Euro 2018 – Tour principal

Un festival face au Danemark

Etincelantes dès le début de la rencontre, les Françaises n’ont pas laissé de chances aux Danoises. Avec une réussite éclatante en première période, elles ont fait l’écart (17-11, MT), pouvant faire tourner en fin de match et se tourner vers la Suède qu’elle affrontera samedi (15 heures), pour son deuxième match dans ce tour principal (29-23, FM).

Les matchs se suivent, s’enchaînent et se ressemblent pour les Françaises. Sans pour autant qu’on se lasse de cette réussite éclatante, notamment dans les première minutes où tout de suite la distance est installée avec les adversaires. “On a bien récité notre jeu, on savait ce qu’on avait à faire. C’est une prestation maîtrisée. On s’est mis en ordre de marche, derrière Amandine faisait les arrêts et c’est passé” se satisfait Allison Pineau. Une exécution à la lettre des plans d’Olivier Krumbholz et son staff qui fait que les Bleues sont très vite intouchables, face à des adversaires qui pourtant auraient pu poser problème. “C’est un luxe, ça permet aussi de faire rentrer tout le monde dans la compétition et d’économiser des forces parce que l’enchaînement est important et sur la fin de la compétition ça pourra faire la différence”reconnaît Camille Ayglon-SaurinaLe Danemark a encore une fois fait les frais de ce rouleau compresseur, qui a mis certes cinq minutes de plus à s’allumer que d’ordinaire mais une fois en marche, n’a fait aucun cadeau. A commencer par cette attaque, éclatante de réussite qui fait oublier tous les problèmes qu’elle avait eu en Golden League notamment, mais aussi sur les autres compétitions. Cette fois, dix-sept buts ont été inscrits en première mi-temps, à 85% de réussite, assez prodigieux pour que cela soit souligné.

Pourtant les Danoises avaient fait le choix d’aller chercher les Françaises très haut. Mais moins à l’aise sur ces duels, elles laissaient trop d’espaces aux Françaises, qui avec leur dynamite dans les jambes, faisaient un festival. Estelle Nze-Minko, peut-être moins percutante sur la préparation, s’en est donnée à coeur joie. Comme face aux Monténégrines à qui elle avait donné le tourni, elle a continué son numéro, plongeant dans les intervalles qui s’ouvraient à elle. Obligeant les Danoises à redescendre d’un cran. “En attaque ça se met bien en place, avec des points forts en première mi-temps avec notamment Grâce (Zaadi) et Estelle qui ont bien pris leurs responsabilités. On avait certainement plus de jus qu’elles et on a su prendre les espaces et elles avaient du mal à tenir les débordements” analyse Olivier Krumbholz. Quand ce n’était pas elle, Grâce Zaadi y allait de sa patte, ouvrait des espaces à ses coéquipières qui pouvaient pousser les ballons jusqu’aux ailes, encore un secteur très en réussite.

D’ailleurs, Laura Flippes n’a pas raté grand chose depuis le début de l’Euro. Un seul échec sur ses quatre matchs joués. Ce soir encore, un 3/3 dans une rencontre où elle a été cherchée (et trouvée) très tôt. Deux buts dans les 6 premières minutes. Un rôle qu’elle endosse très bien. “J’ai des opportunités je les saisis. J’ai les meilleurs exemples autour de moi pour apprendre, j’essaie de reproduire. Je me suis adaptée dans ma préparation, je parle beaucoup avec les filles qui m’entourent et ça m’aide énormément à appréhender les adversaires” avoue l’ailière de Metz en zone mixte. Même quand en fin de match, Olivier Krumbholz la plaçait sur un poste d’arrière, sur lequel elle peut très bien jouer, elle a mis le nez dans les intervalles, pour prendre à mal les Danoises, remontées pour perturber la base arrière, sans résultat.

Le mur Leynaud

Une réussite qui est aussi due à une très belle défense, toujours au top de sa forme, sur laquelle l’équipe de France a une nouvelle fois bâtie sa victoire. Mette Tranborg, qui a pour habitude d’envoyer des fléchettes de loin, a été bien muselée, comme en face d’elle Anne Mette Hansen qui a marqué sur les quelques fois où elle a été oubliée. Pas assez pour porter les Danoises vers une remontada, qui étaient déjà bien loin au moment de rentrer au vestiaire (17-11, MT). Olivier Krumbholz expliquait pourtant qu’il était difficile d’accroitre un écart déjà conséquent mais ses joueuses l’ont fait mentir. Cette fois, pas de trou d’air en deuxième mi-temps, la démolition entamée sur la première période avec une Amadine Leynaud encore une fois au sommet de son art (9 arrêts en première période à 47% de réussite) continuait, pour que l’écart atteigne les neuf buts sur une contre-attaque conclue par Manon Houette (24-15, 45′). “Je me sens bien surtout grâce à mes copines, une gardienne n’est rien sans sa défense et elles ne sont rien sans moi. C’est tellement plaisant de les voir se battre devant moi que je suis obligée d’aller chercher les ballons”souriait la portière des Bleues qui continue d’écoeurer ses adversaires

