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CdF (M)

Cherbourg veut grandir sans se précipiter

, par Lanfillo

Nicolas Tricon (JS Cherbourg Manche)

Actuel deuxième de Proligue, Cherbourg reçoit une équipe de Starligue, Ivry, pour les huitièmes de finale de la Coupe de France ce soir (20h30). Le club ne fait pas de la Coupe un objectif, mais compte bien s'appuyer dessus pour poursuivre sa bonne dynamique.

Qui aurait pensé voir Cherbourg deuxième de Proligue à la mi-saison ? Pas grand-monde, même si pas mal d'entraîneurs nous avaient dit en début de saison qu'il fallait se méfier de cette équipe. Les Mauves ont réussi à se mettre à la hauteur des attentes, et même plus que ça : ils n'ont perdu que deux matchs sur les trois premiers mois de la saison, toutes compétitions confondues, dont un après prolongations contre Saint-Raphaël en Coupe de la Ligue. "Tout s'est bien emmanché pour nous, reconnaît Nicolas Tricon, l'entraîneur de la JS. On a fait une bonne première partie de saison, et c'était presque dommage que ça s'arrête !"

Ne pas se précipiter pour mieux avancer

L'entraîneur cherbourgeois est l'un des principaux artisans de ce beau renouveau dans le Cotentin. Arrivé à l'été 2018, alors que le club "n'avait que trois joueurs sous contrat, et il a fallu construire l'effectif après la bataille parce que je suis arrivé après le recrutement de tout le monde", Tricon s'est adapté au monde de la Proligue, un monde qu'il ne connaissait pas après avoir fait toute sa carrière à Montélimar. "Il a fallu s'installer dans le championnat et le comprendre, poursuit-il, en balayant au passage l'objectif de monter en Starligue, trop précipité pour une structure qui n'y est pas préparée. On a essayé d'ajuster à l'intersaison, et il va en falloir encore une pour finaliser les choses. Je ne sais pas faire autrement que d'agir dans la construction, je viens de la formation, je sais que ça ne se fait pas en un mois. Mais ça s'est fait rapidement l'année dernière, on a fait un maintien sur 20 journées. Cette année, on est dans la même lignée que l'année dernière, mais on a changé d'état d'esprit, on joue tous les matchs pour les gagner."

Hakon Ekren (JS Cherbourg Manche)

Un changement d'état d'esprit et des ajustements apportés notamment par un recrutement judicieux qui a porté ses fruits, entre le gardien israélien Dan Tepper, le demi-centre norvégien Hakon Bratvold Ekren ou encore l'expérimenté Frédéric Beauregard. "On ne s'est pas trompé quand on a recruté, se félicite Tricon. On avait un axe de recrutement sur les profils de joueurs, qu'ils aillent bien les uns avec les autres techniquement et tactiquement. On a fait attention aussi à qui on prenait humainement. Ça a fait une bonne alchimie." Cherbourg a ainsi été parmi les équipes les plus agréables à voir jouer sur ce début de saison en Proligue, pendant que des cadors comme Cesson ou Nancy ont semblé se chercher. "Oui, à voir jouer, nous étions les plus intéressants, reconnaît sans fausse modestie le coach cherbourgeois. Mais maintenant, on a été les plus intéressants sur trois mois. Et ce qui a fait qu'on était intéressants, c'est aussi qu'on n'était pas potentiellement destinés à ça. Ce qui a fait la différence, c'est qu'on n'est pas du tout taillé pour être dans le top 6. Au départ, on est que la dixième masse salariale..."

La Coupe de France pour préparer la suite

Alors maintenant, Cherbourg aborde 2020 avec un statut autre dans le championnat de Proligue, "d'autant plus avec la dimension que tout le monde trouve qu'on n'est pas à notre place, souligne Nicolas Tricon. On se retrouve dans la configuration où on va être chassé par tout le monde." En Proligue, la deuxième partie du championnat ne ressemble pas forcément à la première, rappelle Tricon, en soulignant qu'il faut "tout remettre à plat et recommencer un nouveau championnat." Mais l'objectif, à ce stade de la saison, reste la qualification en play-offs. "On sait qu'à deux matchs, on est maintenu, à six matchs on est en play-offs, et à huit on sera dans le top 4", a-t-il calculé.

Dans cette discussion, on aurait presque mis de côté le match de ce vendredi soir contre un club de l'élite, Ivry, que Tricon a même intégré dans son esprit à la préparation de la reprise du championnat. "On va jouer pour gagner, certifie-t-il. Mais la Coupe de France n'est pas une fin en soi. On l'a joué comme ça, il s'est trouvé qu'on a eu deux tours pas très compliqués à jouer. On va l'aborder pour se faire plaisir, mais notre pain quotidien, quoi qu'il arrive, ça reste le championnat." Après avoir éliminé Toulouse (venu avec l'équipe réserve) au tour précédent, l'accueil d'une équipe de première division cette fois au complet a de quoi satisfaire Nicolas Tricon. "On était content de jouer Saint-Raphaël, ajoute-t-il en rappelant le match plus accroché en Coupe de la Ligue. C'est bien, parce que ça faisait longtemps que des équipes comme ça n'étaient pas venues à Cherbourg. Par rapport à l'évolution du club et au changement de structure, c'est bien ce qu'on fait. Il faut arriver à cultiver le fait de jouer tous les matchs à fond, de regarder tout le monde dans les yeux." Pour le public de Chantereyne, toujours plein depuis le début de la saison et déjà annoncé complet pour plusieurs matchs en 2020, l'occasion est trop belle d'espérer voir ses protégés poursuivre leur parcours en Coupe. Et, ainsi, continuer à voir leur club grandir patiemment.

