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Les Bleus, en route vers l’histoire ?

Jamais une équipe n’a réussi à monter trois fois de suite sur le toit du monde. Après avoir loupé une première occasion en 2013 en Espagne, la France a de nouveau l’occasion de marquer l’histoire.

Avant même de décoller pour Berlin, Didier Dinart l’a bien fait comprendre. Marquer l’histoire, “ce n’est pas un objectif”. Soit. Depuis le début de la préparation, le sélectionneur de l’équipe de France n’a de cesse de répéter que ses hommes ont dans le viseur la qualification pour les prochains Jeux Olympiques, dans un an et demi. Ils visent donc, à minima, une place dans les sept premiers, pour intégrer un des tournois de qualification olympique. La marche suivante, c’est l’organisation d’un de ces tournois, qui correspondrait à une place dans le dernier carré, tandis que seul le vainqueur de ce championnat du monde pourra commencer à installer ses meubles dans le village olympique japonais. “C’est une compétition importante à plusieurs titres. On est sûr d’aller à Paris 2024, mais pas à Tokyo. Entrer dans les TQO sera le principal objectif. A mon avis, nous ne sommes pas tenants du titre puisque des joueurs cadres nous ont quittés depuis 2017. C’est donc un championnat du monde assez différent des précédents qui nous attend” continue le sélectionneur. Différent aussi car Nikola Karabatic, de toutes les conquêtes depuis 2003, ne sera pas du voyage, au moins pas dès le début de la compétition.

Ne pas manquer d’humilité

En attendant, tout le monde est bien arrivé ce mercredi soir à Berlin, avant de découvrir pour la première fois la somptueuse Mercedes-Benz Arena jeudi matin à l’entrainement. C’est dans cet écrin de 17.000 sièges que les Bleus devront, d’abord, sortir de la phase préliminaire avec un maximum de points, ceux marqués face aux deux autres équipes qualifiées étant conservés au moment de passer au tour principal. Ce qui forcera tout le monde à jouer le coup à fond et les Bleus à, si possible, faire carton plein. Si la France et l’Allemagne font figure de favoris de la poule A, derrière c’est très ouvert, personne ne se détachant vraiment pour finir troisième. La Russie, privée de son artilleur Pavel Atman ? La Serbie, addition de phénoménales individualités mais incapable, depuis des années, de trouver la moindre cohésion collective ? A moins que le Brésil, premier adversaire des Bleus, n’arrive à se faufiler au tour principal d’un Mondial pour la première fois de son histoire. Les auriverde sont à prendre au sérieux, même si leur niveau reste assez fluctuant. Quelque part entre la raclée infligée par l’équipe de France en ouverture en 2017 (31-16) et la victoire bien plus serrée aux Jeux Olympiques de 2016 (34-27). “C’est une équipe qui, si nous ne faisons pas preuve d’humilité, est capable de nous punir. Et ce sera le cas pour chacun de nos adversaires dans ce Mondial, il n’y aura pas de décompression possible” résume Ludovic Fabregas du haut de ses 22 ans. Haniel Langaro, Thiagus Petrus, José de Toledo ou Felipe Borges, autant de joueurs capables d’ennuyer n’importe qui sur la durée d’une rencontre.

Armée pour aller au bout

Cette compétition sera aussi l’occasion, pour certaines des jeunes pousses bleues, de passer définitivement un cap. Dika Mem, Ludovic Fabregas, Romain Lagarde ou Nédim Rémili tous ont fait leur arrivée en bleu ces trois dernières années. Ils ont grandi, parfois vite, parfois plus lentement mais c’est à eux, désormais, de porter la maison bleue. “On manque juste d’expérience collective, mais le talent est partout dans cette équipe. L’absence de Nikola va peut-être amener certains d’entre nous à passer un nouveau cap” disait avant de décoller le capitaine Cédric Sorhaindo. Chacun de ces jeunes français, auxquels on peut aussi ajouter Nédim Rémili ou Timothey N’Guessan, jouent des rôles majeurs en club. Maintenant est venu le moment pour eux de crever l’écran en bleu, après avoir éclaboussé l’Europe de tout leur talent avec leurs clubs. Si, à l’unisson, ils répètent les mêmes performances pendant cette quinzaine germano-danoise, les Bleus ne seront pas loin de remplir l’objectif. Qu’il soit d’obtenir un ticket pour un TQO, d’en organiser un ou même de s’y qualifier directement. Et de marquer l’histoire, par la même occasion.

France – Brésil à 20h30 (en direct sur beIN Sports 3)

A Berlin, Kevin Domas

HandNews & CasalHand
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7 CommentairesPoster un commentaire

  1. Laurent Beys - le 11 janvier 2019 à 07h51

    J’ai peur que ce Championnat du Monde soit taillé sur mesure pour le Danemark. Pour aller en 1/2, la France sera à la lutte avec l’Allemagne, l’Espagne et la Croatie. C’est un parcours compliqué

    • Etienne221 - le 11 janvier 2019 à 12h19

      D'autant que c'est nos bêtes noires ! Nous on préfère jouer la Norvège la Suède, l'Islande ou le Danemark ! Mais l'Espagne on déteste, l'Allemagne (surtout chez elle), c'est souvent des mauvais souvenirs, et la Croatie c'est 50/50. Et la Croatie depuis la dernière finale du mondial de foot, et de la Coupe Davis, ça commence à être l'adversaire le plus fréquent…

  2. No - le 11 janvier 2019 à 08h10

    Bien sûr un mondial pour le Danemark logique , l EDF essaiera de profiter des quelques opportunités qui se présenteront mais il serait prétentieux de croire à la victoire finale , perso je les vois dans les 5 mais pas dans les 3.

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