Mondial 2017 (F) – 1/8

Sereine, la France prend le quart

L’Équipe de France a décroché son ticket pour les quarts de finale du mondial en battant la Hongrie (29-26). Collectivement solides, les Bleues continuent de monter en puissance. Elles rencontreront le Monténégro, mardi prochain (20h45) à Leipzig.

Rien n’est plus piégeux qu’un match abordable sur le papier. Et les Françaises l’avaient bien compris. Déterminées en attaque, bien en place en défense, les Bleues n’ont même pas eu le temps de trembler dans ce huitième de finale. “A aucun moment, je n’ai vraiment douté, sourit Amandine Leynaud, auteur de trois arrêts royaux sur pénalty. J’aime ce sentiment lorsque les adversaires sont complètement perdues et qu’elles n’arrivent pas à trouver de solution. Un coup, il y en a une qui ferme, un autre une qui monte, la troisième fois une joueuse vient fermer un espace… C’est vraiment plaisant à avoir devant soi. Les voir perdues en attaque nous a mis en confiance.”

Une attaque en progression constante

Si la défense française a été au niveau, c’est grâce à son attaque que la France a pu distancer la Hongrie. Laurisa Landre, pourtant touchée à la cuisse, n’a rien perdu de sa percussion – loin de là -, Gnonsiane Niombla a signé son match référence et Alexandra Lacrabère a été aussi efficace à neuf mètres qu’aux pénaltys. A côté de ça, les montées de balle rapide ont également porté leur fruit à l’image de l’enchaînement pastis – relance de Cléopatre Darleux sur Blandine Dancette soldé par un but assassin (17-14, 37′). “L’attaque est montée d’un cran, notamment car Alexandra a largement élevé son niveau de jeu, explique Olivier Krumbholz. Les autres sont restées sur une bonne dynamique, notamment Grace. L’ensemble nous a permis d’avoir un champ de solution très important.”

Au sein de la base arrière hongroise, seule Aniko Kovacsics a réussi à sortir son épingle du jeu. Au final, les filles de Kim Rasmussen n’ont réussi à scorer qu’à cinq reprises à l’extérieur des neuf mètres. Les ailières hongroises – Viktoria Lukacs et Nadine Schatzl – ont eu beau être efficaces sur leurs postes, l’ensemble fut trop maigre pour inquiéter les Françaises.

Une belle performance collective

Face à la Hongrie, l’équipe de France a livré sa prestation collective la plus aboutie. Avec beaucoup de fraicheur, les Bleues se sont succédées sur le parquet avec facilité. “Défensivement, même si le match n’est pas encore totalement abouti, dans l’agressivité, dans le contre et dans la lecture du jeu, on a répondu présentes, savoure Béatrice Edwige. Offensivement, je ne sais pas si l’équipe de France a une fois joué comme elle propose du jeu maintenant. Je trouve ça assez génial et j’espère qu’on va encore progresser.”

Et même lorsque la Hongrie est revenue à égalité (11-11, 26′), l’équipe de France n’a pas semblé trembler. “A ce moment, on a réussi à respirer, à remettre de l’entrain et à repasser à +3 avec Doudou (ndlr : Amandine Leynaud) qui nous fait beaucoup de bien sur pénalty”, poursuit la pivot tricolore.

Enfin, le pari du staff français de multiplier les rotations sur l’ensemble des rencontres du mondial semble porter aujourd’hui ses fruits. Encore à portée de fusil des Hongroises à l’entrée du dernier quart d’heure (21-18, 44′), les Bleues se sont détachées en fin de match sans demander leur reste.  “Nous n’avons pas très bien défendu aujourd’hui, regrette Viktoria Lukacs, meilleure hongroise aujourd’hui. On a été porté par les arrêts de notre gardienne en première période mais nous avons manqué de fraicheur physique en deuxième. On ne doit pas avoir honte de cette défaite, la France était meilleure ce soir.”

Un quart face au Monténégro… dans la même salle

Mardi (20h45) pour son quart de finale, la France affrontera le Monténégro, tombeur de la Serbie (31-29), dans cette même Arena Leipzig. Une salle aux trois quarts vides aujourd’hui (1385 spectateurs pour 6500 places) aux allures de grand hangar. “Honnêtement, je n’ai pas du tout aimé, regrette Béatrice Edwige. Cette salle est vraiment bizarre avec cette espèce de vide autour du terrain, on a l’impression que les gens sont loin. C’est vraiment étrange… En plus, on va rejouer ici notre quart… Après, on essaye de ne pas y penser et d’avancer dans la compétition.”

