Euro 2018 (M)

Les joueurs à suivre 1/2

L’Euro 2018 commence demain et à cette occasion, Handnews vous propose le premier volet de son tour d’horizon des joueurs qui n’ont pas le statut d’un Nikola Karabatic ou d’un Mikkel Hansen mais qui disputent leur première compétition internationale (ou presque) et qui risquent bien de faire parler d’eux pendant ces deux semaines de compétition.

Groupe C

 Allemagne: Maximilian Janke (Leipzig – 24 ans)

Sa sélection pour l’Euro en a surpris plus d’un. Blessé en décembre et non retenu au départ pour le stage de préparation, Maximilian Janke a été rappelé pour pallier la blessure de son coéquipier en club Niclas Pieczkowski. Et il a convaincu Christian Prokop, son ancien coach à Leipzig, de l’emmener en Croatie. Joueur complet, Janke est très juste dans son jeu, perd peu de ballons et est bon défenseur sur le poste 2. On peut compter sur lui pour rendre à Prokop la confiance qu’il lui a accordée et assurer derrière le titulaire, Julius Kühn.

 Macédoine: Martin Velkovski (Metalurg Skopje – 20 ans)

Si le jeu offensif de la Macédoine dépend encore grandement de Kiril Lazarov, le joueur de Nantes n’est malheureusement pas éternel du haut de ses 37 ans. Raul Gonzales en est bien conscient et il pourrait avoir trouvé en Martin Velkovski, si ce n’est le successeur, au moins le futur titulaire du poste d’arrière droit. Joueur clé du Metalurg Skopje du haut de ses 20 ans, il l’a également été en équipe nationale junior aux côtés de Filip Taleski et Filip Kuzmanovski, déjà présents chez les grands depuis deux ans et qui représentent à eux trois l’avenir de la Macédoine.

 Monténégro: Milos Bozovic (Tatabanya – 23 ans)

Privés de leur artilleur et star Vuko Borozan et de leur gardien Nebojsa Simic, les Monténégrins vont devoir faire avec les moyens du bord lors de cet Euro. Sans gros talent à convoquer (aucun joueur de moins de 23 ans), le sélectionneur Darko Dukic a néanmoins fait appel à Milos Bozovic, ancien espoir déchu du pays. Arrivé à feu Ciudad Real à 16 ans, il ne s’est jamais vraiment acclimaté à l’Espagne et a rejoint Velenje à 20 ans. Ni mauvais, ni excellent pendant ses deux saisons en Slovénie où les blessures ne l’ont pas épargné, il évolue désormais en Hongrie du côté de Tatabanya où il semble en fin s’épanouir. Assez pour faire oublier Vuko Borozan dans une sélection où il sera le seul arrière gauche de métier ?

 Slovénie: Igor Zabic (Wisla Plock – 25 ans), Ziga Mlakar (Celje – 27 ans)

Matej Gaber forfait pour l’Euro, c’est Blaz Blagotinsek qui va enfiler le costume de pivot n°1 au sein de la sélection slovène. Mais dans son ombre se profile Igor Zabic, dont la trajectoire est beaucoup moins nette mais qui pourrait avoir son mot à dire lors de cette quinzaine. Formé à Celje et au Maribor, il a ensuite rejoint Wroclaw (Pologne) en 2015, où il n’a plus été payé au bout de 6 mois, et a terminé la saison du côté de la Hongrie avant de réaliser une saison pleine du côté du Sporting Portugal avec qui il a remporté le titre. Arrivé à Plock sur la pointe des pieds, il s’est imposé au poste de pivot et pourrait faire souffrir quelques défenses lors de cet Euro.

Si le poste de pivot compte un absent de marque, c’est le poste d’arrière droit qui inquiète côté slovène. Jure Dolenec et David Miklavcic forfaits auxquels on ajoute Vid Kavticnik incertain, c’est une hécatombe qu’a dû affronter Veselin Vujovic ces dernières semaines. Heureusement, il va pouvoir compter sur Ziga Mlakar, l’arrière droit de Celje qui s’est révélé tardivement mais qui enchaîne les prestations de haute volée depuis deux ans, la dernière en date étant les 10 buts inscrits face à Paris en octobre dernier. Suffisant pour maintenir la Slovénie à flots ?

Ziga Mlakar

Groupe D

 Danemark: Niclas Kirkelokke (GOG – 23 ans)

Déjà présent au Mondial en janvier dernier où il avait remplacé Mads Mensah en cours de compétition mais avec un temps de jeu très réduit, Niclas Kirkelokke enfile cette année le costume de titulaire du poste d’arrière droit au sein de la sélection danoise. Impérial avec son club de GOG qu’il ne devrait d’ailleurs pas tarder à quitter, il va devoir prouver qu’il a le niveau international. Et si le Danemark veut retrouver le podium d’une compétition internationale (hors JO), cela passera forcément par une grosse quinzaine de son jeune arrière droit.

