EdF (M)

Avertissement sans frais pour les Bleus

L’équipe de France s’est imposée d’une courte tête face au Brésil ce soir (24-22). Si ce que les Bleus ont montré a été loin de la perfection, ils peuvent au moins se satisfaire d’avoir empoché les deux points.

Pour un premier jet, la copie française portera sans doute le commentaire “peut mieux faire”. Le premier essai tricolore rendu ce soir face au Brésil est parsemé de bons moments et d’autres qu’il faudra certainement retravailler. Dans la seconde catégorie, on classera certainement le début de match poussif, pendant lequel les Tricolores ont mis vingt minutes à verrouiller leur secteur central. Incapable de gérer le grand gaucher auriverde José de Toledo, ils se sont retrouvés menés de deux buts (7-5) après douze minutes de jeu. “Une équipe comme le Brésil est capable de mettre beaucoup de jus et beaucoup d’intensité en début de compétition. Mais nous n’avons pas baissé la tête et cette équipe de France, malgré sa jeunesse, a su trouver ses leaders dans les moments difficiles” résumait Michaël Guigou. Parmi ses leaders, on pense évidemment à Vincent Gérard. Entré au secours d’un Cyril Dumoulin impuissant après vingt minutes de jeu, il a immédiatement donné un coup de fouet à ses coéquipiers. Résultat, dix minutes plus tard, la France passait à +3 à la pause (16-13).

Vincent Gérard, le détonateur bleu

Le gardien de Montpellier allait être le fil rouge de la soirée bleue. C’est dans son sillage que la France prenait six buts d’avance peu après le repos, malgré une double infériorité numérique. Et dans une fin de match où ses coéquipiers ont bafouillé leur handball, perdant ballon sur ballon et ratant de nombreux tirs, il leur a tenu la tête hors de l’eau. Deux arrêts et une interception pour couronner une prestation majuscule, sans laquelle la France n’aurait peut-être pas passé une aussi bonne nuit. “Il nous fait énormément de bien, surtout cette dernière interception. Le voir aussi performant, ça fait plaisir” confirmait Kentin Mahé. Mais excepté entre la 20ème et la 40ème minute, la France été loin de dominer son sujet. On pense notamment à ce quart d’heure dans le deuxième acte où rien, ou presque, a fonctionné. Où, sur base arrière tout le monde s’est soudainement mis à perdre des ballons et où le gardien brésilien, l’espace de dix minutes, s’en transformé en rempart infranchissable. “J’ai senti de la précipitation, un manque d’efficacité face à un gardien qui s’est mis en chauffe. Il va falloir gommer ces petites actions qui ont pu être risquées” appuyait Guigou, en taulier.

Dika Mem et Timothey N’Guessan, au secours d’une base arrière en galère

De ce marasme offensif dans lequel les Français ont baigné pendant une bonne demi-heure, si on cumule les deux mi-temps, on pourra ressortir deux hommes : Dika Mem et Timothey N’Guessan. Le premier n’a jamais fui ses responsabilités, finissant meilleur buteur bleu avec six réalisations (à égalité avec Guigou). Que ce soit à la passe ou au shoot, il a encore une fois confirmé tout le bien que Didier Dinart pense de lui depuis quelques temps. Celui qu’on attendait peut-être moins, c’est son alter-ego à gauche. Quand on l’a vu perdre ses deux premiers ballons, on s’est dit que “Tim” N’Guessan allait nous offrir une nouvelle prestation bancale, comme il nous y a habitué en bleu. Mais non, il a persévéré, scorant deux buts importantissimes dans les dix dernières minutes. “Perdre deux ballons comme ça, ce n’est pas possible. Mais il ne fallait pas douter, rester confiant, sinon j’allais cogiter tout le match” sourit l’arrière gauche. A son image, l’équipe de France a alterné le bon et le moins bon pour sa première sortie dans la nuit gelée berlinoise. Elle aura moins de 24 heures pour préparer la deuxième version de sa copie, à rendre demain à la même heure face à la Serbie. Sous peine, une nouvelle fois, de devoir passer une soirée mouvementée.

Les statistiques :

BRESIL – FRANCE 22:24 (13:16)
Arbitres : Mirza Kurtagic / Mattias Wetterwik (SWE)

BRESIL : Tercariol (3 arrêts / 18 tirs), Almeida (6 arrêts / 14 tirs dont 1/1 pén); H. Teixeira (1/3), Valadao, Toledo (8/13), Santos (1/3), Pozzer (1/2), Borges (3/6), Chiuffa (1/4 dont 0/1 pén), V. Teixeira, Novais (0/1), Ponciano, Langaro (3/9), Nantes (2/4), Hackbarth (1/1), Rodrigues (1/3) / Exclusions temporaires : Valadao (17’, 22’), Rodrigues (27’), Toledo (40’, 59’)

FRANCE : Dumoulin (4 arrêts / 14 tirs), Gérard (16 arrêts / 28 tirs dont 1/1 pén); Rémili (2/5), Lagarde (1/1), Mem (6/8), Mahé (0/1), Grébille (2/3), N’Guessan (5/7), Abalo (0/1), Sorhaindo (0/1), Guigou (6/7 dont 0/1 pén), L. Karabatic (1/1)), Fabregas, Claire (0/1), Dipanda, Porte (1/1)

A Berlin, Kevin Domas

HandNews nouvelle application
Pub Espace Pronos EDF

20 CommentairesPoster un commentaire

  1. Franck du 85 - le 11 janvier 2019 à 23h31

    Dans les moments difficiles en attaque en 2ème période, avez-vous ressenti comme moi l’absence du boss ?
    Mon opinion : merci Mika, Dika et surtout Vincent.
    Contre la Serbie demain faudra être plus régulier, lucide et efficace à la finition.
    Ça devrait le faire quand même.

    • Etienne221 - le 11 janvier 2019 à 23h52

      Et merci Timothée !!! 3/3 très rapidement avant de sortir de manière incompréhensible… Quand il est revenu on a vu direct le bien qu'il a apporté ! N'Guessan est suffisamment critiqué pour qu'on admette que ce soir il était enfin dans un jour au top avec l'équipe de France !!

      • tartiflush - le 12 janvier 2019 à 10h39

        Pas trop mal effectivement, meme s'il a commencé le match de la pire des manières en perdant 2 balles dans la 1ere minute de jeu (!) et en faisant un passage en force quelques minutes après.

Afficher tous les commentaires

Laisser un commentaire

Champs requis *

En direct Voir toutes les brèves
HandNews utilise des cookies sur ce site. Avec votre consentement, nous les exploitons pour mesurer et analyser l'utilisation du site (cookies analytiques) et pour l'adapter à vos intérêts et usages (cookies de personnalisation en fonction de votre navigation et de votre navigateur).