Encore une fois, tout le monde a pu rentrer, Kalidiatou Niakaté a pu se lâcher. ” Je suis content, on a pu soulager les titulaires et faire sortir du banc certaines joueuses, je suis heureux pour Kalidiatou Niakaté qui a fait une bonne entrée et qui j’espère va se libérer parce qu’on a vu ses qualités qui sont énormes et on aura bien besoin de punch dans cette deuxième partie d’Euro” se satisfait le tacticien lorrain. L’équipe de France a pu finir tranquillement, en face d’un Hall XXL (5 296 spectateurs ce soir), qui a pu bien profiter avec les joueuses en fin de rencontre, avant qu’elles ne retrouvent ce parquet pour affronter la Suède samedi, 15 heures (29-23, FM).

De Nantes, Maxime Cohen.

STATISTIQUES :
À Nantes, Hall XXL (5296 spectateurs) :
 DANEMARK – FRANCE : 23-29 (11-17)
Arbitres : Dalibor Jurinovic et Marko Mrvica (Cro)

FRANCE
Entraîneur :
 Olivier Krumbholz
Gardiennes : Glauser (11′, 2 arrêts dont 1/2) et Leynaud (47′, 12 arrêts dt 2/7) – Joueuses :Glauser (0/1) – Coatanea (1/1) – Ayglon-Saurina (1/2) – Pineau (4/6 dt 4/5) – N’Gouan – Zaadi (4/4) – Leynaud – Houette (3/3) – Niakaté (2/2) – Dembélé-Pavlovic (c) (2/2) – Flippes (3/3) – Kanor (0/3) – Edwige (1/1) – Foppa (0/1) – Nze-Minko (6/6) – Lacrabère (2/3 dt 1/1) – Exclusions temporaires : Pineau – N’Gouan – Edwige

DANEMARK
Entraîneur :
 Klavs Bruun Jorgensen
Gardiennes : Toft (27′, 1 arrêt) et Reindhart (28′, 3 arrêts) – Joueuses : Toft – Pedersen – Iversen – Hansen (4/8) – Woller (5/7 dt 2/3) – Heindahl (1/2) – Haugsted – Grigel (2/3 dt 1/2) – Nielsen (0/1) – Tranborg (3/4) – K.Jorgensen (3/4) – Jensen (0/3 dt 0/1)- S. Jorgensen (4/7 dt 4/5) – Dornonville de la Cour (1/2) – Hojlund (0/2) – Reinhardt – Exclusions temporaires : Hansen (2) – Nielsen – K.Jorgensen – Carton Rouge : Tranborg (3)

HandNews & CasalHand

11 CommentairesPoster un commentaire

  1. Sasori9 - le 6 décembre 2018 à 21h49

    C'est bien mais il ne faut pas tomber dans l'éxcès de confiance et la facilité. C'est ca qui a fait perdre la Norvège en 2017 !

    • Averell - le 6 décembre 2018 à 22h17

      Ah bon? Je pensais que c'etait la France qui avait fait perdre la Norvege:-)

      • Sasori9 - le 6 décembre 2018 à 22h46

        Averell, sétieux, il faut éviter de chercher le problème la ou il n'y a pas !
        tu connais bien les Bleues ??? Tu as regardé le JO London 2012 ????
        Les Bleues ont été extraordinaire au début. Exactement pareil que les matchs contre Monténégro et Danemark.
        MAIS une fois au quart de final contre Monténégro, c'est une hétacombe : très mal géré, perte de balle à foison……Et elles ont perdu.
        Les Bleues ont mis 4 ans à digérer cette défaite. Lacrabère, Leynaud, ….ont souvent parlé cette défaite inattendue quand je les ai rencontré en 2016 à Rio.
        JO 2016, c'est la renaissance des Bleues !

        J'ai dit simplement qu'il faut faire attention avec l'excès de confiance. Pour l'instant, les Bleues ont atomisée les deux équipes : Monténégro et Danemark avec l'écart assez important. Il faut garder tête froide et prête le jour de match. La Suède vienne de perdre, elle a perdue contre la France au Mondial donc elle va faire en sorte de pourrir le match contre les Bleues. Les Bleues ont tjs du mal contre le jeu Nordique.

        Les Norges ont fait une ballade au championnat du monde avant de tomber sur les Bleues vicieuses et fourbe ce que j'aime !!!! Oh yeah !!!! Lacrabère a pu se venger.

        Il faut faire attention à ca. La compétition est géniale et cruelle à la fois.

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