Euro (M)
"On va y aller à pleine balle" : le Portugal promet un choc face aux Bleus

Battus de justesse par l’Allemagne après avoir parfaitement terminé son tour préliminaire contre le Danemark, les Portugais avancent désormais avec l’obligation de résultat. Comme la France, une nouvelle défaite serait quasiment synonyme d’élimination. Mais loin de s’effondrer, le Portugal affiche une détermination intacte avant ce choc décisif.
Le scénario face à l’Allemagne laisse forcément des regrets. Antonio Areia ne lee nie pas : “On a raté beaucoup de tirs à six mètres, fait trop d’erreurs techniques. À ce niveau-là, ça se paye cher”, reconnaît l’ailier, évoquant aussi un match très physique et des décisions arbitrales difficiles à digérer. Mais très vite, le discours se veut tourné vers l’avant : “L’Euro ne te laisse pas pleurer. Il faut enchaîner”, appuie Areia.
Un France - Portugal forcément spécial
Le prochain rendez-vous face aux Bleus ne laisse personne indifférent. Antonio Areia, qui évolue en France, à Tremblay, y voit même une motivation supplémentaire. “C’est un peu spécial pour moi, je vais jouer contre des mecs que je connais bien. Mais on va y aller à pleine balle”, promet-il dans un parfait français.
Sans parler de revanche après la défaite subie dans le match pour la médaille de bronze, face aux Bleus lors du dernier mondial, le Portugais assume l’ambition de son groupe, convaincu qu’il y a “de grosses opportunités de faire de bonnes choses” malgré la pression. Il s’attend à un match intense, rapide, physique.
Même son de cloche du côté du sélectionneur Paulo Pereira, qui refuse de dramatiser la courte défaite contre l’Allemagne. “Ce n’est pas une déception. On a bien joué et lutté jusqu’à la fin”, explique-t-il, rappelant aussi la performance du gardien allemand Andreas Wolff. Pour Pereira, le chantier est clair, améliorer la finition, mais surtout maîtriser le rythme face à une équipe de France réputée pour sa vitesse. “Si on court avec eux, c’est très difficile. Il faudra contrôler le tempo.”
Un Portugal qui a changé de dimension
Au-delà de ce match couperet, Areia comme Pereira soulignent l’évolution du handball lusitanien ces dernières années, la montée en puissance de la formation et l’engouement populaire croissant. Dos au mur, face aux Bleus, les Portugais promettent donc un combat à la hauteur de leurs nouvelles ambitions.
À Herning, Aurélien Fort