Avancer et continuer encore à “monter en charge” pour reprendre l’expression à la mode dans toutes les bouches françaises. Pour mieux s’ouvrir la route vers Hambourg.

A Leipzig, Clément Domas

France – Hongrie 29-26 (14-11)
France. Gardiennes de but : Leynaud 5 arrêts/17, Darleux 2/16. Joueuses de champ : Dancette 3 buts/4, Ayglon-Saurina 3/4, Pineau 3/5, Landre 4/6, N’Gouan, Zaadi 3/3, Houette 2/3, Niakaté 0/3, Dembele 2/3, Flippes 0/1, Edwige, Nze Minko 1/2, Niombla 3/5, Lacrabère 5/6.
Hongrie. Gardiennes de but : Biro 10 arrêts/33, Janurik 3/3. Joueuses de champ : Szoellosi-Zacsik 2 buts/6, Schatzl 3/4, Szucsanszki 0/1, Kovacsics 6/9, Görbicz 2/7, Kisfaludy, Klivinyi 3/4, Bodi 3/4, Szekeres, Mayer, Kovacs 0/2, Meszaros, Hafra 1/2, Lukacs 6/6.

HandNews & CasalHand

6 CommentairesPoster un commentaire

  1. rkj4 - le 11 décembre 2017 à 09h06

    Même si ça n'est pas nouveau, le peu de réactions du forum sur le parcours de l'Edf féminine reste étonnant. À l'évidence, cette équipe provoque peu d'intérêt et encore moins d'amour chez les fans.

    De toute façon, on a souvent l'impression que les amateurs s'intéressent très peu au handball féminin. J'avoue que c'est mon cas.

    Pour que les commentaires reviennent en nombre, il faut attendre une victoire prometteuse ou bien une défaite brutale. Pas de soucis : à ce stade de la compétition, les deux événements surviennent habituellement l'un après l'autre.

    • fred - le 11 décembre 2017 à 09h47

      C’est un peu comme ça dans tous les sports ou dans la société en général malheureusement même si je reconnais également avoir du mal à suivre l’edf féminine alors que je ne loupe en principe pas un match des Bleus en compét. Sans doute parce que les quelques matchs que j’ai pu regarder en clair notamment des finales se soldent par des défaites très frustrantes.
      Je ne suis que de très loin la lfh ou la ldc féminine me concentrant principalement sur son homologue masculin et ça fait déjà beaucoup de matchs ! Je pense que c’est aussi une des raisons pour laquelle j’ai du mal à suivre un mondial ou un Euro féminin c’est que la saison masculine est en cours en décembre.
      Je regarderai toutefois dès mardi sur tmc en espérant qu’elles aillent au bout mais je crains une nouvelle frustration qui ne m’engage pas davantage à les suivre…

      • kylian - le 11 décembre 2017 à 14h23

        Pour rebondir sur ce qui Fred, je dirais que l’edf féminine manque nécessairement de résultats par rapport aux Bleus et donc de visibilité et de popularité. A part, pour les JO, il n’y a pas eu beaucoup de victoires ou même de finale depuis 10 ans donc pas beaucoup de TV en clair…L’EDF masculine a en partie construit sa popularité sur ses différents succès depuis allez on va dire quand même 92, encore plus depuis le titre en France en 2001 et encore plus depuis l’époque 2008-en cours..avec les JO notamment. Ces différents succès renforcent “l’adhésion” à une équipe d’autant plus que l’effectif est relativement stable au fil des victoires.
        Enfin, même s’il s’agit d’un sport collectif,je dirais que contrairement aux Bleus, il manque aux Bleues une Karabatic, Omeyer, Richardson… Chaque EDF populaire aura eu/a son “héros” : Platini, Zidane, Griezmann, Parker, Noah (pour la Coupe Davis), Michalak, N’Gapeth…
        Les supporters/spectateurs auraient sans doute besoin d’une “héros”, un peu à l’image de Céline Dumerc pour le Basket, une vraie meneuse charismatique qui donne l’envie (d’avoir envie) de les suivre plus régulièrement et pas uniquement sur une finale en claire de temps en temps.

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