Mondial 2019

Que vaut vraiment cette Allemagne ?


Alors que l’équipe de France va affronter l’Allemagne ce soir dans le match au sommet du groupe A, prenons quelques instants pour décoder cette Mannschaft.

Placée dans les favoris du championnat du monde depuis plusieurs mois, l’Allemagne mérite-t-elle seulement d’être mise dans le même panier que le Danemark, la France et la Norvège ? Si on s’en tient à l’adage qui dit qu’une équipe évoluant à domicile est forcément proche du titre suprême, sans doute. Mais depuis qu’elle est montée sur le toit de l’Europe en 2016, la Nationalmannschaft va de désillusions en désillusions. D’abord une élimination en huitième de finale du Mondial français avant une triste élimination au tour principal en Croatie l’hiver dernier. Et pourtant, on ne peut pas vraiment parler de changement de génération, puisque huit des seize joueurs de l’équipe étaient déjà présents en Pologne il y a trois ans. “Mais si l’effet de surprise avait marché à plein avec Dagur Sigurdsson, c’est moins le cas avec Christian Prokop. Aujourd’hui, on a quelques stars entourées de joueurs bons, mais pas extraordinaires” analyse François-Xavier Houlet. Parmi les stars, on classera évidemment Uwe Gensheimer, mais aussi Andreas Wolff ou le duo de pivots Patrick Wiencek et Hendrik Pekeler.

“C’est une équipe qui, si elle est capable de récupérer les ballons, est redoutable. Gensheimer et Groetzki se projettent très rapidement vers l’avant, tandis que les joueurs de la base arrière peuvent arriver lancés sur la deuxième vague” continue Houlet. Et c’est exactement ce qui s’est passé depuis le début de la compétition. Si, sur jeu placé, Martin Stroble (qui évolue en 2. Bundesliga) lutte pour apporter du danger, dès qu’Andreas Wolff ferme la boutique, l’écart au score se creuse. “C’est une équipe solide partout, à l’heure actuelle, ils sont à leur vitesse de croisière” note Cédric Sorhaindo. Si la publication de la liste par Christian Prokop n’avait pas fait l’unanimité, le sélectionneur n’a pas pu s’empêcher une controverse de plus. Ainsi, l’ailier Tobias Reichmann a préféré poster une photo de lui à l’aéroport pour Orlando plutôt que de rester supporter ses coéquipiers. Et si certains joueurs lui ont apporté son soutien, le sélectionneur a moins apprécié. Face à la France, il ne sera plus question de tout ça, comme le confirme Prokop : “On a bien conscience de l’attente qu’il y a derrière nous. Mais on ne doit pas se laisser dépasser par ça. Moins on y pense, mieux on fera.”

Allemagne – France à 20h30 (en direct sur beIN Sports 1)

A Berlin, Kevin Domas

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11 CommentairesPoster un commentaire

  1. Averell - le 15 janvier 2019 à 11h53

    Que vaut vraiment celle Allemagne????
    On peut pas vraiment dire que l'article nous apporte beaucoup d'elements de reponse…

  2. Sasori9 - le 15 janvier 2019 à 14h06

    Il suffit de regarder le match contre la Russie pour comprendre, les Allemands sont crispée par l'enjeu et surveillé par le reste du monde vu ce qu'il s'est passé en 2007.
    Malgré ca, l'Allemagne a quand meme une arbitrage favorable, un penalty cadeau à la 58ème minute contre les Russes. Un nul au lieu d'une défaite.
    A mon avis, les Allemands ont besoin une victoire contre une des meillleurs ennemis pour retrouver la confiance.
    S'ils perdent, ce serait catastrophique pour l'Allemagne parce que en deuxième groupe, ils vont affronter des pires ennemies : Espagne…..

  3. gardarem_lo_but - le 15 janvier 2019 à 14h46

    Désolé pour l'analyse psycho-sociologique au doigt mouillé, mais j'ai l'impression que l'Allemagne est victime du syndrome du sumo… Le sumo, c'est ce sport quasi religieux qui est l'essence même du Japon, mais où de nos jours les meilleurs lutteurs sont presque tous étrangers, même si ça ne se voit pas forcément pour le profane (majorité de chinois, mongols…). Pour l'Allemagne, on sent que le handball, c'est "leur" sport, sauf que c'est d'autres qui gagnent de nos jours… Ils avaient la consolation d'avoir le meilleur championnat du monde… jusqu'à l'an dernier également. Bref, je soupçonne une pointe de frustration et une quête de légitimité sur "leur" sport qui vont rendre cette rencontre un peu tendue. Espérons que cette quête de légitimité se fasse dans des conditions moins déplorables qu'en 2007…

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