LNH – Nîmes

Scaccianoce vu par ses proches

Damien Scaccianoce ailier droit emblématique de l’USAM, est sorti ce mercredi, par la porte des consuls au Parnasse. Il y a joué son dernier match après 9 ans de bons et loyaux service rendus à l’USAM et a inscrit le but de la victoire face à Chambéry. Une carrière de 15 ans qui a débuté en 1998 à Montpellier alors qu’il avait fait une seule année en centre de formation. Ses parents avaient refusé une première fois, il intègre le centre de formation à la deuxième demande du club héraultais qui tenait à l’avoir dans ses rangs. Passé par Istres, il arrive dans le Gard il y a 9 ans pour y terminer sa carrière. Retour sur un personnage discret mais à la fois “brancheur”, vu par ses proches. 

Scaccianoce Nîmes 3

L’ailier droit a tout connu. A Montpellier, il fait partie du groupe qui a remporté la Ligue des Champions en 2003. Cette année fût marquée par le triplé historique avec le MAHB mais aussi par son mariage avec Caroline, un mois après le titre de Champion d’Europe. Avant cela, il est passé à Marseille, où il fait son sport étude avec son actuel compère, Guillaume Saurina. Pour le demi-centre gardois son ami de toujours est « un joueur d’expérience, précieux pour un groupe ».  Il raconte qu’il « a su mettre en application à Nîmes tout ce qu’il avait appris à Marseille où on a fait notre sport étude et à Montpellier, où on était au centre de formation ». « Il va me manquer » ajoute-t-il. Outre cette carrière bien remplie, Guillaume ajoute avec le sourire que « Mimo » est « Le joueur qui a les mains les plus dures après celles de Bruno Martini, des pattes d’Ours ! ».

Si Damien a une grande expérience en tant que joueur, il a su intégrer et aider les jeunes avec qui il a évolué. Thomas Tésorière, défenseur de l’USAM, décrit son mentor comme un « Serpent et un brancheur ! C’est quelqu’un qui adore rigoler et qui a un talent fou. C’est le joueur qui a la plus grosse gamme de tir avec qui j’ai joué. C’est une belle rencontre ». Sur ce point, Franck Maurice le rejoint, « il cherche toujours le grain de sable dans les situations que je mets en place ». Le côté brancheur de celui que l’on appelle Mimo est aussi souligné par David Tebib mais vu différemment « Il est chambreur pour cacher ses émotions. C’est quelqu’un de très affectif qui va brancher pour masquer ses émotions ».  Le défenseur gardois salue aussi l’intégration qui lui a été faite par ce joueur « C’est lui et Guillaume (Saurina) qui m’ont pris sous leur aile quand je suis arrivé. Mimo m’a appris deux trois trucs et m’a montré comment ça fonctionnait ».

Ses entraineurs, Jérôme Chauvet et Franck Maurice sont tous les deux d’accord pour dire que c’est quelqu’un à qui on s’attache. L’un comme l’autre sont « fiers » d’avoir eu un joueur comme lui à l’entrainement. « Je suis content de venir à l’entrainement tous les jours avec un joueur comme ça » note Franck Maurice « Je retiens de lui que du plaisir » même s’il reconnait que c’est « un gentil bougon, c’est grincheux des Sept nains ». Jérôme Chauvet s’accorde pour dire qui celui qui portait le brassard de capitaine jusqu’à l’année dernière est « un homme intègre » et souligne l’importance des liens qu’il y avait entre eux « Les liens  d’un capitaine avec son entraineur sont particuliers dans les moments difficiles et dans les moments plus faciles et c’est important d’avoir un capitaine comme lui ». On retrouve cette même description chez son président, David Tebib, qui est très reconnaissant du travail accompli par Damien au sein du club « C’est quelqu’un de fiable sur qui j’ai pu m’appuyer pendant ces trois années. Son rôle a été très important lorsqu’on était en D2. J’ai pris l’habitude de m’appuyer sur lui ». C’est pour cela que le président de l’USAM veut l’aider au mieux qu’il peut dans sa reconversion « L’USAM sera toujours sa maison, je vais tout faire pour l’accompagner dans sa future vie professionnelle, en dehors du handball ».

Scaccianoce Zoro

Photomontage réalisé par ses proches

Si aujourd’hui on peut saluer tout le talent et l’expérience de Damien, on ne lui annonçait pas une telle carrière lorsqu’il était au collège. Sa femme, Caroline, nous apprend que lorsqu’il était en 5e, le sport aurait pu sortir complètement de sa vie. On lui a décelé à cette période le syndrome de Guillain-Barré. Une maladie qui atteint les nerfs qui se caractérise par une faiblesse voire une paralysie progressive. Cette pathologie qui aurait pu le paralyser ne lui a pas empêché de poursuivre sa carrière et l’achever à 35 ans. Parmi les mésaventures de l’ailier, sa moitié nous glisse aussi que  « lorsqu’il était jeune Damien s’est cassé la jambe et il se déguisait alors en Zoro. Ca l’a suivi et encore maintenant, le dimanche il regarde Zoro sur France 3». Cela lui vaut toujours ce surnom de la part de certains de ses amis, d’où le photomontage réalisé par un de ses proches pour le dernier match dans son jardin nîmois. Enfin sa compagne nous livre aussi l’origine de son surnom, « Mimo » : « C’est quand il est arrivé à Montpellier. L’été d’avant il s’était fait une teinture et avec le soleil ça a viré au jaune. Tout le monde l’a alors appelé Mimosa et dès qu’il parlait on lui disait « Freine mimosa, freine ! » (Tiré du film Une Epoque Formidable) depuis c’est resté. Quand je me suis mise avec lui je ne connaissais même pas son prénom, pour moi c’était Mimo et c’est après que je lui ai demandé comment il s’appelait vraiment ».  Une belle carrière achevée devant son public à Nîmes ce mercredi après avoir donné la victoire à la Green Team comme il le rêvait « C’est fabuleux de terminer comme ça ! » conclut-il.

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