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“Personne ne veut repartir d’ici avec zéro point” : l’Espagne sans pression face à la France

Déjà éliminée de l'Euro avant ses deux dernières rencontres, l’Espagne se présente face à l’équipe de France sans enjeu comptable, mais avec la volonté de terminer la compétition sur une note positive. Opposée à des Bleus dans l’obligation de s’imposer pour décrocher leur qualification pour les demi-finales, la Roja entend jouer son rôle jusqu’au bout.
Face au Danemark, les Espagnols ont longtemps rivalisé avec l’une des meilleures nations du handball mondial. Pendant plus d’une demi-heure, l’écart est resté minime, avant que la rencontre ne bascule en fin de match. “On a très bien joué pendant 35 à 40 minutes. Le score était serré, mais ensuite ils ont marqué beaucoup de buts de contre-attaque. Quand ils ont pris sept buts d’avance, c’est devenu très dur”, analyse Kauldi Odriozola, frustré par ce décrochage brutal.
Même constat chez Ian Tarrafeta, demi-centre du HBC Nantes, qui souligne à la fois la performance et les limites actuelles de son équipe. “On savait que ce serait compliqué. Après la défaite contre la Norvège, il fallait faire trois exploits contre le Danemark, la France et le Portugal. Mais nous pouvons être fiers d’avoir tenu aussi longtemps contre l’une des meilleures équipes au monde”, confie-t-il, en reconnaissant une certaine déception au coup de sifflet final.
Des regrets lors du match contre l'Allemagne
L’élimination espagnole s’explique également par un match manqué plus tôt dans la compétition lors du tour préliminaire, face à la l'Allemagne. “C’est ce match qu’il fallait gagner. Avec deux ou trois arrêts de plus, on aurait pu entrer dans le tour principal avec des points et aborder la suite différemment”, regrette Tarrafeta.
Malgré cette issue, les deux joueurs insistent sur le contexte de reconstruction que traverse la sélection espagnole. L’effectif, rajeuni, découvre le très haut niveau international. “On a beaucoup changé l’équipe, avec beaucoup de jeunes. Ces matchs servent à prendre de l’expérience et à construire l’avenir”, rappelle Odriozola.
Face à la France, l’Espagne se présente donc sans pression, mais avec l’envie de finir dignement. “Personne ne veut repartir d’ici avec zéro point”, assure l’ailier espagnol, déterminé à tout donner sur les derniers matchs. Un rendez-vous particulier pour plusieurs joueurs évoluant en France, notamment au HBC Nantes, et qui pourrait s’avérer piégeux pour des Bleus sous pression, contraints de s’imposer pour poursuivre leur aventure européenne.
À Herning, Aurélien Fort