D2F

Le sort du championnat entre les mains du ministère

En D2F, les clubs veulent continuer de jouer.

Saint-Maur, comme une majorité des clubs de D2F, plaide pour un maintien du championnat.

Jouer ou ne pas jouer ? Depuis l’annonce du confinement, la D2F ne sait pas toujours si elle doit désormais rester confiner, comme le monde sportif amateur, ou poursuivre ses activités, comme les championnats professionnels. Le ministère des Sports doit trancher en début de semaine.

La deuxième division féminine (D2F) nage en eau saumâtre. Dans une zone bien marécageuse où professionnelles et amatrices partagent le même parquet. La question qui a animé les présidents des clubs cette semaine a été la même que dans d’autres disciplines : “Doit-on continuer à jouer ?” Après une réunion, tenue ce jeudi, ils étaient majoritairement favorables à une poursuite d’activité. La fédération française de handball (FFHB) a validé la décision et l’a remise au ministère des Sports. Il tranchera. Selon nos informations, une réponse est attendue mardi. Pour ce premier week-end de confinement, toutes les rencontres ont été annulées.

Après l’élargissement du couvre-feu, la FFHB avait mis la D2F dans le même panier que les championnats professionnels, avait autorisé sa poursuite et donc permis de délivrer des dérogations pour les joueuses. Malgré la contrainte, les équipes ont maintenu les entraînements et les matchs. “On a eu la chance que ça tombe pendant les vacances et on a pu avancer les horaires d’entraînement, avoue Rémi Samson, l’entraîneur de Saint-Maur (club VAP), leader de la poule 1. Mais on a quand même dû se priver de filles qui travaillent et on a réduit les séances.” Mais suite aux nouvelles mesures de confinement, la situation est différente. Lors de sa dernière communication, la FFHB a annoncé le maintien de la Ligue Butagaz Energie, mais sans évoquer le cas de la D2F..


Un seul match disputé et des entraînements… sur piste !

Si reprise il y a, les clubs de D2F devront se plier à un protocole sanitaire strict, qui n’était pas encore en place pour tout le monde. “On  faisait régulièrement des tests mais pas toutes les semaines. On a réussi à trouver une solution, même si c’est difficile quand les laboratoires sont débordés, avoue Rémi Samson. Les sportifs ne sont pas prioritaires par rapport à des cas contact ou des cas avérés. On essaie d’être aimable à chaque test et garder le contact pour développer des solutions.”  Il serait le même que celui appliqué à la Ligue Butagaz Energie depuis le début de saison. Des tests toutes les semaines et des rencontres à huis clos.

Mais certains clubs doivent aussi gérer d’autres paramètres : la contrainte de l’ouverture de leurs gymnases. Et il existe des disparités importantes à travers la France. Elle a déjà compliqué le début de saison de l’AS Cannes-Mandelieu (Poule 2) notamment. Avec une salle fermée par arrêté préfectoral les Azuréennes n’ont joué qu’un seul match de championnat en trois semaines et passé le reste de leur temps à s’entraîner sur la piste en extérieur. Vaulx-en-Velin, dans la même poule, est dans la même situation. “On a même joué au hand sur la piste parce qu’on n’en pouvait plus de courir, ironise Camille Jacinto, l’ailière droite cannoise. Ça fait deux semaines qu’on a repris en salle”.

A l’inverse, l’équipe première de Bouillargues (Poule 2) est autorisée à jouer et à s’entraîner malgré la fermeture officielle décidée par la ville. L’entraîneur de la Stella Saint-Maur aimerait que cette disparité cesse. “On aimerait une décision forte de l’Etat à ce sujet qui permettent à tous les clubs de la division, d’ouvrir les gymnases, explique-t-il. Pour l’instant, c’est au bon vouloir des maires et des préfets.”

Dans le cas où le championnat de reprendrait pas, les joueuses professionnelles bénéficieront du chômage partiel. “Mais ce n’est pas l’esprit qu’on voulu montrer les clubs, indique-t-on à la FFHB. Ils ont envie de jouer.” 

La coupe de France, uniquement entre clubs de Ligue Butagaz Energie

Pour l’instant, la Poule 2 a été la plus affectée par les reports. Cannes et Lyon ont un seul match au compteur, Bouillargues seulement deux tandis que Celles-sur-Belle a réussi à tout jouer. Dans l’autre poule, toutes les équipes comptent au moins trois matchs, la Rochelle et Sambre étant passés à travers les gouttes. Le bilan est maigre et la FFHB devrait officialiser dans les semaines à venir, une nouvelle formule de Coupe de France, sans y convier les clubs de D2. Un poids en moins à supporter.

Maxime Cohen

(Photos ASUL, Sambre Avesnois)

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