Niclas Kirkelokke

 Espagne: Dani Dujshebaev (Celje – 20 ans)

Dujshebaev, épisode 3. Alors qu’Alex s’est désormais fait un prénom dans le handball mondial, c’est au tour du petit dernier de commencer à pointer le bout de son nez. Prêté par Kielce à Celje cette saison, le jeune arrière gauche rend déjà toute la confiance qu’on lui donne puisqu’il a inscrit en moyenne 3 buts par match en Ligue des Champions depuis le début de la saison. Appelé à prendre le relai de Joan Canellas dans les années qui viennent, Dani Dujshebaev sera principalement dans le rôle de l’observateur cette année derrière Joan Canellas et Iosu Goni Leoz mais on est prêt à parier qu’il va rapidement faire parler de lui.

Dani Dujshebaev

 Hongrie:  David Fekete (Budakalasz – 21 ans), Donat Bartok (Lemgo – 21 ans), Adam Borbely (Plock – 22 ans)

Les sélectionneurs étrangers se succèdent à la tête de la Hongrie. Après Antonio Ortega et Xavi Sabate, c’est désormais Ljubomir Vranjes qui a pris en main la destinée des magyars. Engagée dans la voie du rajeunissement depuis maintenant deux ans, le technicien suédois n’a pas dérogé à la règle en appelant trois débutants.

Même si Adam Juhasz, demi centre de formation, a joué une bonne partie du Mondial 2017 à l’aile gauche (et qu’il devrait encore y jouer cette année), sur le papier la sélection hongroise ne compte qu’un seul homme, David Fekete. A 21 ans, il est encore inconnu en dehors de la Hongrie puisqu’il n’a joué que quelques minutes en Ligue des Champions avec Veszprém l’année dernière. Prêté cette saison à Budakalasz, club hongrois du ventre mou, il répète tranquillement ses gammes en attendant de prendre la place de Christian Ugalde sur l’aile gauche du champion hongrois.

Pas épargné par les blessures depuis le début de sa jeune carrière, l’arrière droit de 21 ans peut enfin enchaîner les matchs en Allemagne avec son club de Lemgo. Si Donat Bartok manque encore de régularité, son puissant bras gauche sera une arme redoutable pour la Hongrie. Les médias hongrois le voient comme possible « arme secrète » de Ljubomir Vranjes, et au vu de sa préparation où il a effacé Zsolt Balogh, l’un des titulaires, on a tendance à être plutôt d’accord.

Donat Bartok

Dans les buts, Nandor Fazekas a refait une pige pour le Mondial 2017, mais la Hongrie ne peut pas éternellement appeler son vétéran. Après quelques solutions temporaires de piètres qualités, Adam Borbely arrive comme une option à long terme. En concurrence avec Marcin Wichary et Adam Morawski, le hongrois s’en tire à bon compte avec quelques sorties remarquables, par exemple contre Kristianstad ou Nantes récemment. Il restera cependant dans un rôle secondaire, sauf défaillance de Mikler.

 République Tchèque: Stanislav Kasparek (Balatonfüredi – 21 ans), Dieudonné Mubenzem (Prague – 21 ans)

Petit poucet de cet Euro avec l’Autriche, la République Tchèque va se présenter avec une équipe rajeunie depuis sa dernière participation à une compétition internationale en 2015. Filip Jjicha désormais retraité, la République Tchèque avait commencé à se reconstruire une identité plus collective autour de leur nouveau maître à jouer Tomas Babak. Malheureusement ce dernier est forfait pour l’Euro et ce sont Roman Becvar et Ondrej Zdrahala qui vont animer le jeu.

Mais si ces derniers sont bien connus de leurs adversaires après de longues carrières, le danger risque de venir du poste d’arrière droit avec deux nouvelles têtes derrière Jan Stehlik. Le premier est Stanislav Kasparek, arrivé à Balatonfüredi cet été en provenance de République Tchèque dans l’anonymat le plus complet, il s’est tranquillement installé à la troisième place du classement des buteurs du championnat hongrois, et sans tirer les jets de 7m. Si Balatonfüredi est solidement accroché derrière Pick Szeged en championnat, il est loin d’y être étranger et s’il confirme sa bonne forme lors de cet Euro, Jan Stehlik ne devrait pas voir beaucoup le terrain.

Le second est Dieudonné Mubenzem. Comme son nom ne l’indique pas, il s’agit d’un pur produit de la formation tchèque qui évolue du côté de Prague. Auteur de 17 buts en deux matchs lors de la courte épopée de Prague en coupe EHF cet automne, il a réalisé une très belle préparation alors qu’il s’agissait de ses premières sélections. Dans un style plus en puissance que Kasparek, il représente également une force de frappe non négligeable et pourrait être la belle surprise côté tchèque.

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2 CommentairesPoster un commentaire

  1. Averell - le 12 janvier 2018 à 13h03

    A ne pas oublier dans la 2e partie de ce sujet: Dika Mem et Tournat!

    • jbclamence35 - le 12 janvier 2018 à 13h58

      Je sais pas pour Tournat. J'ai appris qu'il venait d'être papa… ça peut jouer dans les deux sens !

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