnol et troisième meilleur buteur du championnat, éclabousse déjà de son talent dans les compétitions de jeunes. MVP du Championnat du monde U19 2025 en Égypte, il mène l’Espagne jusqu’en finale, malheureusement perdue face à l’Allemagne après une séance de jets de 7 mètres.

Pour sa première compétition senior, Marcos Fils affiche de bonnes statistiques. En sortie de banc, il dispute les sept matchs avec la Roja, pour un joli 19/25 au tir (76 %) et 3/4 aux jets de 7 mètres.

Éliminé après la défaite face au Portugal, le jeune Marcos Fils passe en zone mixte, timide, avec pour tic de se recoiffer au cas où on l’arrêterait pour une interview. Mais le problème de grandir plus vite qu’on ne le devrait, c’est que l’arrière espagnol ne maîtrise pas encore suffisamment l’anglais pour répondre dans cette langue. C’est donc en espagnol que le jeune joueur accepte de répondre brièvement à trois questions, encore intimidé par les caméras et les micros, qu’il sera sûrement amené à recroiser au vu de la carrière qui lui est promise.

C’est ton premier Euro à seulement 18 ans : quand tu repenses à ces matchs, quelle est l’émotion que tu ressens ?

J’étais très enthousiaste de jouer ce Championnat d’Europe. C’est une grande expérience. Jouer si jeune avec la Roja va beaucoup m’aider. Je veux m’améliorer en tant que joueur, et passer par ce genre de compétition va clairement m’aider à progresser. C’est quelque chose de très excitant à vivre à 18 ans.

Qu’est-ce qui t’a le plus surpris dans cette compétition senior : la vitesse, l’intensité physique ou la gestion mentale des matchs ? 

Je pense que c’est un mélange des trois. Tous les joueurs que l’on affronte sont de grands joueurs. Ils sont plus forts, plus rapides et réfléchissent plus vite que dans les compétitions de jeunes. Jouer contre eux permet de voir un peu de tout et de progresser en les affrontant.

Après cet Euro, qu’est-ce que tu veux améliorer en priorité pour passer un cap et t’installer durablement avec l’Espagne ?

La première chose que je dois améliorer, c’est l’aspect défensif. Je ne suis pas encore assez fort en défense. C’est la chose la plus difficile pour moi en ce moment et je veux progresser rapidement dans ce secteur.

À Herning, Ilann Thuel

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