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Les Bleus, cette machine à gagner

L’équipe de France part à la conquête d’une quatrième victoire au championnat d’Europe. Malgré les retraites de Thierry Omeyer et Daniel Narcisse et les multiples blessures, les Bleus font encore partie des favoris. Et on a essayé de comprendre pourquoi.

“L’équipe de France a un statut à défendre”. C’est un des mantras de Didier Dinart, qui ne cesse de répéter comment l’équipe de France se doit de perdurer à gagner. Et, malgré le renouvellement effectué à travers les âges, elle remplit sa mission la plupart du temps. Que ce soit Nikola Karabatic, Cédric Sorhaindo, Nédim Rémili ou Dika Mem, les Bleus ne semblent jamais prêts à lâcher le morceau. Et Adrien Dipanda, arrivé il y a deux ans et demi en équipe de France, tente de trouver une explication au phénomène. “La force de l’équipe est d’arriver à inculquer des valeurs, un respect du travail à chaque joueur qui y rentre. Petit à petit, certains partaient ou arrivaient mais l’état d’esprit est resté le même” explique l’arrière droit qui va connaitre en Croatie sa quatrième compétition internationale. Le passé de l’équipe de France pourrait bien transformer son maillot en une pesante cotte de mailles, mais elle semble au contraire survolter quiconque qui la porte. “On sait que les anciens ont tout gagné avec ce maillot et tu te sens l’obligation de te mettre à la hauteur” confirme Mem, arrivé en équipe de France il y a seulement un an et demi. Dipanda, compare l’équipe de France “presque à une école militaire. On n’est pas à l’armée mais on se voit un peu comme des soldats qui doivent porter le handball pour le faire encore avancer.”

Des jeunes déjà habitués à gagner

Avec un tel état esprit chez les nouveaux arrivants, logique que les tauliers ne se sentent pas en danger à l’heure d’aborder ce championnat d’Europe. “Les jeunes ont montré leur talent et savent qu’ils doivent faire perdurer le statut de l’équipe de France. Ils sont bien encadrés et ils ont vite compris comment celle-ci fonctionnait” explique encore Didier Dinart. Mais, le statut, l’état d’esprit, c’est bien beau, mais tout cela n’est pas forcément une garantie de l’emporter sur le terrain. Mais dans des générations de jeunes et de juniors habitués à gagner des grandes compétitions dès leur plus jeune âge, les Meyer, Lenne ou Mem se sont déjà façonnés de bonnes habitudes. “La fédération fait un excellent travail en amont, et on voit arriver des joueurs qui possèdent déjà des titres. Sur le terrain, ils font partie des meilleurs de leur génération et ils ont pris en compte ce besoin d’excellence qu’impose l’équipe de France. Le travail est déjà bien avancé” analyse Michaël Guigou. Le travail bien avancé, il ne reste plus qu’à aller chercher la médaille à laquelle ils tiennent tant.

A Porec, Kevin Domas

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