Soirée de gala à Ajaccio, un choc Nantes-Chambéry dimanche

Les deux autres clubs de Proligue encore en lice joueront également contre des équipes de première division ce week-end. L'opération s'annonce très compliqué pour Sélestat, en déplacement à Montpellier, et peut-être un peu plus jouable pour Billère, équipe accrocheuse en première partie de saison, du côté de Créteil, en grande difficulté en championnat et qui aura à cœur de faire le plein de confiance avant de reprendre la course au maintien. Pour le dernier club de N1 en lice, le GFC Ajaccio, ce sera soir de fête ce vendredi avec la réception du leader de Starligue, le Paris Saint-Germain. Les Corses avaient déjà reçu le PSG en 2018, et ils feront de nouveau le plein au Palatinu (2000 places) pour accueillir les stars parisiennes. Le Gazélec est actuellement premier de sa poule en N1, et il avait sorti Istres, venu sans plusieurs cadres, en seizièmes de finale (37-30). Paris a en tout cas déjà fait savoir que sa part de recettes reviendrait au club ajaccien, d'après France Bleu RCFM.

Les autres rencontres sont des oppositions 100% Starligue, et on suivra avec intérêt l'opposition entre les deux équipes engagées en Coupe EHF Aix et Nîmes samedi au Val de l'Arc. L'opposition entre Tremblay et Chartres aura un aspect de répétition générale avant la reprise du championnat, où les deux équipes luttent pour leur maintien. Saint-Raphaël et Dunkerque, tous deux dans le milieu de tableau, voudront sans doute briller en Coupe de France pour apporter un piment supplémentaire à leur deuxième partie de saison, notamment les Dunkerquois qui se verraient bien suivre un parcours similaire à celui de l'année dernière où ils avaient atteint la finale. Un dernier choc clôturera les huitièmes de finale dimanche en fin d'après-midi, et il opposera Nantes, deuxième du championnat, à Chambéry, le tenant du titre.

Le programme des huitièmes de finale

Vendredi 31 janvier Créteil (Starligue) - Billère (Proligue) à 20h30 GFC Ajaccio (N1) - Paris Saint-Germain (Starligue) à 20h30 (en direct sur France 3 Via Stella) Cherbourg (Proligue) - Ivry (Starligue) à 20h30 Samedi 1er février Aix (Starligue) - Nîmes (Starligue) à 18h30 Montpellier (Starligue) - Sélestat (Proligue) à 19h Tremblay (Starligue) - Chartres (Starligue) à 19h Saint-Raphaël (Starligue) - Dunkerque (Starligue) à 20h00 Dimanche 2 février Nantes (Starligue) - Chambéry (Starligue) à 17h00

Mickaël Georgeault

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France

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Jeu. 25 Juil.

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cochonne
cochonne
4 années il y a

Bonjour
Moi aussi j'aime beaucoup cette équipe cette saison qui est en parfaite osmose.
Une belle dynamique comme celle-ci donne forcément de l'envie et de la motivation d'aller voir plus haut
Maintenant, une équipe comme celle-ci ou l'alchimie est parfaite entre des joueurs de tous bords et de tous âges reste exceptionnelle et ne dure pas plus d'une année ou deux le temps que les anciens mettent fin à leur carrière et que les jeunes soient recrutés par des clubs plus huppés.
Ensuite pour remplacer tout ce monde il faut un budget conséquent, car la chance du recruteur ne passe pas tous les ans.
A défaut, le carrosse redevient citrouille et cendrillon retourne à son ménage les fesses rouges.
S'il faut un exemple on peut prendre Sélestat et son équipe des saisons 2011-2013 qui défiaient à chaque match la logique établie, puis la folie des grandeurs (et les erreurs d'un recrutement à l'emporte pièce) lors de la funeste saison 2014-2015, un timide rebond en 2016 et depuis la dégringolade car tout le monde a fini de rêver, les glorieux ambitieux se retirent et au final il reste une coquille à moitié vide et de la déception plus souvent qu'il n'en faudrait.
Nicolas Tricon tient un discours censé, mais si le club n'a pas au grand minimum 3 millions de budget ce n'est même pas la peine d'espérer, l'issue ne peut être que fatale à court terme.

Galliano
Galliano
4 années il y a

Tu as raison cochonne, il ne faut pas que ces bonnes perfs ne soient qu’un feu de paille, pour durer malheureusement il ne faut pas que des compétences et des bonnes volontés, le budget reste le cœur du problème.
Je suis ok avec toi, 3 millions semble le minimum, Istres survit plus ou moins bien avec 2,4 millions obligeant à un recrutement modeste.

chantereyne
chantereyne
4 années il y a

La JSC méritait bien cette article et ce coup de projecteur , Actuellement devant CESSON , MASSY , NANCY , SARAN qui l'eu cru en septembre . la période est très favorable et il faut en profiter . Le titre est tout a fait juste et correspond bien a la mentalité locale . grandir sans precipitation et ne pas s'enflammer . Cependant et je vous rejoint totalement sur le fond . Pour entretenir cette belle dynamique et voir plus loin , des finances , il va falloir trouver sous peine de stagner et régresser . En attendant l'objectif reste les plays off et un podium . Le prolongement de contrat de GUNKO est une très bonne nouvelle et un signe fort pour les autres joueurs . Le president FEREY et toute son équipe font du très bon boulot et j'ai confiance en eux pour poursuivre cette belle période cherbourgeoise .

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