CdL (1/8)

Au Cavigal Nice, le travail porte ses fruits

Les championnats nationaux font bien une pause la semaine prochaine, Golden League et rencontres internationales obligent, mais il faudra encore passer par les huitièmes de finale de coupe de la ligue ce weekend. Si trois des cinq clubs de Proligue engagés auront fort à faire pour rejoindre les quarts de finale (Dijon face à Montpellier, Pontault contre Paris et Istres à Chambéry), Sélestat ou Nice imitera Billère la saison passée et arrivera aux portes du Final Four de Metz.

C’est une certitude, il y aura au moins un club de Proligue en quart de finale de coupe de la ligue. Il pourrait même y en avoir plus, mais l’affrontement entre Sélestat et Nice offrira à un représentant “non-élite” un ticket pour accéder aux portes du Final Four. Les Azuréens sont, assurément, une des bonnes surprises de ce début de saison. Montés de Nationale 1 l’été passé, ils possèdent le plus petit budget de Proligue mais comptent déjà deux victoires au compteur, la dernière en date mercredi dernier à Dijon (30-27). “On a eu besoin de quelques matchs pour évacuer le stress, et c’était un peu chaud au bout de trois défaites mais on est désormais sur une bonne dynamique” résume l’emblématique coach niçois Edu Fernandez Roura. Arrivé en 2013 en tant que joueur, il porte depuis l’été 2015 la casquette d’entraineur et homme à tout faire du club, puisqu’il s’occupe également du centre de formation. Le finaliste de la Champions League 2012 avec l’Atletico Madrid, qui a joué quatre ans à Chambéry, est un des témoins privilégiés de l’évolution du club niçois ces dernières saisons : “On a fait un travail énorme. Quand je suis arrivé, on était en N1 mais on avait tout d’un club amateur, sans beaucoup de moyens. Il a fallu changer les mentalités, tendre vers plus de professionnalisme et travailler pour compenser les secteurs où nous étions déficients”.

Un nom qui aide pour séduire les recrues

Le président Tanguy Mouchot n’a donc pas compté ses heures (“il m’appelle des fois à minuit et demi parce qu’un truc lui reste dans la tête” rigole Roura) pour faire évoluer le Cavigal avec, à la clé, une montée en Proligue, la première de l’histoire du club, en juin dernier. “Les nouveaux dirigeants ont repris l’envie des anciens avec une nouvelle mentalité. Mais forcément, il a fallu faire nos preuves, moi le premier, et quand tu veux changer les choses, tu n’es pas trop aimé” se souvient Roura, qui a pu compter sur ses réseaux pour renforcer l’équipe à moindre coût. De ses heures de gloire à Valladolid et à Madrid, il a gardé de nombreux contacts et une sacrée réputation, qui lui permet aujourd’hui de recruter bien et pas cher, surtout parmi les Espagnols. Il en compte cinq dans son effectif, dont Oriol Rey (photo de gauche) et Ruben Molinos, formés au FC Barcelone. “Quand tu as joué à très haut niveau, tu as plein de copains et c’est plus facile pour recruter. Mais ce n’est pas tout de faire venir des joueurs, il faut aussi les faire évoluer ensemble pour rendre le projet crédible” continue Roura, qui a également séduit les anciens de Starligue Raphaël Tourraton, Tom Guillermin ou Florent Joli pour encadrer les jeunes pousses de son équipe.

Pas seulement un miracle

Et pour l’instant, cela ne fonctionne pas trop mal, puisqu’avec quatre points en cinq matchs, les Niçois sont dans les temps de passage pour leur opération maintien. Et après éliminé Ivry en seizièmes (27-25), ils retrouvent Sélestat en huitième de finale de coupe de la ligue ce samedi, une équipe qui les avait battus en ouverture du championnat (21-26). “Ivry, c’était un peu un match de gala, là on y va pour gagner, même s’il va aussi falloir gérer les organismes et peut-être faire un peu tourner. En championnat, on avait eu du mal défensivement contre Sélestat, mais nous sommes mieux désormais” constate l’entraineur, qui aimerait bien continuer un peu l’aventure, histoire de faire encore parler de son club. Et ainsi prouver que la réussite actuelle ne tient pas seulement à un miracle. “Si on en est là aujourd’hui, c’est avant tout grâce au travail de tout le monde au club. Par exemple, on demande aux pros d’entrainer les jeunes, pour avoir une identité dans toutes les équipes du club. Tout le monde met la main à la pâte pour rattraper notre retard” termine Roura. Le travail, c’est donc ça, le secret de cette salade niçoise réussie.

Le programme des huitièmes de finale :

Samedi 21.10
Nantes – Saint-Raphaël à 17h15 (en direct sur beIN Sports 1)
Aix – Cesson-Rennes à 18h00
Dijon – Montpellier à 20h00
Sélestat – Nice à 20h00
Tremblay – Dunkerque à 20h30

Dimanche 22.10
Pontault-Combault – Paris à 15h00
Toulouse – Massy à 17h00
Chambéry – Istres à 17h00

Kevin Domas

Laisser un commentaire

Champs requis *

Handnews sur Facebook
En direct Voir toutes les brèves