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Michaël Guigou veut aider Nîmes à grandir

Après l’officialisation de sa venue à Nîmes vendredi soir, l’ailier de l’équipe de France Michaël Guigou donnait ce matin sa première conférence de presse, aux côtés du président de l’USAM David Tebib et de l’entraineur Franck Maurice.

L’histoire de la venue de Michaël Guigou à Nîmes aura donc commencé par un appel d’Andrej Golic, le conseiller de l’ailier de l’équipe de France, à David Tebib en octobre dernier. “J’avais peur qu’on serve de lièvres aux autres prétendants” se souvient le président nîmois. Cinq mois plus tard, “les planètes se sont alignées” et la signature du natif d’Apt pour les deux prochaines saisons avec l’actuel quatrième du championnat est effective. Entre-temps, des choses ont été dites, de tous les côtés, mais ce matin, pour la première apparition officielle de Guigou aux côtés des dirigeants nîmois, il n’y avait aucune animosité. Pas de communiqué assassin, pas de petite phrase, juste un plaisir évident d’avoir vu, enfin, la situation se dénouer. “Dans la vie, il faut relativiser. On parle de handball, on a la chance d’être applaudi par 5000 personnes en faisant notre métier. Cela met les choses en perspective. Il y a des choses qui ont eu du mal à être digérées mais, désormais je n’y pense plus” souriait le futur nîmois. Pour l’USAM, c’est un sacré coup de projecteur, sportif, économique et humain. “On sait les retombées qu’une telle arrivée peut avoir, quand on voit que vous êtes déjà autant ce matin” disait en introduction le président Tebib. 50 personnes, au moins, s’étaient levées dès potron-minet pour recueillir les premières impressions du premier gros transfert de la saison. Sportivement, mais aussi médiatiquement, Tebib et son staff ont marqué les esprits en faisant signer pour deux ans le double champion olympique, qui devrait rester au club par la suite dans une mission de conseiller.

Nîmes a réuni tous les facteurs pour arriver à séduire un joueur avec un tel palmarès. “Il y a deux ans, cela n’aurait pas été possible” rappelle David Tebib, bien conscient que les résultats récents de son équipe ont mis le vert au goût du jour dans le championnat. Nantes est bien venu à la charge, comme il l’avait fait il y a trois ans, mais la volonté de ne pas faire déménager tout le monde tout en évoluant dans un club compétitif a été plus forte. “Je vais venir en toute humilité, l’équipe n’a pas besoin de moi pour faire de grandes choses, elle est actuellement quatrième. Pour moi, venir à Nîmes, c’est sortir de ma zone de confort et je vais m’investir dans le projet à 200%. J’espère pouvoir aider le club à grandir” disait Guigou ce matin, qui devrait évoluer sur les postes de demi-centre et d’ailier gauche dès la saison prochaine. Il n’arrive pas en terre inconnue, lui pour qui les derbys n’ont plus aucun secret et qui a déjà cotoyé Rémi Desbonnet et Rémi Salou dans l’Hérault. Et si un des ses objectifs majeurs reste les Jeux Olympiques de Tokyo en 2020 avec l’équipe de France, il n’a pas franchi le Vidourle pour se la couler douce en attendant l’avion pour le Japon. “Je veux faire du handball, prendre du plaisir tous les jours, le partager avec mes coéquipiers et qu’on me respecte. J’ai l’impression d’avoir tout cela à Nîmes” appuie-t-il, avant de plaisanter sur sa présence aux JO de Paris dans cinq ans dans la catégorie beach-handball.

Les supporters nîmois n’auront pas à attendre la saison prochaine pour acclamer la recrue-phare de leur club, puisqu’elle sera au Parnasse en avril pour le derby. Un match vraiment pas comme les autres pour Michaël Guigou, avant de débarquer dans le Gard en juillet prochain. “Je le redis, je sors d’une zone de confort. Je ne vais pas passer le même été, au niveau de la préparation physique et mentale, que ce que j’ai pu faire les dernières années. L’investissement va être encore plus fort” conclut-il. Franck Maurice devra encore attendre un peu avant que son nouveau joueur apporte “son expérience et son vécu, qui vont être très bénéfiques pour le staff et l’effectif, qui est encore jeune.” Mais pour l’instant, la venue de Michaël Guigou à Nîmes, c’est déjà un événement.

Kevin Domas

HandNews & CasalHand

17 CommentairesPoster un commentaire

  1. greg - le 25 février 2019 à 12h44

    Voila de quoi booster encore plus la dynamique actuelle ! Pourquoi pas faire quelque chose en EHF l’an prochain…

    • Sasori9 - le 25 février 2019 à 17h47

      Nimes n'est pas prêt pour EHF !

      • rkj4 - le 25 février 2019 à 18h00

        Pas prêt pour gagner l'EHF Cup, c'est probable. Mais pour la jouer, non, je ne vois pas le problème.
        Quel mal y aurait-il à vouloir s'opposer à des clubs européens de niveau équivalent ? Aucun, à part éventuellement la fatigue de déplacement compliqués. Mais si on ne veut se fatiguer, alors mieux vaut ne jouer aucune coupe d'Europe.

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