CdF (M)
Montpellier domine Paris et ira défendre son titre face au HBC Nantes

Au terme d'une demi-finale de haute volée, le champion en titre montpelliérain prend le meilleur sur le PSG (39-35) et retrouvera Nantes, vainqueur de l'autre demi-finale, pour aller défendre son titre en mai prochain.
Dès le coup d'envoi, l'ambiance est électrique au FDI Stadium de Montpellier. Il faut dire que les deux équipes du soir jouent gros. D'un côté Montpellier, champion en titre cherche à faire le back-to-back De l'autre le PSG, qui cherche absolument à éclairer sa fin de saison après son élimination en huitièmes de finale de Ligue des Champions.
Face à Jannick Green, David Balaguer ne tremble pas et convertit son pénalty, inscrivant le premier but de la soirée. Si Paris se retrouve rapidement à 5, Kamil Syprzak maintient ses partenaires à flot (4-4, 7'). Les visiteurs du soir ont même l'occasion de prendre les commandes, mais Charles Bolzinger verrouille ses cages, en contre-attaque comme à 9 mètres. La rencontre est âpre et les défenses rudes, mais attention à l'excès d'engagement : Wallem Peleka écope déjà de son deuxième deux minutes. On est à la treizième minute.
"On n'a pas su réagir. En attaque, on ne met pas les buts qu'il faut. On a pas mis les ingrédients pour gagner ce match" (Elohim Prandi, PSG)
Jusque là peu en réussite, le portier danois Green en fait voir de toutes les couleurs aux Montpelliérains, permettant à Paris de maintenir son avantage de deux unités. Un avantage acquis grâce à une défense de fer, leur permettant de récupérer de bons ballons d'attaque (9-11, 18'). Entré en jeu à l'aube du premier quart d'heure de la partie, Noah Gaudin distille les bons ballons pour le pivot polonais, insolent de réussite jusqu'à maintenant. Sans dominer outrageusement cette première période, c'est le bien le PSG qui est en tête à la mi-temps. Bien aidés par quelques précieux arrêts de leur gardien et une excellente défense, notamment dans le secteur central, les Parisiens affichent une avance d'un petit but (18-19, 30').
Rémi Desbonnet ferme la boutique
Dès la reprise, Rémi Desbonnet, entré en jeu à la pause, surfe sur son excellent match face à Dunkerque (18 arrêts, 40 %) et nous offre sa spéciale : parade + but. Alors que Paris continue de préserver son avance, David Balaguer s'offre un petit bijou, avec un tir en arrière gauche, qui vient tromper Mikkel Lovkist. Coup de génie ou de chance ? En tout cas, il n'en faut pas moins pour réveiller un public resté à la buvette sur ces premières minutes (25-23, 37').
"Il s'est passé ce qui se passe au MHB dans les grandes soirées et il s'est passé tout le meilleur de ce qu'on est capable de faire" (Rémi Desbonnet, MHB)
David Balaguer continue sa razzia sur pénaltys, faisant entrer le volcan du FDI Stadium en éruption. Montpellier mène de trois buts. Madsen pose son temps mort. La terre tremble. Lovkist en difficulté, Green revient dans les cages parisiennes, espérant avoir la même réussite qu'en première période. Mais le show, le vrai, il est bel et bien dans les buts héraultais. C'est notamment par la bonne entrée de Desbonnet que les locaux prennent trois buts d'avance, avec notamment une superbe parade face à Syprazk, sur pénalty (28-25, 43').
On arrive sur les dix dernières minutes de cette demi-finale incandescente. L'air est irrespirable et la tension sur le terrain se ressent jusqu'au plafond du FDI Stadium. Tout semble sourire aux coéquipiers du capitaine Valentin Porte. A cinq minutes du terme, Montpellier prend même quatre buts d'avance. C'est le plus gros écart de la rencontre. La messe est-elle dite ? (35-31, 55').
Plus solide en deuxième période, et avec l'appui d'un excellent portier, Montpellier domine Paris et rallie la finale de Coupe de France, pour essayer de faire le doublé (39-35, score final).
A Montpellier, Théo Alleaume