Mondial 2017

Groupe B : Qui pour les bleus ?

sinai-tunisie

Le groupe B est celui qui croisera avec le groupe A, où se trouve l’équipe de France. Première observation, il s’agit d’une poule très homogène dont seul l’Espagne paraît un ton au-dessus. La séparation n’est pas nette, et seuls les plus futés trouveront le classement final au sortir des matchs du 19 janvier. Une seule chose de clair, on espère que ce sera bien le quatrième de la poule qu’affronteront les joueurs de l’équipe de France.

Angola – Continuer la progression

Egypte, 30 janvier 2016. Alors que la grande salle qui accueille la CAN 2015 se remplit avant la finale tant attendue entre l’Egypte et la Tunisie, le spectacle qui se déroule en surprend plus d’un. Battant de justesse la république du Congo en poule puis le Maroc en quart, l’Angola est en train d’arracher la troisième place qualificative du Mondial à l’Algérie sans discussion possible. Mohamed Mokrani, Kader Rahim ou encore Sylvain Kieffer ont buté sur une équipe plus combative et organisée. C’est sur ces valeurs de solidité et sur l’habitude de jouer ensemble – la majorité des joueurs jouent au club de Primero de Agosto – que va compter le sélectionneur Alexandre Machado pour aller chercher une victoire dans ce Mondial, la troisième phase finale auquel participe l’Angola et la première depuis 2007. La Tunisie ou la Macédoine semblent désignés pour un possible exploit.

Le 7 majeur : Giovanny Muachissengue (GB) – Elias Antionio (AlG) – Sergio Lopes (ArG) – Rome Hebo (DC) – Edivaldo Ferreira (ArD) – Osvaldo Mulenessa (AlD) – Augusto Pedro (Piv).

Espagne – La contre-attaque

Canellas-EspagneAprès le mondial 2013 remporté à la maison, l’Espagne est restée plusieurs fois au niveau des places d’honneurs sans toucher à l’or. Le dernier exemple en date est la sévère défaite en finale de l’Euro 2016 où l’Allemagne a complètement cassé le plan de jeu espagnol malgré un Sterbik qui aura été plus que présent. Suite à cet échec puis celui des qualifications olympiques, l’Espagne a fait table rase se séparant de plusieurs joueurs à l’image de son grand gardien. Ce changement porte un nom : celui de Jordi Ribera, ancien sélectionneur à succès du Brésil. Les prémices des modifications apportées avec la remise des clés à Alex Dujshebaev, Valero Rivera ou Gonzalo Perez de Vargas sont positifs entre les résultats aux qualifications à l’Euro 2018 ou en préparation du Mondial sur la Pologne (30-20), l’Argentine (38-25) et le Qatar (32-27). Dans un groupe à portée, la première place sera l’unique objectif ibérique, et la demi-finale un palier à atteindre.

Le 7 majeur : Gonzalo Perez de Vargas (GB) – Valero Rivera (AlG) – Joan Canellas (ArG) – Raul Entrerrios (DC) – Alex Dujshebaev (ArD) – Victor Tomas (AlD) – Julen Aguinagalde (Piv).

Islande – Un seul être manque

Crédit photo : SEHA League

Crédit photo : SEHA League

La terre tremble en Islande. Ce petit pays qui ne rate jamais rien balle en main (ou au pied désormais) retient son souffle : Aron “Iceman” Palmarsson (photo – sous le maillot de Veszprém) est blessé à l’aine et à la hanche, sa participation au Mondial est plus qu’incertaine. Une course contre la montre en coulisse est engagée, tandis que ses coéquipiers soufflent le chaud – victoire contre l’Egypte – et le froid – défaite contre la Hongrie et le Danemark – en préparation. L’absence de son demi-centre n’en est pas moins une grande épine dans le pied pour la première de Geir Sveinsson, qui va pouvoir encore s’appuyer sur les vieux grognard Valur Sigurdsson ou Björgvin Gustavsson en attendant l’arrivée à maturité de la génération 1996/1997. Génération qui devrait déjà être représentée par Arnor Arnarsson et Ornar Magnusson. Décidément, cette petite île ne se tarira jamais de ces ressources.

Le 7 majeur : Gjörgvin Gustavsson (GB) – Valur Sigurdsson (AlG) – Olafur Gudmundsson (ArG) – Aron Palmarsson (DC) – Ornar Magnusson (ArD) – Arnor Gunnarsson (AlD) – Vignir Svavarsson (Piv).

Macédoine – Le début d’un cycle

Lazarov-Macedoine-3Si la situation peut paraître alarmiste en Pologne – qui va être privée en plus de Jurkiewicz qui s’est blessé dans le dernier match de préparation – elle l’est presque autant en Macédoine, à commencer par le mélodrame Borko Ristovski. Le gardien désormais à Barcelone n’a pas été appelé par son sélectionneur Lino Cervar, ce qui paraît aberrant en observant que seul Nikola Mitrevski a une carrure internationale derrière, mais moins lorsqu’on évoque les tensions entre les deux hommes. Autres joueurs sortis des rangs, Nemanja Pribak et Ace Jonovski ne verront pas la France cet hiver. Reste l’inévitable Kiril Lazarov (photo) qui n’a pas (encore) quitté le vaisseau et peut compter sur deux perles, Dejan Manaskov et Filip Taleski, pour nourrir la marque à son relai. Il faudra se montrer convainquant pour éviter ce que la République Tchèque a déjà fait subir par deux fois depuis l’arrivée de Lino Cervar : une humiliation.

Le 7 majeur : Nikola Mitrevski (GB) – Dejan Manaskov (AlG) – Filip Taleski (ArG) – Marko Neloski (DC) – Kiril Lazarov (ArD) – Goce Georgievski (AlD) – Stojanche Stoilov (Piv).

Slovénie – Aller plus haut

kavticnik-slovenieAprès un très bon premier tour aux Jeux Olympiques, les Slovènes se sont fait surpasser en quart de finales contre les futurs vainqueurs danois (30-37). Dépassés malgré un jeu léché, il faudra cette fois réussir à garder une belle cadence au premier tour tout en gardant du jus pour pousser jusqu’au quart. Il manquera dans cette mission Dean Bombac et Uros Zorman, mais les Slovènes ont assez de manieurs de ballons de Miha Zarabec à Vid Kavticnik –  et ce ne sont pas les bleus qui diront le contraire. Plus complexe est la question des arrières tireurs : hormis Borut Mackovcek et Vid Kavticnik, les tirs en dehors des neuf mètres sont denrées rare. Autres interrogations dans les buts où Matevz Skok doit désormais montrer en sélection ce qu’il arrive à faire du côté de Zagreb, en absence du vétéran Goradz Skof. À l’opposé, il faudra gérer le choix de riche à faire entre Gasper Marguc et Blaz Janc à l’aile droite. Conclusion : on peut s’attendre à tout de la part d’une équipe joueuse, conduite par Veselin Vujovic jamais avare de mauvais coup tactique.

Le 7 majeur : Matevz Skok (GB) – Darko Cingesar (AlG) – Borut Mackovcek (ArG) – Miha Zarabec (DC) – Vid Kavticnik (ArD) – Blaz Janc (AlD) – Matej Gaber (Piv).

Tunisie – On prend les mêmes

tej-tunisieLa Tunisie ne sort pas de jeux olympiques particulièrement brillant – un nul contre le Qatar et une grand résistance face à la France tout de même – mais va pourtant arriver avec une équipe presque inchangée. Est-ce le besoin de stabiliser un groupe après une année particulièrement agitée depuis la finale perdue de la CAN 2016 ? C’est peut-être la pensée du sélectionneur Hafed Zouabi, qui devra quand même composer avec l’absence de Aymen Hamed à droite. Dans une poule à forte consonance européenne, la quatrième place sera acceptée. D’autant qu’elle signifierai un huitième de finale face au premier de la poule A, donc, dans l’idéal, un match devant 27500 personnes face à l’équipe de France. Une belle récompense et un beau défi pour Marouene Meggaiez, Aymen Toumi et Issam Tej.

Le 7 majeur : Marouene Meggaiez (GB) – Oussama Boughanmi (AlG) – Waël Jallouz (ArG) – Khaled Haj Youssef (DC) – Amine Bannour (ArD) – Aymen Toumi (AlD) – Issam Tej (Piv).

Maxime Thomas

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5 CommentairesPoster un commentaire

  1. barroud - le 9 janvier 2017 à 01h37

    Je pense que le 19 juin même les moins futés auront trouvés, et je parrie qu’ils sauront même le vainqueur (-!

  2. Jo - le 9 janvier 2017 à 11h04

    La France croisera l Islande en 8eme

  3. Kieler - le 9 janvier 2017 à 11h56

    C'est qui Rodrigo Perez de Vargas ?

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